XaiJu
Ghostrider0002
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patreon


-Chapitre 86-

Salut tout le monde alors aujourd'hui ce n'est pas un gros chapitre et je le sors un peu tard mais désolé c'est Noël et j'étais en train de le fêter avec la famille.

J'espère que vous allez tous bien et que vous avez passé un bon réveillon de Noël

(Si vous le fêtez bien entendu)

Joyeux Noël à tous.

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-Chapitre 86-

-POV Yara Greyjoy-

-15ᵉ jour de la 2ᵉ lune de l’an 301 AC- 

« Comment j’ai été ? » me demanda Bronn, visiblement soucieux de savoir ce que je pensais de sa… performance.

« Pas si mauvais que ça, » répondis-je sans grand enthousiasme, car j’avais déjà goûté à de meilleures prestations.

‘Mais aussi à de bien pires,’ pensai-je.

Bronn fit une moue satisfaite avant de lâcher : « Heureux que ça t’ait plu, parce que ce sera la seule queue que tu verras jusqu’à la fin de ta vie. »

Son de cloche… Son de cloche… Son de cloche.

Avant que je ne puisse rétorquer, les cloches se mirent à sonner, me prenant au dépourvu.

‘C’est vraiment pas possible, putain. Ils veulent encore remettre ça ?’ me demandai-je en sautant du lit aussi vite que possible et en m’habillant en hâte, tout comme Bronn, alerté par le son des cloches.

‘Elles ne sonnent qu’à l’approche d’une flotte ennemie,’ pensai-je, me débattant avec mon pantalon avant d’attraper mon armure en cuir pour la passer par-dessus mes vêtements.

Je saisis ma hache et passai la tête par la fenêtre pour tenter d’évaluer l’ampleur de l’invasion.

À ma grande surprise, ce n’était ni mon oncle ni les Redwyne, mais une toute nouvelle flotte entrant dans le conflit.

Une flotte battant pavillon blanc.

‘La flotte Velaryon,’ pensai-je en reconnaissant le sigle sur les voiles des navires.

En raison du blocus imposé par la flotte Redwyne et celle de mon oncle, nous étions coupés du monde extérieur.

Nous n’occupions plus que trois des quatorze îles composant les Degrés de Pierre.

Je poussai un soupir de soulagement, croyant que le jour où je devrais affronter mon oncle jusqu’à la mort était arrivé.

Je restai quelques minutes à observer le navire de tête se détacher du reste de la flotte. Ce n’est qu’en le voyant accoster seul dans la crique que je soufflai à nouveau, soulagée.

« C’est qui ? » demanda Bronn, à deux centimètres de moi.

Je le regardai avec mépris avant de le repousser et de me préparer plus soigneusement pour aller rencontrer le dirigeant de cette flotte, qui semblait être un nouvel allié dans ce conflit.

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-POV Aurane Velaryon-

Les portes du petit fort de Bloodstone s’ouvrirent, et je fus surpris de voir, à la tête d’un groupe d’hommes portant les sceaux de la maison Connington, Bronn.

‘Ce gredin n’est donc toujours pas mort,’ pensai-je, dubitatif. Je ne croyais pas Ronnet Connington assez confiant, ou naïf, pour donner une chance à cet homme de le trahir.

‘Surtout après la trahison des Lannister et de sa femme,’ ajoutai-je intérieurement.

« Si ce n’est pas le bâtard de Driftmark devenu grand amiral du bâtard assis sur le Trône de Fer, » lança Bronn d’un ton sarcastique, sa main toujours prête à dégainer son arme, avec ce maudit sourire hypocrite.

Je souris à cet ancien compagnon de beuverie lors des fêtes organisées par Ronnet Connington, à l’époque où il était encore marié à Cersei, puis répondis d’un ton légèrement hautain :

« Si ce n’est pas le coupe-jarret devenu chevalier… Et pour votre gouverne, je ne suis plus un bâtard au service d’un autre bâtard. Je suis Aurane, seigneur de la maison Velaryon de Peyredragon. »

Bronn fit une moue impressionnée avant de gonfler comiquement la poitrine et de rétorquer :

« Ça tombe bien, parce que je ne suis plus chevalier non plus. J’ai évolué : je suis désormais Bronn, seigneur de la maison Greyjoy et des Îles de Fer. »

Je haussai un sourcil, étonné par ce nouveau titre, signe qu’il avait réussi à se tailler une place dans ce chaos. Je demandai :

« Et par quel miracle es-tu devenu un putain de Greyjoy, mon ami ? »

« Grâce à moi, » intervint une femme derrière lui, accompagnée des hauts officiers de la marine Connington.

Je haussai un autre sourcil avant de dire :

« Yara Greyjoy. Voilà une surprise. »

‘Aux dernières nouvelles, elle était la prisonnière de son oncle. Comment a-t-elle pu se retrouver propulsée à la tête de la marine Connington ?’ me demandai-je.

« Qui vous envoie ? » demanda-t-elle d’un ton autoritaire et agressif.

« Le roi, » répondis-je, mesuré mais ferme.

« Quel roi ? » répliqua-t-elle, encore plus agressive.

« Le seul roi de Westeros : Ronnet Connington, » dis-je sans me démonter. Elle semblait vouloir montrer qu’elle commandait ici, mais cela ne marchait pas avec moi.

« Comment avez-vous évité les patrouilles de la flotte Redwyne ? » interrogea-t-elle d’un ton hautain, comme si nous étions de simples marins d’eau douce.

« Dois-je vous rappeler que ma famille emprunte le détroit pour commercer depuis des siècles ? » répondis-je, légèrement irrité d’être ainsi sous-estimé par une maison dont la spécialité était la piraterie.

Yara hocha la tête avant d’inspecter les hommes qui m’accompagnaient.

« Qui sont-ils ? » demanda-t-elle.

« Ils sont… »

« Bachar. Je suis le capitaine des Éléphants Bleus. J’ai amené trois quarts de ma compagnie. Le reste est employé ailleurs avec les éléphants, » répondit le plus vieux des deux capitaines.

« Et vous ? » interrogea-t-elle l’autre capitaine à ma gauche.

« Anadarrios. Je suis le capitaine de la compagnie des Orphelins Sans Peur. Nous avons amené tous nos hommes, et nous sommes employés sous les ordres du roi Griffon, » répondit le jeune commandant de 23 ans.

« Très bien. Puisque nous sommes tous d’accord, nous devons établir un plan pour détruire la flotte de mon oncle dès maintenant, » déclara-t-elle.

« Le roi m’a fait parvenir de nouvelles missives, » dis-je en sortant une lettre de mes vêtements.

Elle fronça les sourcils en prenant les messages envoyés par Ronnet.

« Ce sont des conneries. Nous avons l’avantage, » dit-elle, remettant tacitement en question l’autorité du roi.

« C’est la volonté du roi, » répliquai-je, sans lui laisser le choix.

« La volonté du roi, » répéta-t-elle d’un ton moqueur avant de se retourner, furieuse.


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