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Ghostrider0002
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-Chapitre 89-

-Chapitre 89-

-POV Robb Stark-

-20e jour de la 9e lune de l’an 301 AC-

J’ai observé tous mes vassaux rassemblés pour le dernier dîner de ce rassemblement avant que chacun ne retourne sur ses terres et ne se prépare à l’hiver qui était à nos portes.

‘Enfin’, pensai-je, ressentant un énorme soulagement, car j’avais réussi à tenir et cela n’avait pas été simple.

Entre cette sangsue avide de Bolton et tous les seigneurs du Nord n’attendant que mon signal pour diriger tous leurs hommes vers le Sud pour se venger, mais surtout pour libérer leurs héritiers.

‘Ronnet Connington et Tywin m’ont roulé dans la farine en beauté’, pensai-je en me souvenant encore de l’attaque des Fers-nés sur la côte Est.

‘Ils n’auraient jamais pu traverser les Stepstones et remonter toute la côte Est de Westeros sans la complicité de ces deux renards sournois’, me dis-je, bien conscient que c’était eux qui m’avaient conduit à une position telle que je devais me méfier de mes propres vassaux, les réprimer et les réprimander pour…

‘Quelque chose que je rêve de faire toutes les nuits’, pensai-je en fermant les yeux et me remémorant le rêve que je faisais pratiquement toutes les nuits depuis que ce ver de Theon était revenu avec sa famille de calmars pour nous attaquer.

‘Un rêve que j’ai encore fait cette nuit’, pensai-je en revoyant les têtes de tous ceux qui nous avaient trahis et forcés à être dans cette position.

‘Tywin Lannister, Cersei Lannister, Ronnet Connington, Jaime Lannister…’

« Mon amour. »

La voix de ma chère et tendre me sortit de mes pensées vengeresses. Je me suis tourné vers elle, légèrement hébété, et je lui ai demandé en souriant légèrement :

« Qu’y a-t-il ? »

« Je pense qu’il serait temps d’annoncer la bonne nouvelle », dit-elle, voyant que les seigneurs, bien enivrés et pour la majorité assez joyeux, avaient choisi de noyer leurs problèmes dans le vin.

‘Cela pourrait noyer ou raviver certaines tensions’, pensai-je en voyant le Seigneur Karstark qui riait joyeusement avec le Seigneur Greatjon Umber.

J’ai hésité quelques instants avant de finalement dire :

« C’est une excellente idée. »

Le sourire de Talisa s’est agrandi, et j’ai fait de même tout en me levant et en lui tendant ma main qu’elle prit en se levant à son tour.

J’ai fait signe aux musiciens de s’arrêter, et tout le monde s’est progressivement tu, attendant de savoir ce que j’étais sur le point de dire.

« J’aimerais prendre quelques instants de votre temps pour vous faire part d’une nouvelle qui me comble… qui nous comble de joie… ma reine attend notre premier enfant. »

Même si j’étais conscient que la nouvelle ne serait pas accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, j’étais réellement surpris du silence qui suivit mon annonce.

J’ai remarqué que tous les regards se dirigeaient rapidement vers le Seigneur Karstark.

« Pourquoi vous me regardez tous, bandes d’idiots ? Ce n’est pas parce que j’ai perdu tous mes fils à la guerre que je ne saurais me réjouir d’une telle nouvelle pour nos cousins », dit le Seigneur Karstark d’un ton bourru, ce qui fit rire quelques-uns, dont moi.

J’ai poussé un petit soupir de soulagement, puis j’ai levé mon verre dans sa direction.

Rickard Karstark me rendit la pareille, puis vida d’un trait son verre avant de se lever au milieu des acclamations.

Ce dernier s’approcha en souriant, puis mit un genou à terre et dit :

« Puisse les Dieux vous accorder un fils, mon roi. »

« Relevez-vous, mon ami », dis-je en m’avançant et en lui tendant la main afin qu’il puisse se relever.

« Je sais que nous n’avons pas eu beaucoup de points d’accord, mais je veux que vous sachiez que tout comme ma famille, je pense à toutes les autr… »

AAAAAAAaaaaaaaaaaah

AAAAAAAAaHHH

« TRAÎTRES ! »

« ROOOOBB ! »

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH

« Blurgh », fis-je, crachant du sang tout en m’effondrant au sol, ne comprenant pas ce qui était en train de se passer.

Les sons m’agressaient dans toutes les directions avant que je ne sois entraîné dans les ténèbres.

---

-POV Roose Bolton-

Dès que je vis Robb se baisser pour donner un coup de main à Rickard Karstark pour se relever, j’ai attrapé le couteau avec lequel je coupais ma viande, puis je l’ai planté sans hésiter dans le cou de Greatjon Umber.

Ce dernier, stupéfait, porta une main à son cou tandis qu’il m’observait, les yeux écarquillés, peinant à croire qu’un instant plus tôt, nous plaisantions, et que dans l’instant suivant, j’étais en train de lui ôter la vie.

Des cris et des hurlements, principalement des femmes, se firent entendre, mais rien ne pouvait m’arrêter, car j’avais un objectif clair.

‘Réduire à néant la lignée des Stark et de tous leurs animaux de compagnie’, pensai-je en éventrant sans ménagement Maege Mormont qui essayait d’atteindre son arme.

« Traîtres ! », hurla Galbart Glover en me chargeant avec son épée.

‘Il arrive trop rapidement’, pensai-je en essayant de retirer mon épée du corps énorme de la truie Mormont.

Juste au moment où Galbart Glover était sur le point de m’empaler avec son épée, une flèche lui perfora le crâne, et ce dernier s’effondra comme une marionnette dont on avait coupé les fils.

‘Ramsay’, pensai-je en tournant rapidement les yeux vers mon bâtard qui venait de me sauver la vie en entrant dans la salle accompagné d’une dizaine de mes hommes.

Robett Glover hurla en voyant son frère tomber au sol et voulut attraper son épée, mais j’ai été plus rapide, arrivant enfin à dégager mon épée des tripes de la truie Mormont.

J’ai posé mon épée sur son cou, puis j’ai dit :

« Tu veux vraiment que la lignée de la Maison Glover s’arrête simplement pour une vengeance stupide ? Tu ne veux pas récupérer ton fils ? »

Robett releva la tête, mais ne fit rien pour se débattre. Puis, impuissant, il cracha :

« Vous n’êtes qu’une bande de traîtres. »

‘Toi aussi,’ pensai-je, en le voyant se relever et reculer lentement.

« ARRÊTEZ DE VOUS BATTRE ! » ai-je hurlé, m’adressant aux quelques seigneurs encore en vie qui tentaient de venger notre pathétique roi.

« Vous savez tous que Robb Stark avait oublié la tâche que nous lui avions confiée en plaçant une couronne sur sa tête : protéger le Nord. Et qu’a-t-il fait ? Il a vendu nos fils ! » dis-je sur un ton ferme et autoritaire, encore taché du sang de Greatjon Umber et de Maege Mormont.

« Il a vendu nos fils pour une guerre que les Stark ont provoquée en se mêlant des affaires des Sudistes. Il a vendu nos fils pour assurer la survie de sa famille ! »

« Et pourquoi devrions-nous nous mêler à des traîtres comme vous ? » hurla Wendell Manderly.

« Parce que MOI, j’ai trouvé un accord avec les Lannister, » répondis-je d’une voix froide et autoritaire.

« Un accord avec ces putains de Lannister ? Qu’est-ce qu’ils vous ont promis, de l’or ? » lança-t-il, furieux et moqueur.

J’ai secoué la tête et répondu :

« Figurez-vous qu’ils m’ont promis des choses beaucoup plus précieuses que de l’or. »

« Et qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-il, les sourcils froncés, visiblement intrigué et cherchant probablement à gagner du temps, car nous étions dans une impasse.

« La libération de tous les otages ainsi qu’une compensation en or et en vivres pour que nous puissions passer l’hiver, » dis-je calmement.

Un silence lourd et pesant s’installa dans la Grande Salle, permettant d’entendre les combats à l’extérieur, qui n’avaient pas cessé, contrairement à ceux ici.

‘Mais bientôt, nous les aurons tous endormis comme le loup,’ pensai-je.

« En échange de quoi ? » demanda Mors Umber, les yeux baissés vers le sol.

« En échange de notre aide pour faire plier Ronnet Connington, » répondis-je doucement.

« C’est trop beau pour être vrai, » dit Robett Glover en secouant la tête.

« Mais ça l’est, » intervint Rickard Karstark, toujours au-dessus du cadavre de Robb Stark.

« Kinslayer, » murmura Wendell Manderly avant de cracher aux pieds de Rickard Karstark.

« Je le tuerais mille fois si cela me permettait de revoir le dernier de mes fils en vie, » déclara Rickard, se tournant vers nous avant d’ajouter :

« Maintenant que les Stark ne sont plus, la seule Maison capable de diriger le Nord est la Maison Bolton. Arrêtez de faire semblant que sa vie valait plus que la vôtre ou celle de vos familles. »

Il prit quelques secondes pour observer chaque personne dans la salle, puis hurla de toutes ses forces :

« J’AI FAIT CE QUE CHACUN D’ENTRE VOUS N’A PAS EU LE COURAGE DE FAIRE ! POUR SAUVER MON FILS, LE DERNIER QUI ME RESTE, C’EST MOI ET MOI SEUL QUI EN ASSUMERAI LES CONSÉQUENCES DEVANT LES DIEUX. TOUT CE QUE JE VOUS DEMANDE, C’EST DE RETOURNER CHEZ VOUS, DE LEVER LES HOMMES QUI VOUS RESTENT ET DE VOUS BATTRE POUR EUX ! »

Une fois son cri terminé, j’ai tourné la tête vers la porte, comme tous les autres, et j’ai vu mes hommes entrer, couverts de sang mais sereins.

Un signe que nous avions gagné sur tous les fronts et que la victoire était nôtre.

‘Et ils le savent tous également,’ pensai-je en les observant discuter doucement entre eux, pris au piège.

‘Même s’ils essaient de se rebeller, ce qui serait idiot, nous aurons l’avantage. Bien que nous ayons tous souffert de la guerre, je n’ai jamais engagé toute mon armée dans la cause de cet imbécile,’ pensai-je en regardant le corps de notre défunt roi, désormais immobile.

‘Il faudra aussi s’occuper d’elle,’ pensai-je, en regardant la reine qui sanglotait sur le cadavre de son mari.

« Pour mes neveux, » dit Rodrik Ryswell, faisant un pas en avant, sans surprise.

« Pour mes cousins, » ajouta Barbrey Dustin, qui semblait jubiler.

Petit à petit, les seigneurs présents se sont ralliés à nous, et bien que cela fût à contrecœur, cela n’avait aucune importance.

‘Ils n’auront bientôt plus de soldats pour s’opposer à nous,’ pensai-je.

« Pour mon fils, » déclara Robett Glover, baissant les yeux, ce qui me surprit légèrement, car je doutais qu’il puisse pardonner aussi rapidement la mort de son frère.

« Robett, » intervint Wendell Manderly.

Robett Glover ne laissa pas le second héritier de White Harbor parler et dit :

« Ils sont déjà morts. Cela ne sert à rien de se battre. Nous avons déjà perdu. Je vais au moins sauver mon fils. »

Wendell fronça les sourcils sans répondre, avant de finalement regarder les autres petits seigneurs, qui baissaient progressivement la tête, car ils étaient pour la plupart les vassaux de ceux qui venaient de prêter allégeance.

« Puisque je n’ai pas le choix, » finit-il par dire.

« Très bien. Je suis heureux que cela se soit terminé sans plus de morts inutiles. Retournez rapidement sur vos territoires pour rassembler vos hommes, » dis-je.


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