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patreon


-Chapitre 109-

-Chapitre 109-

-POV Aemon Targaryen-

J’ai tourné la tête vers la porte puis j’ai dit : « Qui est-ce ? »

« Maria, votre altesse », dit ma servante personnelle.

« Entre », dis-je en regardant la jeune femme.

J’ai souri puis j’ai demandé à Maria en regardant son petit chariot plein de bonnes choses :

« Alors, qu’as-tu pour moi aujourd’hui ? »

« Une salade de fruits des bois : myrtilles, fraises, framboises », dit Maria.

« Hmm, pas mal, mais tu sais que j’aime la viande », dis-je, peu intéressé par les fruits.

‘Avec ma constitution actuelle, j’ai le pouvoir de manger tout ce que je veux étant donné que mon métabolisme était lui aussi amélioré’, pensai-je.

« Du jambon fumé et le meilleur saucisson du boucher Hugh », dit Maria.

« Hmm, pas mal », dis-je en humant le saucisson.

« Et ce n’est pas tout : les pêcheurs ont écouté vos instructions et ont tenu à vous offrir les meilleures pièces de saumon fumé qu’ils avaient », dit-elle.

« Tout a été déjà goûté ? » ai-je demandé.

« Oui, plusieurs fois, à plusieurs endroits différents », dit Maria.

« Merci, ma chère », dis-je.

« Autre chose ? » ai-je demandé en voyant qu’elle restait là où elle était.

Elle a hoché la tête puis elle a dit, en me tendant plusieurs lettres : « Voici les lettres que l’intendant m’a ordonné de vous transmettre. »

« Merci, tu peux disposer », dis-je.

Alors qu’elle allait franchir la porte en laissant le chariot derrière elle, j’ai dit : « Rapporte-moi de l’encre et du papier quand tu reviendras chercher le chariot. Je n’ai pas envie de quitter ma chambre aujourd’hui. »

Elle a rapidement hoché la tête, ses joues rougissant, et j’ai souri en la voyant sortir rapidement de la chambre.

Laena a secoué la tête et a dit : « Pourquoi la tortures-tu ainsi ? »

« Parce que c’est drôle et ce n’est pas méchant », dis-je en attrapant un couteau pour ouvrir la première lettre portant le sceau de la Maison Targaryen.

J’ai haussé un sourcil, me demandant qui pouvait bien m’écrire.

‘Daemon, Viserys ou bien Rhaenyra’, pensai-je, car bien que j’aie vu les deux hier, je savais pertinemment que Daemon n’avait aucune raison de m’écrire, étant donné qu’il me boudait encore une fois.

« Cher Cousin, je sais que vous êtes parti précipitamment, mais… bla bla bla… La Maison du Dragon devrait s’unir contre les… bla bla bla… et c’est pourquoi je propose une alliance entre ma fille, l’héritière du trône après moi, Alysanne… bla bla bla… comme fiancée pour votre fils et héritier… bla bla bla… Je suis sûr que vous saurez faire le bon choix dans l’intérêt de notre Maison malgré les brèves tensions entre nous… bla bla bla… signée Rhaenyra Targaryen, héritière… Bref, de la merde. »

« Tu es méchant », dit Laena en roulant des yeux.

« Je suis méchant ? » ai-je demandé, riant, vraiment amusé.

« Elle te propose sa fille pour Viserys en sachant parfaitement qu’il y a peu d’amour entre vous et tu la rejettes comme si elle t’avait proposé la dernière putain de la capitale », dit Laena, les yeux plissés.

J’ai soupiré, ne voulant pas me quereller à propos de son frère, mais j’ai quand même murmuré :

« Personnellement, je vois très peu de différences. »

« La grande différence, c’est que tu parles de la fille de mon frère, Aemon », dit-elle, agacée.

« Eh bien, on dirait bien que finalement je vais devoir quitter cette chambre plus rapidement que prévu », dis-je en roulant des yeux.

« Je suis très sérieuse », dit Laena en se redressant et en s’éloignant de moi.

J’ai haussé un sourcil, voyant la façon dont elle se comportait, et j’ai dit :

« Laena, si tu n’avais pas vu la fille de Rhaenyra, j’aurais pu passer cette soudaine poussée de naïveté en le mettant sur ta confiance aveugle en ta croyance que tes parents et ton frère ne te mentiraient pas. Mais TU l’as VU. »

Laena a froncé les sourcils puis m’a demandé, faisant mine de ne pas comprendre :

« Et donc ? »

J’ai secoué la tête et je lui ai demandé : « Tu vas faire semblant, comme tout le reste du royaume, qu’il n’y a aucun problème avec les yeux de cette fille ? »

« Sais-tu combien d’enfants ont les yeux différents de leurs parents ? », dit-elle.

« C’est pathétique que tu puisses encore défendre Rhaenyra alors que TU sais comment est TON frère. Tu penses certainement que je n’ai pas compris ce que ton frère préférait réellement pour le… souper », dis-je en la regardant tout en ajoutant :

« Tu penses que personne n’a compris la raison de son attachement aussi profond à son très cher ami, Ser Joffrey Lonmouth ? »

« Si tu en étais aussi persuadé, pourquoi n’as-tu jamais rien dit ? Rhaenyra se ferait évincer aussi rapidement qu’elle a été intronisée. Ta parole a du poids, la parole du Prince de Runestone a du poids. De toute façon, c’est tout ce que tu attends pour que tu puisses mettre ta marionnette au pouvoir », dit Laena, cherchant simplement à détourner mon attention du véritable problème.

‘Elle sait très bien pourquoi je n’ai rien dit, mais surtout ce n’est pas le moment. Une fois qu’elle mettra au monde ces petits garçons, on pourra y penser’, pensai-je.

« Je n’ai jamais rien dit parce que des gens comme toi existent. Si même toi, tu te voiles la face face à moi dans un cadre privé où personne ne peut nous entendre, tu penses que le roi restera sans voix lorsque je traiterai sa fille et héritière de putain devant le reste du royaume ? », dis-je en me souvenant que, dans l’histoire originale, Vaemond Velaryon et ses fils avaient eu un sort bien triste pour avoir dit la vérité.

‘Bien que si on en arrive là, le sort sera… différent’, me dis-je intérieurement, n’ayant aucune peur de l’avenir.

Laena est restée sans voix et j’ai haussé les sourcils avant de dire : « C’est bien ce que je pensais. »

Je me suis rassis, agacé de repenser à cela, puis j’ai ouvert la seconde lettre.

« C’est moi qui ai donné l’idée à Rhaenyra d’appeler sa fille Alysanne », dit Laena après quelques secondes.

« Je sais », dis-je avant de me corriger en ajoutant : « Du moins, je m’en doutais. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui savaient que je souhaitais appeler ma fille ainsi. »

« J’étais certaine que je te donnerais un fils, alors je lui ai donné l’idée. Je pensais que cela pourrait vous rapprocher, car elle aurait pu être notre belle-fille », dit-elle, reconnaissant également qu’elle était l’une des têtes pensantes de cette alliance matrimoniale.

‘De toute façon, j’ai déjà d’autres plans pour Viserys’, pensai-je en lisant le message de Robar sans rien dire.

---

À Votre Altesse,

J’ai l’honneur de vous écrire, bien que les mots ne soient pas ma meilleure arme.

Sachez que mes hommes et moi avons repéré un convoi de chevaliers en armures portant les couleurs de la Maison Redfort.

Une belle prise, en vérité, mais j’ai retenu mes crocs, craignant de mordre la main de votre oncle, le Gardien du Val, ou de ses hommes, car j’ai pu apercevoir de nombreux étendards de la Maison Arryn.

Devrions-nous rester les bras croisés à l’avenir ou bien devons-nous faire comme bon nous semble et montrer à ces chevaliers andals ce qu’il en coûte de manquer de respect au dragon ?

Je n’ai guère l’habitude d’épargner des proies sans bonne raison, mais par respect pour vous et votre cause, je préfère vous demander.

J’attends vos ordres, et soyez assuré que, quoi qu’il en soit, mon clan reste fidèle à votre nom.

Robar Hawkeye, Chef des Fils du Dragon

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‘C’est quoi cette histoire ? Est-ce que c’est une ruse qu’ils ont mise en place pour ne plus être attaqués par les montagnards ?’, me suis-je demandé en ouvrant la troisième lettre.

‘Une d’Arnold, justement’, pensai-je en commençant à la lire tout en répondant à Laena.

« Tu ne pouvais pas savoir qu’elle donnerait ce nom à une bâtarde », dis-je, distrait par le contenu de cette lettre.

« Je… »

« Putain !!! », m’exclamai-je en terminant la troisième lettre.

« Ouin… ouin… ouin… »

« Tu viens de le réveiller », dit Laena, fulminant silencieusement.

« Pardon », dis-je, toujours distrait, serrant furieusement la lettre d’Arnold.

‘C’est comme ça que tu veux la jouer’, pensai-je, voulant arracher la tête de mon oncle.

« Qu’est-ce qu’il y a ? », me demanda Laena en voyant que je n’étais pas avec elle.

« Ça », dis-je sur un ton pointu, mais surtout frustré.

« Mon abruti d’oncle a accepté la reddition des Corbray, des Redfort ainsi que de tous leurs vassaux », dis-je.

« Tu n’as qu’à lui ordonner de se rétracter », dit Laena.

J’ai secoué la tête et j’ai dit : « L’imbécile a accepté leurs redditions et s’est marié avec la putain de Jeyne. »

Laena, qui avait réussi à calmer Viserys, le déposa sur le lit puis tendit la main pour que je lui donne la lettre afin qu’elle puisse lire le ramassis de conneries qui y était écrit.

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Cher Neveu,

C’est avec une grande joie que je t’écris pour t’annoncer que j’ai reçu les lettres de reddition de nos vassaux.

Les maisons Corbray et Redfort ont finalement décidé de plier le genou.

En preuve de leur soumission, elles m’ont offert quelques terres, une somme d’or non négligeable et, pour couronner le tout, la main de Jessamyn Redfort.

Je suis cependant attristé que tu ne puisses assister à mon mariage.

J’espère que tu te portes bien et que tout prospère à Runestone sous ta gouvernance.

Avec toute mon affection,

Ton oncle,
Arnold Arryn, Seigneur des Eyriés, Suzerain et Gardien du Val


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