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-Chapitre 69-

-Chapitre 69-

-POV Raymund Connington-

J’ai souri en entendant le cor de notre armée à l’arrière car cela voulait dire que le plan que Ronnet et moi avions mis au point s’était déroulé parfaitement.

‘Maintenant que les troupes Tully sont piégées elles seront rapidement détruites par nos forces combinées’ pensai-je.

« Ne prenez pas un air aussi morose Ser Kevan » dis-je en regardant le frère de la Main du Roi qui n’avait pas l’air aussi content de cette victoire que moi.

« Je n’étais pas au courant du fait que vous ayez fait appel à l’armée de votre frère. »

« Mon frère et moi avons mis au point cette idée pour induire en erreur les vassaux des Tully et les éliminer en une seule fois » dis-je en essayant d’abaisser légèrement ma posture car même si j’étais le commandant en chef, Kevan Lannister contrôlait la majeure partie de notre armée et je ne voulais pas me le mettre à dos.

Il ne dit rien, faisant mine de se concentrer sur le champ de bataille alors j’ai ajouté :

« Veuillez me pardonner de ne pas avoir fait preuve de totale transparence mais moins de gens étaient au courant, moins de risques nous avions que l’ennemi apprenne notre stratagème. »

« Je comprends tout à fait, j’aurais simplement aimé être au courant de cette stratégie. »

« Parfait » dis-je avant de regarder les soldats chargés de faire sonner les tambours de guerre.

« Faites sonner une charge totale, nous allons couper définitivement toute voie d’évacuation aux Tully. C’est aujourd’hui que prend fin le règne de ces traîtres » dis-je en faisant signe à mes hommes de se repositionner à l’arrière pour nous protéger moi ainsi que Kevan qui observait le champ de bataille avec attention.

‘Trop d’attention pour quelqu’un qui vient de gagner’ pensai-je trouvant cette soudaine concentration étrange.

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-POV Kevan Lannister-

En entendant le cor de la Maison Connington sonner, mon cœur a bondi dans ma poitrine.

La première chose qui m’est passée par la tête était que si les troupes de la Maison Connington résonnaient si proches, c’était sans doute parce qu’elles avaient appris que nous essayions de les doubler et venaient nous le faire payer.

‘Heureusement que Genna a pu envoyer un message à cet incapable de Walder Frey pour qu’il fasse venir son armée prête à attaquer une fois que Lancel donnera le signal’ pensai-je en regardant mon fils de loin assis sur son cheval et commandant nos troupes.

‘Il aurait fait un excellent chevalier s’il n’était pas perpétuellement ébloui par l’éclat de Jaime et ne s’était pas laissé domestiquer par Cersei et Tyrion.’

Bien que nous les acculions depuis le départ de cette bataille, Raymund a à chaque fois décidé de les laisser reformer leurs troupes.

‘Bien que nous ayons encore plus de 15 000 soldats et qu’il n’en ait pas plus de 11 000, nous faisons traîner une bataille que nous aurions dû gagner depuis longtemps.’

Ce choix étrange m’a mis sur mes gardes, raison pour laquelle j’ai envoyé Lancel loin de nous.

‘Si quelque chose devait m’arriver, au moins il serait sain et sauf’, me dis-je tout en serrant les rênes de mon cheval, me retenant de donner un puissant coup de talon pour fuir l’étau dans lequel j’étais pris au piège.

‘Plus le temps passait, plus l’appréhension que je ressentais se renforçait. Bien que Raymund n’ait pas bronché et ait plutôt l’air sincère, quelque chose m’embêtait. Tout s’emboîtait trop parfaitement, j’avais l’impression que quelqu’un prévoyait tous nos coups et les contrait en douceur.’

‘Tellement en douceur que nous ne sentirions rien jusqu’au moment où…’

Mes pensées se sont brisées car j’ai ressenti le sol gronder et j’ai aperçu des milliers de cavaliers apparaître et se rapprocher de nous à une allure rapide.

Tandis que j’observais les bannières, quelque chose m’a fait peur, un petit détail que beaucoup ne remarqueraient pas mais qui m’a glacé le sang.

‘Pourquoi ces cavaliers portent-ils des surcots des Maisons Fell, Buckler, Morrigen et Grandison ?’

Mon cœur s’est accéléré en les voyant se séparer pour passer sur nos flancs, nous dépasser et puis se reformer en une formation de flèche parfaite pour perforer et enfoncer les troupes ennemies.

‘Non, Lancel…’

J’ai immédiatement attrapé mon épée et avant même que je ne puisse faire quoi que ce soit, une épée s’est posée sur mon cou par-derrière.

Un chevalier noir généralement silencieux accompagnant Raymund Connington s’était glissé derrière moi et me dit doucement sur un ton indifférent qui m’a glacé le sang :

« Je vous conseille de ne pas toucher à votre épée si vous espérez garder votre tête sur vos épaules. »

« Que signifie ceci ? » dis-je furieux en m’adressant au jeune Connington sans le regarder car je ne pouvais pas bouger la tête et j’étais forcé de regarder les forces vassales de la Maison Connington enfoncer mes troupes par l’arrière.

« RÉPONDEZ CONNINGTON » ai-je hurlé en jetant un regard du coin de l’œil au jeune homme qui regardait avec choc mes troupes non préparées se faire décimer par les forces vassales de sa Maison.

‘Il n’était même pas au courant. Son frère l’a utilisé pour me piéger, non, son frère l’a utilisé pour tous nous piéger’, pensai-je.

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-POV Raymund Connington-

-Début du Flash-Back-

« Ce plan est parfait mais tu vas devoir changer quelques petites choses dans celui-ci, une fois que tu arriveras à Harrenhal, tu devras laisser nos troupes derrière », dit Ronnet une fois que j’eus fini de lui exposer mon plan pour conquérir rapidement les Riverlands.

« Pourquoi ? » demandai-je, confus de la nécessité de me priver d’une aussi grande quantité de soldats.

« Nous devons faire semblant d’avoir peur qu’ils ne nous prennent Harrenhal », dit Ronnet.

« Une fois que ce sera fait, nous n’aurons plus qu’environ 30 000 soldats au mieux », dis-je en fronçant les sourcils, pas d’accord avec mon frère.

« Une armée entraînée qui pourra résister voire gagner jusqu’à l’arrivée », dit Ronnet.

J’allais rétorquer quand j’ai compris : « Tu veux nous utiliser comme appâts. »

« J’utilise les Lannister comme appât, nuance », dit-il en posant une main sur mon épaule.

« Ce sont nos alliés », dis-je.

« Nous ne pouvons pas faire confiance aux Lannister, ils ne se préoccupent que d’une chose : eux-mêmes. Alors nous ferons pareil », dit Ronnet en parlant des Lannister presque comme s’ils étaient nos ennemis.

J’ai roulé des yeux, peu enclin à servir d’appât, mais j’ai rapidement compris qu’il avait raison.

‘Nous perdrions moins d’hommes et nous offrirons la victoire au Roi. Nous étions gagnants sur tous les points’, pensai-je.

« J’accepte », dis-je, déterminé.

‘J’ai toujours cherché à le rendre fier de moi et à prouver ma valeur tout comme lui. C’est l’occasion’, me dis-je en refoulant l’anxiété qui menaçait de m’étouffer.

Ronnet sourit doucement avant de prendre un air solennel, un air qu’il ne prenait pas souvent.

« J’ai confiance en toi, mon frère. Bien que tu sois un appât, tu es mon frère et au moment voulu, tu feras tes preuves en tant que griffon de la Maison Connington… je sais que tu me rendras fier le moment venu », dit-il en me serrant dans ses bras.

« Je le ferai, sois-en certain », dis-je en le serrant plus fort.

« Je sais que tu le feras », répéta-t-il plusieurs fois.

-Fin du Flash-Back-

‘Tu es un putain d’enfoiré, mais qu’est-ce que tu es malin’, pensai-je, comprenant maintenant tout.

J’ai tourné la tête vers Kevan Lannister et bien que je ne savais encore pourquoi mon frère avait décidé de tourner le dos aux Lannister, l’armée de Gregor Clegane avait déjà dû être détruite, donc les hostilités avaient commencé et je devais porter un coup fatal aux Lannister en ce moment même.

« SOLDATS, ÉCOUTEZ-MOI. LA MAISON LANNISTER S’EST RENDUE COUPABLE DE HAUTE TRAHISON. FAITES VOTRE DEVOIR ET EXÉCUTEZ CHACUN DE CES TRAÎTRES. »

« OUI, COMMANDANT », crièrent les soldats en avançant en formation ordonnée, ne cherchant pas à savoir si je disais la vérité ou non.

‘Je comprends pourquoi il m’a demandé de ne prendre que 2 000 des hommes qui m’étaient les plus fidèles et non des hommes fidèles à la couronne’ pensai-je en regardant mes soldats avancer rapidement.

« Attachez-le et mettez-le sous bonne garde » dis-je à un de mes lieutenants.

Ce dernier prit dix hommes, désarma et lia Kevan Lannister tandis qu’au trot je suivais mes hommes, donnant par moments des indications supplémentaires afin d’empêcher que les lignes décimées de l’armée de la Maison Lannister ne puissent se reformer après la charge des vassaux de mon frère.

Comments

il fait confiance à personne d'autre que lui

Ghostrider0002

Du petit lait, cet enflure fait même pas confiance a son frère xD

Benoît Valtin


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