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Ghostrider0002
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-Chapitre 214-

-Chapitre 214-

-POV Qarro Volentin-

Alors que j’observais la porte assiégée par Vynassa Vhassar et sa soi-disant garde d’élite, uniquement composée d’Immaculés achetés dans les anciennes cités esclavagistes de la Baie des Serfs, un profond sentiment de désespoir s’abattit sur moi.

‘Finalement, il avait raison’, pensai-je, sentant une pression immense peser sur mes épaules.

Tormo Fregar, ce bâtard mais néanmoins nouveau Seigneur de la Mer, m’avait très clairement expliqué ce qui arriverait à ma famille en cas d’échec.

‘Et je suis certain que laisser la victoire aux esclavagistes sera considéré comme un échec’, me dis-je, sachant parfaitement comment cet homme réagirait.

Peu de temps après, j’entendis mes hommes hurler de joie, comme s’ils avaient remporté une victoire. Je plissai les yeux, surpris, en voyant les portes s’ouvrir.

J’étais tellement absorbé par l’assaut de Vynassa que je n’avais pas remarqué notre percée soudaine, qui semblait déjà porter ses fruits.

‘Je dirais même qu’elle est devenue beaucoup trop rapidement payante’, pensai-je, trouvant cela presque trop facile.

Je n’eus pas le temps de réfléchir davantage à notre stratégie, car un cavalier se dirigeait à toute vitesse dans notre direction.

« Commandant ! », cria-t-il en sautant de sa selle avant de s’incliner précipitamment.

« Qu’y a-t-il ? », demandai-je, impatient qu’il parle au lieu de perdre du temps en courbettes inutiles.

« Comme vous me l’avez demandé, j’ai espionné les troupes de Volantis de loin sans attirer l’attention. Ils ont réussi à ouvrir leur porte avant la nôtre… » dit-il, avant de faire une pause pour déglutir.

‘Je sais déjà tout ça. Dis-moi quelque chose que j’ignore’, pensai-je, agacé et déçu, détournant la tête.

« …Mais ils sont bloqués et n’avancent plus », termina-t-il.

Surpris, je demandai rapidement : « Est-ce que tu sais pourquoi ? »

‘Si les troupes du cousin du Triarque Vhassar se heurtent à un obstacle, je pourrais facilement prendre l’avantage et capturer la ville avant lui. Cela pourrait déstabiliser sa position actuelle et rétablir une certaine équité entre nous’, me dis-je, envisageant rapidement toutes les options possibles.

« Oui ! Les troupes de Volantis sont bloquées, car il semblerait que le cousin du Triarque soit décédé », répondit-il.

‘Ce ne serait pas une victoire, mais pas non plus un échec…’ pensai-je, tandis que ses paroles atteignaient pleinement mon esprit.

Je me retournai brusquement et lui demandai, choqué : « Qu’est-ce que tu viens de dire ? »

« Les troupes de… », commença-t-il, mais je l’interrompis brusquement.

« Pas ça ! Je veux savoir ce qui est arrivé à Vynassa Vhassar », insistai-je. C’était la seule information qui pouvait tout changer pour nous.

« Il est mort », déclara-t-il naturellement.

« En es-tu certain ? », demandai-je, mon esprit s’efforçant d’envisager les différents scénarios futurs.

« Je l’ai vu de mes propres yeux », affirma-t-il, hochant la tête avec certitude.

« Comment ? », demandai-je, refusant de m’emballer pour une fausse information.

« J’ai vu son cadavre être soulevé par certains de ses gardes », expliqua-t-il, sa voix tremblant légèrement alors qu’il commençait à comprendre les implications de la mort de Vynassa.

‘La victoire. Une victoire totale pour notre cité était à portée de main’, pensai-je.

« OUI ! », hurlai-je, fou de joie face à cette annonce.

‘Avec sa mort, les troupes restantes de Volantis devront prendre du temps pour se réorganiser et choisir d’obéir à un nouveau chef’, pensai-je, connaissant bien les tensions internes parmi les différentes sous-factions à Volantis.

‘Vynassa faisait taire toutes les voix dissidentes, mais avec sa disparition soudaine, chacun tentera de s’approprier le mérite de la prise de Pentos’, me dis-je, anticipant déjà les conséquences de la cupidité et des dissensions dans les rangs de l’armée volantaine.

‘Sans oublier les failles dans la chaîne de commandement dues à la mort de nombreux officiers dans cette armée d’esclaves, dirigée exclusivement par des nobles’, pensai-je, jubilant devant cette opportunité inattendue.

L’opportunité que j’attendais, et que les Dieux, quels qu’ils soient, venaient de m’offrir pour changer mon destin ainsi que celui de Braavos.

‘Les soldats sur les remparts ont rapporté que les légions fuyaient vers le port avant même la chute totale du Mur, et que certains navires avaient déjà quitté les quais. Cela signifie que je ne rencontrerai aucune opposition en chemin’, me dis-je, voyant la voie céleste tracée par les Dieux pour moi.

‘Tant que je prends rapidement le centre-ville, la ville sera à moi’, réalisai-je, sentant mon sang bouillir d’excitation.

‘Je n’ai même plus à me battre. Simplement à gagner une course’, compris-je, ébahi.

‘Repose en paix, Vynassa, et que ton Dieu te bénisse’, pensai-je, un large sourire se formant sur mon visage, tandis que la pression redescendait instantanément à mesure que je prenais conscience de ce que j’allais accomplir.

« Que toutes nos troupes entrent dans la ville le plus rapidement possible. Nous devons prendre le centre-ville avant les autres armées… Détruisez toute opposition ! », ordonnai-je, en faisant signe à ma cavalerie de 300 hommes de me suivre. Je voulais prendre de l’avance et ne rien laisser au hasard.

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-POV Ser Corian-

Tandis que je donnais mes derniers ordres à mes hommes, Samwell, à côté de moi, dit : « Chut. »

Je fronçai les sourcils, et il posa son oreille contre le sol avant de se redresser rapidement tout en nous faisant signe de ne pas bouger.

‘Une cavalerie ennemie,’ lus-je sur ses lèvres.

« J’espère pour toi que ce que tu fais est correct, Samwell, sinon je reviendrai hanter tes cauchemars jusqu’à la fin de ta vie, tu m’entends ? » dis-je sans un son, car ce n’était pas ce que nous avions prévu. Nous devions piéger des colonnes d’infanterie.

‘Même si la cavalerie avait un grand désavantage dans ces petites allées, elle pouvait aussi griller notre piège et empêcher les prochaines colonnes d’infanterie de tomber dans le traquenard que nous leur tendions,’ pensai-je, commençant déjà à angoisser et à envisager le pire.

« Ça va bien se passer, » me dit Sam de manière presque imperceptible.

Je ne répondis rien, mais mon regard sceptique en disait long sur ce que je pensais.

« Ils ont passé tous les points de contrôle sans rien remarquer. Ça veut dire que leurs soldats ne remarqueront rien non plus. Et même si c’était le cas, nous excellons dans les combats d’homme à homme. Les légionnaires sont surentraînés pour faire face à tout type de situation, et cela en fait partie, » murmura Sam en inspectant l’extérieur à travers un petit trou qu’il avait fait dans le mur avec son poignard.

‘Il n’a pas totalement tort. Sans compter qu’avec notre plan, tant que la cavalerie ne dépasse pas les 500 hommes, nous arriverons à l’arrêter sans difficulté,’ pensai-je, tout en me souvenant d’un dicton qu’Aegon nous répétait sans cesse lorsqu’il n’était encore qu’un vil bâtard, comme nous autres.

‘Une cavalerie à l’arrêt, c’est une cavalerie morte,’ pensai-je, tandis que j’entendais les cavaliers s’engager au galop dans cette rue.

‘Et maintenant, il est empereur, tandis que nous sommes des chevaliers impériaux et des commandants de ses légions,’ me dis-je, essayant de puiser en moi la force qui m’avait toujours accompagné dans les moments d’action. 

C’était dans ces instants que toutes mes peurs et mes doutes s’envolaient pour laisser place à un véritable tueur-né.

‘Si quelqu’un m’avait dit ça quand ma mère rampait sous de vieux porcs pour moins de trois pièces de cuivre, je lui aurais ouvert la gorge sans y penser à deux fois,’ me dis-je, tout en écoutant le bruit des fers à cheval qui ralentissaient progressivement.

Un sifflement de Samwell me ramena à la réalité.

‘C’était la belle époque,’ pensai-je en ouvrant les yeux et en faisant signe à mes hommes de me suivre.

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-POV Qarro Volentin-

J’ai entendu un sifflement venant d’un des bâtiments et j’ai trouvé cela étrange.

‘Sûrement un ancien bordel avant cette guerre,’ me dis-je en reconnaissant le style des maisons de courtisanes copiées par les Pentoshi.

J’ai remarqué une activité soudaine dans le bâtiment, qui me paraissait pourtant désert, et en reliant cela à la voie bloquée face à nous, j’ai tout de suite compris que c’était un piège.

‘Merde,’ pensai-je en repérant une personne me viser avec une arbalète au deuxième étage du bâtiment.

« DEMI-TOUR ! » hurlai-je en forçant mon cheval à se retourner, mais c’était déjà trop tard, car des flèches pleuvaient sur nous de toutes parts.

« Aaargh ! » criai-je en sentant une flèche se planter dans ma jambe, tandis que deux autres se logeaient dans le cou de mon cheval, m’envoyant au sol.

« AAAAAAAAAAAAAAARGH ! » hurlais-je, une douleur terrible m’assaillant cette fois dans l’autre jambe, écrasée par mon cheval tombé raide mort.

Avec la flèche dans ma jambe droite, j’étais distrait par la douleur, ce qui m’a empêché de réagir à temps pour me dégager de la selle.

« Protégez le commandant ! » hurlèrent certains de mes hommes les plus fidèles, engagés par le seigneur Antaryon et formés par mes soins, formant un mur de boucliers pour m’empêcher d’être atteint.

‘Mais pas eux,’ pensai-je en entendant l’un de mes soldats étouffer un cri de douleur, continuant malgré tout à me protéger, bien que deux flèches lui aient transpercé le pied droit.

Même si ma douleur m’empêchait de me concentrer, je fis un effort pour observer ce qui se passait et comprendre comment nous avions pu tomber dans un piège aussi facilement.

C’est ainsi que je remarquai les légionnaires de l’Empire de Westeros dans les habitations, qui ne se cachaient plus et sortaient par les fenêtres donnant sur les ruelles, bloquant notre voie de retraite et nous coinçant entre le tas de bois qu’ils avaient empilé pour nous barrer la route, et les archers et arbalétriers postés un peu partout en embuscade sur les hauteurs.

‘On ne peut pas gagner,’ réalisai-je en constatant que cette embuscade faisait sûrement partie d’un plan plus vaste.

‘C’était peut-être… non, c’était sans doute un plan dès le départ,’ compris-je en observant la facilité avec laquelle ils nous encerclaient et éliminaient mes cavaliers un par un.

‘Quel esprit tordu faut-il pour sacrifier 30 000 soldats sciemment afin de nous tendre une embuscade avec plus de deux fois moins d’hommes que nous,’ me demandai-je, abasourdi, acceptant ce qui étaient sûrement mes derniers instants dans ce monde.

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-POV Samwell Tarly-

J’ai poussé un soupir de soulagement intérieur en observant mes hommes enfermer complètement, et presque naturellement, la cavalerie ennemie dans cette rue sans issue, tandis que les arbalétriers continuaient de s’acharner sur les cavaliers, qui cherchaient désespérément une échappatoire.

‘Mais il n’y en a aucune,’ pensai-je en faisant signe à mes hommes de continuer à avancer, réduisant peu à peu leur zone d’action pour les étouffer proprement.

‘Tout en les empêchant de prendre de l’élan, nous ne devons laisser aucun survivant,’ pensai-je.

J’ai baissé mon bouclier avant de percer un soldat aux couleurs pourpres de Braavos avec ma lance.

Le malheureux, malgré deux flèches incrustées dans son plastron en cuir, tentait de se relever.

Malheureusement pour lui, il ne put rien faire pour esquiver mon coup et s’effondra d’un coup sec quand je retirai ma lance de sa poitrine.

Petit à petit, notre avancée força les survivants à se retrouver dos aux obstacles que nous avions placés pour bloquer une possible retraite vers le centre-ville.

‘Parfait, maintenant ils sont faits comme des rats,’ pensai-je.

J’allais donner l’ordre de lancer l’assaut final sur la cinquantaine de cavaliers désormais au sol, attendant leur fin, mais un homme, soutenu par deux autres, se démarqua de la foule et hurla : « NOUS NOUS RENDONS ! »

Je fronçai les sourcils et m’apprêtais à ordonner à mes subordonnés de les achever, car nous n’avions pas assez d’hommes pour nous battre tout en surveillant des captifs.

Mais en voyant le visage de l’homme, j’eus l’impression de l’avoir déjà vu quelque part.

« Qui êtes-vous ? » demandai-je en faisant signe à mes hommes d’attendre, le poing fermé.

« Je suis l’ancienne première épée de Braavos, Qarro Volentin, commandant de l’armée terrestre de la cité de Braavos, » déclara l’homme.

Je fis mine d’hésiter quelques secondes, puis je dis : « Jetez vos armes. »

Nos ennemis s’exécutèrent rapidement. Alors, je dis doucement à mes hommes :

« Capturez-le et tuez les autres. »

Mes hommes obéirent sans tarder.

Ils capturèrent Qarro Volentin, l’ancienne première épée de Braavos, puis s’avancèrent vers les autres cavaliers, désormais majoritairement à terre.

Une fois assez proches, je donnai l’ordre, et ils massacrèrent les hommes sans défense.

« Noooon ! » hurla Qarro Volentin en voyant ses hommes transpercés par des flèches, carreaux d’arbalète et lances venant de toutes parts.

Je ne jetai même pas un regard à l’homme, qui croyait sincèrement que j’allais les épargner, alors qu’ils nous avaient assiégés pendant des lunes entières.

« Ils sont arrivés trop rapidement et ils étaient beaucoup trop peu, » dis-je à Corian, qui venait de me rejoindre.

Ce dernier hocha la tête, puis répondit : « Oui, c’est sûrement pour cette raison que les capitaines cachés plus près sur cette route ne les ont pas interceptés. »

« Ils ont essayé d’atteindre le centre-ville, et non le port, » notai-je.

« Ce qui veut dire qu’ils ne suivaient pas les fuyards, » ajouta Corian.

Je hochai la tête avant de dire : « Nous devons rapidement reformer les rangs et tendre une embuscade un peu plus haut. Sinon, ils verront les corps des cavaliers. »

‘Heureusement que j’ai espacé les blocs pour poser nos embuscades, bloquant toutes les voies habituelles telles que les routes et certaines ruelles, afin que seuls nous puissions comprendre le plan du labyrinthe que j’ai construit.’

« 300 cavaliers, c’est tout ce que nous avons réussi à avoir, » dit Corian sur un ton légèrement déçu en me suivant.

‘Tu ne voulais pas affronter de cavaliers, et maintenant tu en veux plus ? Décide-toi, Corian,’ pensai-je en gardant cette réflexion pour moi.

« C’est une excellente prise. Ne sois pas trop gourmand. Si les 400 zones de pièges que nous avons établies attrapent autant d’ennemis, nous n’aurons même pas besoin de sortir de cette maudite ville pour nous battre, » dis-je, essayant de remonter son moral.

‘Tant que nous parvenons à faire illusion une seconde fois et que nos ennemis ne se doutent de rien, nous arriverons à provoquer un nombre de victimes sans précédent,’ pensai-je, heureux de toucher la victoire du bout des doigts.


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