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Ghostrider0002
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patreon


-Chapitre 153-

-Chapitre 153-

-1er jour de la 1ère lune de l'an 299 AC-

-POV MC-

Le reste de l’année s’est écoulé tranquillement sans un autre incident, malgré la défaite que j’ai essuyée à Meereen face à Daenerys pour garder le contrôle de la Baie des Serfs.

Je n’ai pas été trop affecté par cette perte, car je me fichais bien de tout ce qui arrivait à Essos. Pour moi, c’était une sorte de jeu : si je gagnais, tant mieux ; si je perdais, tant pis.

Au fond, je n’en suis même pas ressorti perdant. J’ai réussi à capitaliser sur ma défaite et à effacer une grosse partie de la dette que j’ai contractée grâce à Daenerys, donc tout allait bien dans le meilleur des mondes.

J’ai pris soin de me reposer et de profiter de la vie magnifique que j’avais auprès d’Arianne, qui était de plus en plus proche de moi à mesure que l’accouchement approchait.

Depuis la mort de son oncle, de sa brouille avec Ellaria, Obara et Nymeria, je sentais qu’elle comptait de plus en plus sur moi pour vivre. Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi, mais je me suis rendu compte par la suite qu’elle et Tyene avaient peur à mesure que la naissance de notre enfant approchait.

Elles avaient peur que je ne reconnaisse pas notre enfant comme mon héritier s’il s’agissait d’une fille.

J’ai trouvé étonnant que les doutes sur le sexe de notre futur enfant n’apparaissent que maintenant, car moi aussi j’en avais beaucoup depuis un certain temps et j’en étais arrivé au point que je ne laisserai jamais le contrôle de mon futur empire à ma fille, aussi intelligente et capable soit-elle.

Le monde dans lequel je suis est loin d’être un monde juste où les sexes sont sur un pied d’égalité. Je veux que ma dynastie se perpétue au moins un millier d’années et laisser une femme hériter d’un empire est un facteur instable.

Tous les empereurs doivent avoir un héritier désigné pour éviter un bain de sang lors de la passation de pouvoir.

Le simple fait d’accoucher pourrait tuer une femme, alors comment pourrais-je en toute logique prendre le risque de la nommer à ma suite ?

Sans oublier l’arrogance des seigneurs de Westeros.

Aucun de ces seigneurs ne pliera le genou devant une femme, cela entraînera une création de tensions au sein de la famille impériale et, dans le pire des cas, une guerre civile.

Les exemples sont nombreux : Rhaenyra Targaryen, bien que l’héritière légitime et désignée depuis des années par son père le roi Viserys, a tout au long de sa vie d’héritière et de reine dû se battre pour garder sa place jusqu’à sa mort ainsi qu’à la mort de pratiquement tous ses enfants.

Jeyne Arryn, bien qu’elle ne soit pas reine, a aussi essuyé le mépris des membres masculins de sa famille qui ont essayé à plusieurs reprises de prendre le pouvoir.

Rhaenys Targaryen, la reine-qui-ne-le-fut-jamais, cavalière de Meleys, héritière légitime de son père le défunt prince héritier, cousine du seigneur des Stormlands, mariée au plus puissant et au plus riche seigneur de Westeros, mère de Laenor Velaryon, ayant déjà un dragon au moment du Grand Conseil, a d’abord été écartée par son grand-père pour son second fils, puis a été rejetée par le royaume entier à l’exception de quelques-uns pour un roi faible, sans dragon, sans aucun fils et avec une femme qui produisait des enfants mort-nés les uns après les autres.

Quoi qu’il en soit, en dehors de cela, nos journées étaient paisibles et remplies de rires et de joies, bien que Tyene soit toujours en deuil et ne soit pas joyeuse. Elle a poussé Arianne à sortir de sa coquille, la jeune femme arrogante et bien-pensante qui est arrivée dans la capitale il y a plus d’un an est morte et enterrée depuis longtemps.

À présent, Arianne se concentre sur ses tâches de reine ainsi que sur l’apprentissage de la manière de gouverner avec un sérieux que j’avais rarement vu, même lors de mes années en tant qu’apprenti à la Citadelle.

Elle nouait de bonnes relations avec les maisons survivantes suite à l’incorporation des Stormlands, des Riverlands et des Crownlands dans le Domaine Royal à une vitesse incroyable, et elle aidait, au nom de la couronne, les pauvres, les démunis et les orphelins, quelque chose qu’elle a appris en se liant d’amitié avec Margaery Tyrell, à ma plus grande surprise.

J’ai été très surpris le jour où j’ai compris que les deux avaient formé une alliance pour me séparer de Cersei et la réprimer, car elles avaient toutes les deux peur d’elle. J’imagine qu’elles ont peur de ce qui arrivera une fois que Cersei mettra au monde un fils pour moi.

Pour être très honnête, même moi je ne sais pas ce que je ferai si un tel cas de figure se produisait. Ce serait une bonne façon d’incorporer les Westerlands, mais en y réfléchissant correctement, j’avais déjà grandement fragilisé la structure du Royaume en détruisant et en incorporant les Îles de Fer, une bonne partie du Nord, les Riverlands, les Stormlands et les Stepstones dans le Domaine Royal.

Gérer tout cela n’était pas facile car en raison du nombre très bas de personnes éduquées et de la monopolisation des écrits par la Citadelle, peu de personnes en dehors des mestres, en qui je n’avais aucune confiance, pouvaient m’être d’une quelconque aide pour gérer mes territoires.

Même certains nobles n’étaient pas plus éduqués que des paysans alors tout devait passer par moi et par les castellans que je nommais pour s’occuper d’un fief et des terres alentours.

Mes vacances si bien méritées n’étaient donc pas si oisives que ce que l’on pourrait bien croire, mais au moins j’étais chez moi avec ma nouvelle ‘famille’.

Avec toutes les rébellions réprimées, j’ai remarqué que toutes les personnes, et je dis bien TOUTES les personnes qui avaient du ressentiment ou bien encore des doutes me concernant ont cessé d’en avoir et me flattaient de toutes sortes de manières à chaque fois que j’organisais un banquet ou que j’allais regarder un combat intéressant au Colisée, m’offrant parfois des épées, des armures, des bijoux inestimables, des meubles et même des animaux exotiques pour s’attirer mes bonnes grâces.

Le pouvoir que j’avais démontré ainsi que l’établissement de mon immense armée avaient provoqué des changements radicaux dans la perception que les gens avaient de moi. En fait, à leurs yeux, j’étais devenu une existence invincible et indétrônable.

Comment pouvais-je le savoir ?

Très simple : une fois que j’ai compris que la trahison pouvait venir de partout, j’ai simplement demandé à Connor et Bryan, tous les deux responsables de la Lune Sanglante, mon organisation de renseignement et d’assassinat personnelle, d’infiltrer ou de soudoyer des serviteurs de toutes les maisons nobles.

J’avais donc maintenant au moins une personne pouvant me fournir des informations dans chaque demeure d’un noble, qu’il soit chevalier ou prince. C’est donc comme ça que j’ai appris par exemple que Viserys avait déjà engendré deux bâtards cette année et qu’un troisième était en cours de route.

Je ne lui en ai pas parlé, car les mères de ces deux bâtards n’étaient que des putains et il savait pertinemment que les deux étaient enceintes. Donc j’ai demandé à Chataya de les avertir en mon nom de ce qu’elles pouvaient et ne pouvaient pas faire sous peine d’accusation de conspiration envers le trône et de trahison envers le royaume. Puis je lui ai demandé de prendre soin des trois mères ; qui sait, peut-être qu’elles et leurs bâtards pourront se révéler importants dans la suite des événements.

Si Rhaenyra avait su garder les deux bâtards Hugh Marteau et Ulf le Blanc à ses côtés, elle aurait très probablement gagné la guerre civile qui l’a opposée à son demi-frère Aegon II, que l’on nomma par la suite la Danse des Dragons et qui signa le début de la chute de la Maison Targaryen.

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J’ai poussé un profond soupir en observant mon reflet dans un miroir unique et magnifiquement décoré, cadeau des esclavagistes de Myr avec qui j’entretenais de bonnes relations de coopération depuis que nous avions mis au point un accord coopératif préliminaire en ce qui concerne la création du verre, du cristal et d’arbalètes à répétition.

‘C’est enfin arrivé,’ pensais-je en ayant une pensée pour Valeria, qui m’a quitté bien avant que mon rêve ne se réalise.

« Tu as l’air soucieux » dit Arianne en se collant à mon dos et en me serrant par derrière.

« Je ne suis pas soucieux, je suis simplement en train de tourner définitivement une page de ma vie et c’est difficile. »

« Qu’est-ce que tu comptes annoncer aujourd’hui ? » demanda Arianne, sachant que je ne serais pas nerveux pour une chose aussi triviale qu’une réunion avec les délégations venant d’Essos, étant donné le pouvoir que j’avais.

J’ai souri mystérieusement avant de me tourner vers ma femme et j’ai dit :

« Je vais annoncer quelque chose qui bouleversera le monde entier. Je vais annoncer la création de mon plus grand rêve. Tout ce que j’ai toujours voulu est maintenant à portée de main. Voilà ce que je vais annoncer, mon amour. »

« Cela ne me dit toujours pas ce que tu vas annoncer, » dit Arianne en faisant la moue dans mes bras.

J’ai chuchoté à son oreille, amusé par sa réaction :

« J’annoncerai la création de l’Empire de Westeros. »

Elle a relevé les yeux, surprise, et puis elle a dit : « Qu’est-ce que cela va changer pour nous ? »

« Tout, cela va tout changer. En tant qu’empire, Westeros sera enfin uni une bonne fois pour toutes. Nous pourrons rassembler le pouvoir militaire et économique comme bon nous semble et, en plus, nous pourrons créer des colonies partout dans le monde tant que nous arriverons à conquérir des terres. La perception même que les gens auront de nous changera. Un roi et un empereur ne sont pas égaux et je ne suis pas l’égal de mes prédécesseurs. Je suis bien plus et je compte bien le montrer au reste du monde. »

« Tu as soif de pouvoir » dit Arianne en me regardant comme si elle me voyait réellement pour la première fois.

« Tout le monde a soif de pouvoir » dis-je sans réellement répondre à son ‘accusation.’

« C’est une bonne chose. J’espère que notre fils sera comme toi, » dit-elle.

« Je suis sûr qu’il tirera le meilleur de ses deux parents » dis-je en souriant.

« Ce serait pour le mieux » dit Arianne.

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-POV Joffrey Lannister-

« Tu étais censé arriver il y a déjà trois jours, n’est-ce pas ? » me dit mère, l’air mécontente avec son ventre déjà bien rond.

‘Elle n’a pas pu s’empêcher d’écarter les jambes pour lui,’ pensais-je avec dégoût en regardant la femme qui était censée être ma mère.

« J’avais envie de rester un peu plus longtemps sur mes terres pour voir ce que je pouvais faire de ces ruines » dis-je d’un ton mécontent.

J’ai remarqué du coin de l’œil le léger avertissement qu’elle me jetait et j’ai dit froidement :

« Je ne suis pas stupide et je sais parfaitement comment agir en sa présence, je ne suis pas assez fou pour suivre les traces de toutes les personnes qui se sont opposées à lui. Je vais lui prouver que je suis utile. »

‘Et que c’est moi qu’il devrait choisir pour devenir le prochain Duc Lannister et Gardien des Westerlands,’ pensais-je silencieusement en regardant furieusement Tommen qui n’osait même pas croiser mon regard.

Depuis la révélation que j’étais un bâtard et non le fils du précédent roi, rien n’allait plus.

J’étais devenu la risée de tous, l’objet de ridicule.

En toute logique, j’aurais dû détester l’homme qui a fait voler en éclats mon rêve et c’est ce qui s’est produit durant très longtemps, mais il a fallu que je ne voie son pouvoir qu’une seule fois pour me rendre compte de la chance que j’avais de ne pas être le véritable fils de Robert Baratheon.

‘Si j’étais réellement son héritier, j’aurais été décapité sans aucun état d’âme ou bien brûlé vif,’ pensais-je.

Toute la colère et le ressentiment que je nourrissais à son égard s’est doucement mué en une sorte d’admiration et de respect.

‘Au fond, nous ne sommes pas si différents.’

Tout comme moi, il est cruel. Tout comme moi, c’est un visionnaire.

La preuve, nous avons tous les deux eu l’idée de créer une armée royale, ce qui a assuré sa position.

J’ai jeté un coup d’œil rempli de dédain à Cersei en pensant qu’elle m’avait dit qu’une idée de ce genre ne fonctionnerait jamais et voilà qu’il l’a fait.

‘Idiote, Grand-père et Oncle Tyrion avaient raison : tu n’es pas aussi intelligente que tu penses l’être en réalité,’ pensais-je intérieurement.

Nous sommes les deux faces d’une même pièce. Il était le bâtard né prince tandis que j’étais le prince né bâtard. S’il avait pu s’élever aussi haut, il n’y a aucune raison que je ne puisse pas m’élever au moins aussi haut que mon frère pleurnicheur.

« LE ROI ET LA REINE »

Je me suis tourné dans la direction des souverains et puis j’ai pensé avec un petit sourire froid : ‘Tant qu’il comprendra et qu’il verra que nous sommes pareils, je serai le prochain Duc Lannister.’

Comments

je pense que tu te trompe de fanfic celui qu'il a envoyé c'est Tyrion

Ghostrider0002

ou je me trompe de fanfic lol

Benoît Valtin

je sais plus qui mais il a envoyer un vieux important non ?

Benoît Valtin

il n'a jamais envoyé Barristan, Ser Barristan est le commandant de sa Garde Royale

Ghostrider0002

pourquoi il ne rappel pas barristan, c'est quelqu'un d'intelligent, il ne devrait pas lui laisser.

Benoît Valtin


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