-Chapitre 177-
Added 2024-07-14 11:58:33 +0000 UTCSalut tout le monde,
Je vous fais juste une petite note avant que vous ne passiez au chapitre du jour pour vous informer que cela fait plusieurs jours que je suis malade et je suspecte d'avoir attrapé le Covid.
Je continuerai à faire de mon mieux pour sortir des chapitres régulièrement, mais cette nuit j'avais de la fièvre et de gros maux de tête, je n'avais pratiquement pas la force d'écrire aujourd'hui.
Ghostrider0002
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-Chapitre 177-
-1er jour de la 11e lune de l’an 300 AC-
-Stepstones, île de Bloodstone, Fort de Bloodstone-
-POV Daenerys Targaryen-
« Vous êtes toujours sûre et certaine de vouloir cela ? » me demanda Yohn Royce, se tenant derrière moi et regardant la partie adverse menée par un homme portant l’insigne de la Main du roi.
‘Main de l’Empereur à présent’, me corrigeai-je mentalement.
J’ai hoché la tête, persuadée que c’était la meilleure solution pour tous. Je ne voulais plus faire souffrir qui que ce soit. J’ai libéré les esclaves de la Baie des Serfs pour leur offrir la liberté, pour qu’ils puissent en jouir ne serait-ce que quelques instants, pas pour qu’ils se fassent brûler par centaines de milliers sans même savoir pourquoi.
‘D’autant plus que je n’avais même pas commandité l’assassinat visant sa personne.’
Tant que je resterai "opposée" à ma famille, toutes les personnes voulant s’élever au-dessus de leur condition ou cherchant à regagner leurs terres perdues essaieront de se servir de moi pour parvenir à leurs fins, car je possède un dragon.
Bien que j’aimais énormément Ser Jorah, il était comme les autres, du moins au départ. Je ne doute pas de son affection pour moi à la fin, mais il était le plus bel exemple de ce qui caractérise tous mes vassaux à l’heure actuelle.
‘Du moins tous ceux que je n’ai pas libérés de leurs chaînes et qui ont choisi de me suivre de leur plein gré’, pensai-je en regardant Ver Gris et Missandeï à qui je devrais sûrement dire au revoir une fois la paix signée.
« Où est l’Empereur ? » demanda Tyrion Lannister, que j’avais fait ma Main sur les conseils de Benerro, Illyrio Mopatis.
« L’Empereur Aegon n’a pas fait le voyage avec nous, il viendra à dos de dragon avec le Prince Héritier Viserys. »
« Ce n’était pas ce que nous avions convenu. »
« Vous n’avez pas le pouvoir d’imposer des conditions à l’Empire, » dit Ser Barristan avant d’ajouter en me regardant et en inclinant légèrement la tête : « Ce sont les paroles de l’Empereur, je ne fais que vous les transmettre. »
J’ai hoché la tête d’un air absent, me résignant à mon propre sort car je savais qu’il devait sûrement avoir envie de me tuer.
‘La douleur de perdre Rhaego était tellement forte alors qu’il n’était même pas encore né. Je n’imagine pas ce que l’on ressent lorsqu’on voit son enfant passer à deux doigts de la mort.’
« En attendant l’arrivée de l’Empereur, nous pourrions profiter de ce temps pour nous présenter les uns aux autres, » dit Benjen Stark, l’oncle de l’Empereur et sa Main actuelle.
« Je me nomme Benjen Stark… »
« Un briseur de serment, » dit Edmure Tully avant de cracher par terre.
Benjen Stark a souri sans relever l’insulte qui lui avait été faite et dit :
« Alors nous sommes deux dans ce cas. »
Il s’est tourné vers mes autres accompagnants et a ajouté :
« Tout compte fait, nous sommes un peu plus que deux. »
« Si vous n’êtes pas capable de faire preuve de courtoisie, vous pouvez dès à présent partir, Tully. Est-ce clair ? » dis-je à l’homme que je n’aimais pas beaucoup, étant donné son appartenance à l’une des maisons qui a participé au renversement de la Maison Targaryen.
Ce dernier allait rétorquer quelque chose quand son oncle l’a foudroyé du regard et qu’il s’est tu d’un seul coup.
« J’imagine que vous me connaissez tous, mais je vais quand même me présenter. Je suis la Main de la Reine Daenerys ‘Stormborn’ de la Maison Targaryen, Briseuse de Chaînes, l’Inbrûlée et Mère des Dragons. »
« Mère d’un seul dragon en l’occurrence, » dit une vieille femme insolente que j’imaginais être la Vieille Reine des Épines.
‘Elle n’a pas l’air de beaucoup m’apprécier’, pensai-je, notant son aversion à peine voilée à mon égard.
« Les œufs qui ont éclos étaient tous à moi, » dis-je sur un ton ferme.
« Pas tous, » dit alors Tyrion, me rappelant que l’œuf de la Reine Bellegere était issu d’un autre endroit.
Le tour a alors continué et tous se sont rapidement présentés. Parmi le parti de mon neveu se trouvait Randyll Tarly, l’un des seigneurs les plus puissants du Reach, la vieille Olenna Tyrell, Benjen Stark, Robar Royce, Harrold Arryn, Joffrey Lannister, Monford Velaryon et, à ma grande surprise, Eddard Stark ainsi que Quentyn Martell.
J’avais entendu tellement de choses négatives à propos d’Eddard Stark que je ne pensais pas que mon neveu puisse réellement pardonner à son père adoptif.
Quant à Quentyn Martell, que je pensais mort depuis le Sac de Meereen, je ne savais pas trop quoi en penser.
‘C’est un homme, il a sûrement dû garder un très mauvais souvenir de mon rejet face à sa proposition de mariage. J’ai dû heurter son orgueil et, à en juger par l’expression de son visage, il n’est pas du tout heureux de revoir ses cousines et Ellaria,’ pensai-je en remarquant le regard venimeux qu’il leur lançait.
Une fois les présentations terminées de l’autre côté, ce fut à notre tour de nous présenter.
Avec moi pour participer à ces négociations de paix, j’avais amené Ellaria et ses belles-filles Obara, Nymeria et Tyene.
Je ne voulais pas amener la dernière, mais en apprenant par un messager que ses sœurs ont été emprisonnées à sa place et qu’elle était sûrement soumise à de la torture, Tyene a souhaité se rendre pour apaiser la colère de l’Empereur.
J’ai aussi amené Yohn Royce et son fils aîné Andar, Ser Brynden Tully et son neveu Edmure, ainsi que Ver Gris et Missandei.
J’aurais pu amener tellement plus de monde, mais je n’en voyais pas l’intérêt.
Je ne voulais pas qu’une dispute éclate, je voulais simplement que tout s’arrête.
Une fois que nous avons terminé les présentations, nous sommes tous retombés dans une sorte de silence tacite, ressemblant au calme avant la tempête. Plus le temps passait, plus je devenais inquiète.
J’avais peur que ce soit un stratagème pour que Viserys et lui trouvent Drogon, qui n’était pas loin, et le tuent pendant que nous étions ici distraits par cette farce.
J’allais partir, mais finalement le son que nous attendions tous a retenti.
RUGISSEMENT DE DRAGON
RUGISSEMENT DE DRAGON
Et ce n’étaient pas trois dragons comme je m’y attendais, mais deux, et deux dragons assez grands. Sûrement que la Grande Prêtresse a aussi fait un rituel pour faire grandir leurs dragons.
Rhaegal et Viserion se sont posés sur un mur et nous ont observés avant de rugir à nouveau en nous voyant tous assis dans cette cour géante ouverte.
J’ai agrippé les rebords de mon siège, plus excitée de voir d’autres dragons que terrifiée par leur apparence féroce.
Ce qui ne fut pas le cas de mes accompagnateurs, qui ont tous fait plusieurs pas en arrière, consternés par la puissance de la Maison Targaryen.
Du haut du dragon vert, dont certaines écailles brillaient d’une couleur similaire à du bronze, se trouvait mon neveu, l’image même du conquérant dans mon esprit.
Grand, de forte carrure, vêtu d’une armure en acier valyrien ainsi que de la couronne du conquérant.
Derrière son dos, il portait une cape rouge ainsi que deux épées.
Sachant déjà qu’il aimait énormément les épées en acier valyrien et les collectionnait à force d’éradiquer ou d’arracher ces épées aux Maisons qui les possédaient depuis l’âge des héros pour certaines, je me demandais quelles étaient ses deux épées.
À en juger par la taille et le pommeau, je dirais Blackfyre et Illumination, les attributs du chef de la Maison Targaryen et d’Azor Ahai, le Prince qui fut promis.
Sa présence était tellement saisissante, tellement imposante, que je n’ai repris mes esprits qu’au
petit bruit de toux que Tyrion poussa du fond de sa gorge.
Je me suis levée en levant le cou tel un cygne afin d’afficher l’image de la reine que j’étais, mais j’ai été frappée par l’indifférence que je ressentais dans son regard lorsque nos yeux se sont croisés.
Il a sauté du dos de son dragon et, alors que je pensais qu’il allait s’écraser au sol, il a lentement lévité, sa cape rouge flottant au gré du vent jusqu’au pied de son ‘trône’.
Il s’est assis et ce n’est qu’une fois qu’il s’est assis que j’ai posé les yeux sur mon frère qui avait réussi à se détacher des sangles de son dragon. Ce dernier a pris place à côté de l’Empereur sur un siège plus petit mais néanmoins plus imposant que tous les autres, et puis il a dit :
« Petite sœur. »
« Grand frère, » dis-je, perturbée par ce regard calme et tranquille. Le grain de folie qu’il contenait au fond de ses pupilles avait totalement disparu.
‘Alors il a réellement réussi à t’apprivoiser,’ pensai-je.
Beaucoup m’ont dit que mon neveu et Viserys s’entendaient bien, mais je pensais que ce n’était qu’une ruse afin de pouvoir lui ravir le trône. Mais on dirait que c’était moi qui avais tort et qu’il a réellement réussi à apprivoiser mon grand frère.
« Si vous avez terminé, j’aimerais que nous allions droit au but. Je n’ai pas de temps à perdre avec vous. Je ne suis venu que par respect pour les conseils de mes oncles Viserys et Benjen, mais si cela ne tenait qu’à moi, je vous aurais tous brûlés dans le feu du dragon avec toutes les cités sous votre protection. Meereen, Yunkaï et Astapor, j’aurais réduit en cendres cette putain de Baie remplie d’esclaves prétendument libérés. »
J’ai froncé les sourcils face à cette agressivité ainsi qu’à la pique sur les esclaves et j’ai répondu :
« J’ai libéré mon peuple d’un régime horrible, inhumain, qui les exploitait jusqu’à la mort. »
« Pour faire quoi ? Les affamer ? Leur rendre leur liberté jusqu’à ce que tu quittes ton royaume pour aller mener une guerre ailleurs ? Pour les entraîner dans ta guerre ? »
J’allais rétorquer mais il a levé la main et a dit : « S’il te plaît, arrête et enlève le masque d’hypocrisie dont tu es vêtue. Tu avais besoin de soldats capables d’exécuter chacun de tes ordres. Alors je suis d’accord avec toi, tu n’as pas acheté ces Immaculés avec de l’or, mais tu ne les as pas libérés par pure bonté… »
« Sa Majesté la Reine nous a… » dit Missandei, en interrompant Aegon avant de se retrouver suspendue dans les airs, agrippant sa gorge.
« Je ne t’ai pas donné la parole et encore moins le droit de m’interrompre. Ce n’est pas parce que tu n’es plus une esclave que tu reposes sur le même échelon, est-ce clair ? »
Missandei, dont le visage devenait bleu, a gardé le silence, obstinée, et à mesure que les secondes passaient, ses efforts pour se libérer devenaient plus faibles.
« Lâche-la ! » ai-je crié, folle de rage, en me levant.
« Aegon, » dirent ses trois oncles en même temps.
« Vous pensez tous que je suis venu négocier pour la paix, mais laissez-moi vous détromper. Nous ne sommes pas ici pour négocier les termes de paix, nous sommes ici pour accepter votre reddition sans condition. Et si même une putain d’affranchie pense pouvoir insulter la Maison du Dragon, je n’imagine pas ce que tes petits vassaux exilés et sans terre pensent pouvoir me faire à moi ainsi qu’à ma descendance, n’est-ce pas Tyene ? »
« Lâche-la… s’il te plaît. »
« Tu as perdu, reconnais-le et admets ta défaite comme il se doit… À GENOUX. »
J’ai hésité à obéir à sa demande humiliante, mais ce n’est qu’en voyant les yeux de Missandei se révulser que j’ai finalement décidé d’obéir en mettant un genou à terre.
Mais je me suis fait arrêter par Benjen Stark, qui me fit signe de me relever.
Et en voyant Missandei reprendre soudainement une bouffée d’air frais malgré le fait qu’elle était toujours en l’air, j’ai compris que les deux étaient parvenus à un accord.
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-POV MC-
« Aegon, nous l’avons choisie comme ta future impératrice. Elle nous apportera la Baie du Dragon ainsi qu’un dragon capable de prendre son envol. Elle pourrait combler l’écart que Bellegere a causé avec sa mort, » dit Benjen. En observant les regards de tous, j’ai su qu’ils avaient tous parlé derrière mon dos pour me forcer à l’accepter comme Impératrice.
« Je ne l’ai pas choisie, » dis-je, agacé par ce genre de manigances.
‘Faire front ensemble pour me forcer à accepter une idée.’
« Tu vas la tuer. Laisse-la respirer, sans quoi tu risques simplement de créer une guerre qui ne se terminerait que par plus de souffrance, » dit Benjen.
J’ai soupiré, agacé, avant de finalement relâcher la pression sur sa gorge et j’ai dit :
« Ce n’est pas un oui. Vous n’avez pas à prendre ce genre de décision sans me consulter. »
« Arrête de rester buté sur le fait qu’elle a commandité ton assassinat ainsi que ceux de tes enfants. Tu sais au fond de toi qu’elle ne l’a pas fait, » dit Viserys.
« Elle n’a pas réussi à tenir en laisse ses propres vassaux, c’est tout comme, » dis-je.
« Mais elle n’est pas responsable, » dit Viserys, en insistant sur le fait qu’elle ne l’avait pas commandité directement, tout en oubliant qu’elle était la bannière de la défiance, une bannière de ralliement derrière laquelle tous ceux que j’avais exilés se ralliaient pour récupérer ce qu’ils avaient perdu.
« Bien sûr qu’elle l’est. Elle aurait au moins dû les exécuter. Même quand je faisais affaires avec les esclavagistes, j’ai toujours veillé à ce qu’elle ait une issue. Elle aurait dû les faire exécuter, ne serait-ce que par respect. Pensait-elle vraiment que je n’allais rien faire ? » dis-je.
« Il a raison et je tiens à vous notifier que j’étais contre, votre Majesté, » dit Olenna Tyrell, d’accord avec moi.
« Vous ne trompez personne, Olenna. Nous savons tous que vous voulez placer votre petite-fille sur le trône, » dit Randyll Tarly, beaucoup plus libre depuis que j’avais aboli la chaîne de vassalité et que j’avais proclamé que toutes les Maisons du Royaume devaient obéissance uniquement à la Maison Targaryen.
Monford Velaryon a hoché la tête et puis a dit :
« Je ne pense pas que mon avis soit le plus apprécié par sa Majesté, mais si vous me permettez…»
J’ai hoché la tête et puis il a continué en disant :
« Je pense qu’avoir une Impératrice Targaryen serait une bonne chose. Cela rendrait la Maison du Dragon unie une fois pour toutes. Cela priverait les esclavagistes et les cités libres d’un contrepoids pour négocier avec nous à l’avenir, comme le fait régulièrement la Banque de Fer de Braavos, et vous pourriez ajouter un dragon à votre arsenal. »
‘Quatre dragons, plus de jetons lors de négociations avec la Banque de Fer ainsi qu’un contrôle total sur la Maison Impériale, ce n’est pas mal,’ pensai-je, conscient des avantages d’une telle alliance mais aussi des désavantages.
« Je suis d’accord dans l’ensemble. Daenerys a toujours été mon premier choix, mais malheureusement elle a été maudite par une maegi. Elle est stérile. »
‘C’est ce qui m’a poussé vers Bellegere.’