-Chapitre 59-
Added 2024-08-28 17:30:38 +0000 UTC-Chapitre 59-
-POV Tommen Baratheon-
Cela faisait une semaine depuis le départ de Dame Margaery, et je ressentais un profond sentiment de manque mêlé à une impuissance exaspérante.
Les petites discussions que nous avions me donnaient du courage pour affronter les réunions barbantes et les intrigues des nobles de la cour, mais maintenant qu’elle avait été renvoyée par Ronnet, je ressentais un vide qui ne pouvait être comblé que par la présence de Margaery.
‘Est-ce cela que l’on ressent lorsque l’on tombe amoureux ?’ pensai-je.
Un coup de bâton me frappa dans le dos, et j’entendis la voix de mon professeur dire :
« Ne te relâche pas et frappe ce mannequin comme je te l’ai appris. »
« Pourquoi ? » demandai-je, dans un état second, luttant pour me maîtriser.
« Pour savoir te défendre. Je pensais que nous étions d’accord sur ce point, » dit-il en me regardant de manière hautaine.
« Nous ne sommes pas d’accord sur ce point, et nous ne sommes pas d’accord sur grand-chose. Vous m’ordonnez et je suis censé obéir. Vous dressez un petit chien, mais je ne suis pas votre petit chien, je suis le… ROI ! » lui dis-je en hurlant assez fort pour que tous puissent m’entendre.
Contrairement à ce que je pensais, Ronnet ne dit rien de plus et hocha simplement la tête avant de me faire signe que je pouvais partir.
Surpris par la facilité avec laquelle il m’avait obéi, j’ai voulu m’excuser pour m’être emporté aussi violemment, mais en croisant son regard glacial, j’ai pris peur et me suis enfui sans demander mon reste, laissant Ronald avec son père dans la cour d’entraînement.
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-POV Ronnet Connington-
‘Je savais qu’elle avait planté ses griffes profondément en lui, mais je n’imaginais pas qu’elle était allée aussi loin. Je vais devoir me méfier de lui ainsi que de Tywin. Ils pourraient essayer de me destituer,’ pensai-je.
« Ce n’est pas contre toi. Le départ de Dame Margaery l’a beaucoup peiné, » dit Ronald.
« Je vois ça, mais ce n’est pas une excuse pour un tel comportement. Je saurai m’en souvenir, » dis-je avant de pousser mon fils à reprendre son entraînement, ce qu’il fit sans attendre.
‘Je vais devoir commencer à transfuser mon sang à Ronald. Étant donné que je suis son père, cela pourrait peut-être lui apporter plus d’avantages qu’à Cersei,’ pensai-je.
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-4 heures plus tard-
J’ai souri en prenant Joanna dans mes bras, tandis que Cersei, sur le côté, allaitait notre fils Rodrik, que j’avais nommé en l’honneur de mon propre bras droit, Rodrik, un marque de respect qui l’avait profondément honoré. Et j’ai dit, en tenant délicatement ma petite fille, si belle et si fragile du haut de ses 3 lunes :
« Alors, est-ce que tu vas m’expliquer ce que tu me reproches, ou va-t-il falloir que je te tire les vers du nez ? »
Elle resta silencieuse quelques secondes avant de finalement dire : « J’ai appris de la bouche de Qyburn que tu comptais commencer les transfusions sur Ronald. »
J’ai hoché la tête, ne voyant pas le mal, et sous son regard insistant, j’ai finalement compris ce qu’elle voulait vraiment savoir.
« Oh, tu t’étonnes que je ne fasse pas de même pour ton fils. »
« Notre fils, » dit-elle, cette fois véritablement furieuse, car renier son fils revenait en quelque sorte à renier notre propre mariage.
‘Bien que Tommen reste son fils, il est à la limite mon beau-fils,’ pensai-je.
Je me suis abstenu de la contredire pour ne pas déclencher une dispute entre nous, puis j’ai dit en détournant les yeux de ma femme pour me concentrer sur les orbes bleus de ma fille, similaires à un étang gelé, qui me fixaient curieusement :
« Je décide de l’utilisation de mon propre sang. »
« Un seul corps, une seule chair, une seule âme, tu l’as juré, » dit Cersei, refusant de se laisser réduire au silence.
Voyant qu’elle était déterminée à connaître la véritable raison de l’exclusion de Tommen des transfusions sanguines, j’ai finalement dit :
« J’aime beaucoup Tommen, mais il a un complexe d’infériorité qui le rend dangereux. Je ne veux pas accroître le niveau de menace qu’il représente pour moi et pour la Maison Connington en le rendant comme moi. »
Je vis que mes paroles avaient probablement blessé Cersei, mais c’était la vérité. La domination que je tirais, en dehors de la puissance militaire et de l’immense richesse que je possédais, venait de mon invincibilité.
Si je perdais cela, je redeviendrais un seigneur soumis au Trône de Fer comme tous les autres.
‘Bien que je ne sache pas encore si une personne peut réellement atteindre la même hauteur que moi avec mon propre sang, je ne prendrai pas ce risque,’ pensai-je.
« Tu as pris ta décision ? » dit Cersei, cette fois sur un ton indifférent. J’ai hoché la tête avant qu’elle ne se détourne de moi sans rien dire, continuant à donner le sein à Rodrik.
Je pouvais clairement ressentir sa fureur et les rouages tourner dans son esprit, mais au final, elle ne pouvait rien faire, et elle le savait parfaitement.