-Chapitre 216-
Added 2024-12-18 00:42:51 +0000 UTC-Chapitre 216-
-POV Viserys Targaryen-
Dès que je suis arrivé aux alentours de l’île de Bloodstone, j’ai été surpris de voir que la flotte ennemie était en flammes, totalement détruite, tandis que la nôtre avait déjà repris le contrôle de l’île.
‘Il est trop puissant. Même avec une once de son pouvoir, je ne lui arrive pas à la cheville,’ pensai-je, ne pouvant qu’admirer cette puissance destructrice et la façon dont il la manipulait.
‘Il est à terre,’ pensai-je en voyant Rhaegal et Syrax au loin, en train de se reposer sur la plage tout en surveillant les rescapés de la marine ennemie, rassemblés eux aussi sur la plage, à genoux dans le sable.
Je tapai sur le côté de Viserion pour qu’il change de direction et atterrisse près du fort.
Tandis que nous entamions notre descente, avant même d’avoir eu le temps d’atterrir correctement, les portes du fort s’ouvrirent.
J’aperçus une escorte composée de soldats à pied qui couraient jusqu’à moi au pas de course pour venir à ma rencontre.
‘Des légionnaires, mes légionnaires,’ me dis-je en reconnaissant certaines têtes parmi eux.
Une fois que j’eus posé un pied à terre, le cavalier en tête me tendit les rênes d’un cheval et dit : « Bienvenue sur l’île de Bloodstone, votre altesse. »
« Où est l’Empereur ? » demandai-je en attrapant les rênes et en montant sur le cheval.
« L’Empereur et l’amiral de la troisième flotte vous attendent dans la grande salle, » dit le cavalier en tournant son cheval pour retourner avec moi d’où il venait.
J’hochai la tête puis donnai un coup de talon à l’étalon noir.
‘Il a envoyé une cavalerie avec l’ordre d’attendre mon arrivée. Cela signifie qu’il veut me parler rapidement, c’est donc loin d’être fini,’ pensai-je, connaissant l’importance de la vengeance pour Aegon.
‘Depuis son ascension, il a fait payer le prix à tous ceux qui lui ont fait du mal et l’ont trahi. Je le vois mal s’arrêter là,’ me dis-je, impatient de pouvoir pousser encore plus loin notre conquête.
‘Bien que nous ne devions pas oublier la menace au Nord, sinon nous perdrons tout,’ ajoutai-je silencieusement, en pensant à ma femme ainsi qu’à ma fille.
‘Ma nouvelle famille, celle que j’ai construite,’ me dis-je.
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-POV MC-
Les portes s’ouvrirent et je dis à Viserys, qui entrait avec empressement, d’un ton légèrement moqueur, sans même le regarder, trop absorbé par les cartes sur la table :
« Tu arrives trop tard, la bataille est déjà terminée. »
« J’ai eu mon lot de problèmes sur le chemin pour arriver ici, » dit Viserys pour expliquer son… retard.
‘Si on peut appeler ça comme ça,’ terminai-je intérieurement.
« Quels genres ? » demandai-je en levant les yeux au ciel.
« Deux flottes qui gardaient le passage entre Tyrosh et le reste du Détroit, » répondit-il.
Je haussai un sourcil, surpris, tout en levant les yeux pour le regarder, car je ne pensais pas qu’ils avaient encore autant de navires.
‘Du moins, pas assez pour assembler deux flottes,’ me dis-je.
« Combien ? » demandai-je, curieux de connaître le nombre de navires.
« Deux cents chacune, » dit-il.
« Hmm, alors nous n’avons plus d’obstacle, » dis-je, car avec cela, nous pouvions être certains que nous ne rencontrerions plus aucune opposition dans les Stepstones.
Viserys hocha la tête, alors j’ajoutai :
« Dorne nettoiera le Détroit tandis que nous tournerons notre attention vers l’Est. »
« Et le Nord, » ajouta Viserys.
« Ce n’est pas le moment d’y penser, » dis-je, même si j’étais de plus en plus en proie aux cauchemars ces derniers temps.
« N’oublie pas de quoi sont capables ces monstres, » dit Viserys sur un ton que je n’appréciai pas.
« Je n’oublie rien ! » dis-je d’un ton sec avant d’ajouter calmement : « C’est moi qui t’ai appris de quoi étaient capables ces choses. Mais si nous ne profitons pas de notre avantage rapidement, alors, une fois que nous reviendrons de notre affrontement contre le Roi de la Nuit… si nous revenons, nous devrons tout recommencer, car ils auront réorganisé leurs troupes. »
‘Et je ne sais pas si j’y survivrai,’ pensai-je.
‘Si je tombe, Daenerys pourra contrôler nos frontières, mais les Sans-Visages et toutes les organisations d’assassins seront engagés pour tuer mes enfants afin de déstabiliser l’Empire et retrouver leur position dominante,’ me dis-je.
‘Je dois les briser avant de me battre contre le Roi de la Nuit,’ pensai-je silencieusement, ma détermination à vaincre l’ennemi devenant encore plus forte.
Viserys soupira et prit une petite inspiration, mais ne dit rien.
Voyant qu’il s’était calmé, je dis :
« Ne t’en fais pas, nos familles ne courent aucun danger. Ils sont à plus d’un millier de kilomètres du Mur. Si quelque chose se passe, nous aurons le temps de voir venir la menace»
« Tu n’as pas peur que le Mur tombe ? » demanda-t-il, visiblement très inquiet.
‘Tout le temps,’ pensai-je sans rien dire, gardant une façade neutre et imperturbable.
Je le fixai, puis je répondis d’un ton calme :
« Je n’ai pas le temps d’y penser pour l’instant. Ils sont seuls, et plus vite nous accomplirons notre mission, plus vite nous pourrons revenir pour défendre nos frontières contre ces monstres de chair et de glace. »
‘C’est mon devoir d’être le phare qui les guide dans la tempête. Nous sommes dans la dernière ligne droite. Une fois que nous aurons soumis les cités libres d’Essos et détruit le Roi de la Nuit, nous serons les souverains incontestés de ce monde,’ pensai-je, imaginant presque l’ère prospère que mon Empire connaîtra dans une décennie.
« Très bien. Alors quel est le plan ? » me demanda-t-il.
« J’ai changé notre plan initial. Tout se passe beaucoup trop bien. Je m’attendais à une résistance plus coriace. J’ai envoyé un message à Samwell pour lui dire de ne plus rester sur la défensive et de commencer la contre-attaque. Idéalement, j’aimerais qu’il ait déjà réussi à faire lever le siège au moment où nous parlons, mais cela reste très peu probable, » dis-je en fixant Pentos sur la carte comme si je pouvais voir ce qu’il s’y déroulait en ce moment.
« Tu comptes y aller toi-même ? » demanda Viserys, anticipant que je voudrais y envoyer un dragonnier.
‘Mais ce n’est pas moi que j’enverrai,’ pensai-je.
Je secouai la tête et répondis :
« Non, j’ai une autre mission. C’est toi qui iras. »
‘Mieux vaut lui confier les attaques surprises. Il ne maîtrise pas encore la télékinésie. C’est trop dangereux de l’envoyer contre des remparts remplis de scorpions,’ pensai-je, sachant qu’il ne pouvait pas encore se protéger et protéger Viserion.
« Quand ? » demanda-t-il.
« Maintenant. Dès que nous aurons terminé, tu partiras pour Pentos et lui prêteras main-forte, » dis-je.
Viserys hocha la tête, alors je continuai :
« Normalement, tu arriveras sous couvert de la nuit. Je compte sur toi pour incendier leurs campements. Samwell comprendra le signal et profitera de cela pour retourner la situation à notre avantage. Si tu arrives dans la journée, reste dans les nuages et attaque quand tu sentiras que le moment est venu. »
« Je le ferai, » dit-il.
« Je compte sur toi, » dis-je en le fixant sérieusement, car cette victoire sera extrêmement importante.
« Je ne te décevrai pas, » répondit-il.
Je hochai la tête puis dis :
« Très bien. Ne perds pas une seconde. Nous n’avons pas de temps à perdre. Nous les tenons à la gorge ; nous devons maintenant nous assurer qu’ils ne reprennent pas leur souffle et les étrangler proprement. »
Viserys hocha la tête, remit le casque qu’il avait enlevé en arrivant, puis sortit par la porte.
‘Pentos, Tyrosh, Lys, Myr… c’est pratiquement toute la côte ouest d’Essos que j’ai sous contrôle,’ pensai-je.
‘Il ne me reste plus qu’à détruire la flotte pourpre qui se dirige vers Gulltown, et nous aurons un accès libre à Braavos.’
‘Toute la côte ouest sera à nous, ainsi que les meilleures voies commerciales de ce monde, sans parler de la richesse de la Banque de Fer,’ pensai-je, impatient que tout cela soit terminé pour pouvoir profiter de l’abondance de ma future vie dans la paix et la prospérité.
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-Chapitre 216-
-POV Robb Stark-
« C’est vraiment si terrible que ça ? » demandai-je à mon oncle, sentant la température chuter rapidement, seul signe de l’arrivée de l’armée des morts.
‘Pour l’instant, je ne vois rien,’ pensai-je, nourrissant encore un léger doute face aux récits de mon oncle, que je prenais pour des contes.
Je ne pensais pas qu’il mentait, mais j’avais l’impression que ce n’était pas aussi terrible qu’il nous l’avait raconté à Lancel et à moi.
D’ailleurs, ce dernier était encore terrorisé par ses histoires.
‘Peut-être qu’il s’agit simplement d’une tribu de sauvageons qui maîtrise la glace et le froid. Aegon arrive bien à manier le feu comme si c’était un membre de son propre corps, alors pourquoi pas ?’ me demandai-je.
Mon oncle, qui attendait à la droite de mon père, rit doucement, décelant mon scepticisme, puis il dit :
« Ouvre les yeux et reste près de nous. »
Avant même que je ne puisse rétorquer, je sentis une pression venue de nulle part, et tout d’un coup, un blizzard s’abattit sur nous.
« C’est quoi ce bordel !!! » hurlai-je en plaçant mon avant-bras devant moi pour me couvrir les yeux.
« ROBB ! » hurla mon oncle.
Je n’eus pas le temps de me tourner vers lui pour comprendre ce qu’il voulait que je voie. J’étais figé par la peur.
En retirant mon avant-bras droit qui couvrait mon visage, je me retrouvai nez à nez avec une araignée géante d’un blanc spectral, semblant être faite de glace.
Alors que je pensais que ma dernière heure était arrivée, Ice trancha les pattes avant de l’araignée qui menaçaient de m’empaler.
Deux légionnaires enfoncèrent leurs lances dans deux des huit yeux qui me fixaient.
« Reprends-toi ! » me dit mon père en tranchant les pattes d’une autre araignée qui tentait de prendre pied sur le Mur.
Comme électrocuté par les paroles de mon père, malgré la peur persistante dans mon cœur, je repris mes esprits.
Je levai mon bouclier juste à temps pour qu’il entre en contact avec l’une des pattes d’une des nombreuses araignées géantes qui tentaient de briser notre formation.
Je perdis mon équilibre et roulai en arrière, esquivant de justesse l’une des pattes de l’araignée.
Un soldat Lannister s’approcha de moi pour m’aider, mais alors que je m’avançais vers l’araignée, je remarquai soudain que les yeux du soldat, aux couleurs des Lannister, brillaient d’une lueur bleue et étaient fixés sur moi.
‘Un mort,’ pensai-je, me souvenant des enseignements de mon oncle Benjen.
Ma prise de conscience me sauva de justesse.
J’esquivai le coup de lance du mort-vivant, puis d’un violent coup de bouclier, je le déséquilibrai avant d’enfoncer ma lance dans sa gorge.
Je la retirai brusquement et remis mon bouclier en position.
Mais cette fois, une des pattes d’une araignée transperça mon bouclier.
Pas assez pour me toucher, mais suffisamment pour s’y accrocher.
‘Merde,’ pensai-je, sentant l’araignée rétracter sa patte pour essayer de m’entraîner avec elle.
Je lâchai soudainement le bouclier et ramassai celui du soldat Lannister, qui reposait à environ deux mètres de moi.
Cette fois, j’eus juste le temps de me protéger, et le bouclier résista.
« Ahhh ! » hurla mon père en sautant sur l’araignée et en plantant Ice dans l’arrière de sa tête, tuant instantanément la créature.
« ROBB ! » hurla mon oncle.
Je plissai les yeux et le vis à une dizaine de mètres, se battant avec la garde personnelle de Lancel Lannister, qui semblait aussi paniqué que moi.
‘Même s’il n’avait pas l’air d’avoir traversé la même chose que moi,’ pensai-je, trouvant presque incroyable d’être encore en vie.
Sans réfléchir, je courus vers eux tout en scrutant attentivement les alentours.
« Ce ne sont que des araignées pour l’instant. Nous pouvons gérer tant que nous restons groupés, » dit-oncle Benjen.
« J’ai vu un mort, » dis-je rapidement.
Mon oncle fronça les sourcils et lâcha un juron : « Merde. »
« C’est grave ? » demandai-je.
« Il y a un Marcheur, » répondit-il, tout en surveillant les alentours, cherchant une solution pour nous sortir de cette situation.
« Putain, » jurai-je, car d’après les récits de mon oncle, la seule façon de battre un Marcheur Blanc était de se jeter à plusieurs sur lui et de prier pour qu’une lame le tue.
« Dans quelle direction ? » demanda-t-il.
Je lui indiquai la direction d’où j’arrivais, et Benjen déclara :
« Suivez-moi. Nous devons le trouver rapidement avant que ce monstre ne fasse des ravages dans nos troupes. Tant que nous le tuerons, le blizzard diminuera d’intensité, et les morts qu’il a transformés reposeront en paix. »