-Chapitre 61-
Added 2024-08-31 11:59:46 +0000 UTC-Chapitre 61-
-POV Cersei Connington-
J'ai poussé un soupir de soulagement en voyant Tommen se faire battre par Ronald, qui avait de moins en moins de mal à le vaincre grâce aux transfusions de Ronnet.
Après avoir battu Tommen cinq fois sans qu'il ne puisse rien faire, Ronald a été envoyé s'entraîner avec des chevaliers de l'Ordre du Griffon Écarlate. Comme un faucon, son attention ne se détournait jamais de Tommen, cherchant véritablement à l'aider à s'améliorer.
Il était prévenant avec lui, et même si je me sentais coupable de lui cacher les transfusions que je donnais à Tommen dans son dos, j'avais plus peur de me faire attraper qu'autre chose, car je savais qu'il entrerait dans une véritable colère noire.
‘Même avec nos enfants, je ne suis pas sûre qu'il puisse m'épargner.’
Heureusement, Tommen ne sait pas que le "médicament d'Extrême-Orient" qu'il doit cacher à tous est en réalité le sang de Ronnet. Sinon, Ronnet comprendrait tout de suite ce que je lui cache.
Après une demi-heure à observer Tommen se faire malmener, j'ai finalement fait signe à Ronnet de libérer Tommen car je n'en pouvais plus. J'avais peur qu'à tout moment, il ne remarque quelque chose dans l'attitude, l'endurance, la force ou même la vitesse de réaction de mon petit lion.
J'ai mis fin à l'entraînement, puis j'ai erré dans le Donjon Rouge à la recherche d'une solution.
Certes, je voulais que Tommen ne suive pas le même chemin que Joffrey, mais que ce soit Euron Greyjoy, le roi du Nord et des Riverlands, Robb Stark, la Reine des Dragons ou même l'ambition débordante de Ronnet, j'avais peur de tout, et ce, à tout moment.
« Votre Altesse, » dit le capitaine de la garde de mon père, Vylarr, qui m'avait accompagnée pendant de nombreuses années.
J'ai subtilement relevé la tête, signe qu'il avait mon attention, et il a dit :
« Votre père, la Main, souhaite vous voir pour vous parler en personne. »
« À quel sujet ? » ai-je demandé.
« Il ne m'en a pas fait part, mais il m'a dit de vous dire que c'était de la plus haute importance, » répondit Vylarr.
J'ai froncé les sourcils d'incompréhension avant de finalement pousser un soupir et de le suivre, tout en me demandant, agacée, ce que mon père pouvait encore vouloir de moi.
‘Je lui ai donné tout ce qu'il a toujours voulu, il pourrait s'estimer heureux et arrêter de respirer dans mon cou à chaque moment.’
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Après quelques minutes, nous sommes finalement arrivés dans la tour de la Main, et Vylarr a toqué à la porte. La voix de mon père, toujours aussi imposante et autoritaire malgré les années, s'est fait entendre de l'autre côté de la porte : « Entrez. »
Vylarr a ouvert la porte, s'est écarté, puis l'a refermée derrière moi.
En entrant, je me suis forcée à ne pas froncer les sourcils devant l'apparence du meurtrier de ma mère, me remémorant les mots de Ronnet et pensant à mes enfants. Bien que ce fût difficile, je n'ai pas eu de mauvaises réactions ni les remarques sarcastiques habituelles à son égard.
« Tes disputes avec ton mari doivent vraiment être terribles pour que tu n'aies même pas envie de m'insulter en m'apercevant. »
‘C'est lui qui l'a cherché.’
« C'est sûrement la première fois que je te vois levé aussi tôt. Les putains aussi se sont finalement aperçues du monstre immonde que tu es. »
« Ça, c'est ma sœur, » dit-il en levant la coupe de vin qu'il engloutit d'une seule traite avant de se resservir et de recommencer.
‘Où va tout ce vin ?’ pensai-je, avant de regarder mon père, qui n'avait pas dit un mot depuis le début mais fixait quelque chose sur la table.
Je me suis intéressée à l'objet et, quand j'ai finalement compris ce qu'était l'objet—enfin, non, ce qu'il contenait—mon cœur a sauté dans ma poitrine.
« Où est-ce que vous avez trouvé cela ? »
Tyrion se moqua de moi en disant : « Un médicament d'Extrême-Orient, Cersei ? Est-ce que tu penses que nous sommes tous assez idiots pour tomber dans ce piège ? »
« C'était toi, n'est-ce pas ? Bien sûr que c'était toi, c'est toujours toi de toute façon, » dis-je en serrant les dents de frustration.
« Donc tu étais au courant de ce qu'était cette chose et tu nous l'as cachée à tous sciemment, » dit Père.
« Je ne croyais pas que c'était important, » dis-je rapidement, sans réfléchir.
Père sourit légèrement, de manière méprisante, l'air véritablement amusé par mes paroles, et cela me choqua, car je pouvais compter les fois où cela s'était produit depuis la mort de notre mère.
« Cersei, passons le fait que tu penses que je suis idiot, mais penses-tu que ton mari l'est ? » dit Père en me regardant droit dans les yeux, toute expression ayant désormais quitté son visage.
« Quel est le rapport ? » ai-je demandé, priant en moi-même pour qu'ils n'aient pas compris.
« Le rapport, c'est que j'ai appris que tu t'es disputée avec ton mari, Cersei, le jour où il a amené son fils chez Qyburn. Comme par hasard, maintenant, ce dernier est devenu une bête avec une épée, il se débrouille même contre des chevaliers expérimentés. Et quelques jours plus tard, Tommen a été aperçu tard le soir dans les appartements de Qyburn, » dit Tyrion.
J'ai maudit le nain d'innombrables fois dans mon esprit avant de finalement pousser un soupir.
« J'imagine qu'il ne veut pas que la formule de cette mixture se répande, mais… »
« Ce n'est pas le produit fini. »