XaiJu
Ghostrider0002
Ghostrider0002

patreon


-Chapitre 101-

-Chapitre 101-

-6e jour de la 1ère lune de l’an 116 AC-

-POV Aegon Targaryen-

« Vous devez maintenir une plus grande stabilité lorsque vous effectuez ce mouvement, Votre Altesse », me dit Ser Steffon en essayant de me conseiller, voyant que j’effectuais mal un mouvement avec mon épée.

‘Selon lui,’ pensai-je, car mon cousin Aemon me l’avait appris ainsi.

‘Aussi solide qu’un roc mais aussi souple que l’eau,’ répétai-je dans mon esprit sans changer ma façon de frapper le mannequin que m’avait offert mon cousin.

RUGISSEMENT D’URRAX

‘Enfin,’ pensai-je en entendant le rugissement lointain d’Urrax. Cela faisait six lunes entières que j’avais passé loin du Val.

‘Loin de Cregan ainsi que de Mark,’ pensai-je en me souvenant du stupide apprenti boucher qui avait réussi à obtenir un poste d’apprenti cuisinier au château.

‘Mais qui espère plus,’ pensai-je en me remémorant nos après-midi de combats l’un contre l’autre.

‘C’est le seul qui n’a pas peur de me faire mal et avec qui je progresse vraiment.’

La lumière du soleil fut brusquement bloquée par le gigantesque dragon de mon cousin, qui avait finalement dépassé en taille Vermithor, le dragon de notre arrière-grand-père.

‘Que je n’ai pas connu,’ pensai-je, légèrement triste.

‘Aurait-il aussi voulu que je sois l’héritier de père, comme mère et grand-père ?’ me demandai-je, ayant souvent entendu leurs discussions quand ils pensaient que je ne prêtais pas attention.

« C’est le dragon du Prince Aemon », dit le commandant de la Garde Royale de mon père.

Je roulai des yeux face à son observation « experte » puis je dis :

« Ne faisons pas attendre mon cousin. »

---

-POV Aemon Targaryen-

Malgré la taille croissante d’Urrax, il se posa sans difficulté dans la vaste cour du Donjon Rouge.

Les chevaliers arrivèrent rapidement et nous entourèrent, sans intention menaçante, plus pour la forme qu’autre chose. Mais Urrax, dont le tempérament devenait de plus en plus prononcé et provocateur, rugit puissamment tout en secouant légèrement son cou, rendant son rugissement encore plus impressionnant.

Sentant la joie et l’amusement d’Urrax face aux reculs rapides des hommes de mon oncle, je souris et tapai ses écailles en disant : « Ne sois pas un petit connard. »

Urrax rugit une seconde fois dans les airs, puis souffla sèchement avant de poser sa tête au sol pour que je puisse descendre.

Je me détachai rapidement des chaînes qui me retenaient à ma selle, puis je commençai à détacher également le sac en toile que j’avais apporté avec moi, car j’allais passer quelques jours auprès de mon oncle pour resserrer les liens que le temps passé loin de lui avait peut-être effrités.

‘Sans parler de la guerre civile dans le Val ; il doit commencer à avoir des doutes, et les gens doivent également commencer à se poser et à lui poser des questions à mon sujet,’ pensai-je en ouvrant grand les bras en voyant mon jeune cousin courir vers moi, le visage illuminé par un grand sourire.

« Aegon, skoriot issa ? » dis-je, heureux de le retrouver. (Aegon, comment vas-tu ?)

« Rytsas, drīvose iksan. Vāedas sȳndror iksis iā tubissa naejot ānogar, » répondit-il dans un haut valyrien très fluide. (Ça va bien, j’en avais marre de rester avec tous ces flagorneurs.)

J’haussai les sourcils et dis :

« Tu parles très bien notre langue, je vois que tu as pris tes cours au sérieux. »

Il sourit timidement, et j’en profitai pour lui frotter les cheveux, le décoiffant au passage, m’arrêtant seulement lorsqu’il repoussa ma main, le sourire aux lèvres.

« Aegon ! » cria Viserys sans aucune retenue en avançant rapidement.

‘Presque en courant,’ remarquai-je en le voyant descendre les marches du Donjon Rouge rapidement.

‘Il semble que le guérisseur venu de Yi-Ti que j’ai envoyé auprès de Viserys fasse des miracles,’ pensai-je en regardant mon oncle, visiblement revigoré.

Aegon s’écarta pour me laisser serrer mon oncle dans mes bras. Il avait même pris un peu de poids depuis la dernière fois.

‘La théorie selon laquelle les mestres empoisonnent les rois Targaryen, notamment les rois Aerys II, dit le Roi Fou, et Viserys me paraît de plus en plus plausible,’ pensai-je en constatant par moi-même que mon oncle était en meilleure santé sous les soins de mon guérisseur.

« Mon oncle, je suis si heureux de te voir en meilleure santé », dis-je, car la dernière fois que j’étais venu dans la capitale, son état s’était aggravé, et les mestres lui faisaient boire toutes sortes de mixtures tout en le recouvrant de sangsues toute la journée.

‘Et comme par hasard, cela s’était accentué depuis son retour,’ pensai-je en observant la Main du Roi, qui arrivait au loin en même temps que sa fille, la reine Alicent, et ses deux enfants.

« C’est uniquement grâce à ton guérisseur que je vais mieux. L’alchimiste Lin Zhi a été d’une très grande aide, » dit-il en passant un bras autour de mes épaules.

« Cela me comble de joie, mon oncle, » dis-je avant de tendre la main droite à la Main du Roi, avec qui j’avais eu le « plaisir » d’échanger quelques mots lors de mon dernier passage au Donjon Rouge.

« Félicitations pour la naissance de votre fils, Prince Aemon, » dit Otto Hightower.

« Merci, » répondis-je en souriant librement.

‘Plus besoin de faux sourire ni de réprimer mes émotions maintenant que je possède la plus grande force militaire personnelle des Sept Royaumes,’ pensai-je, appréciant le changement que je ressentais de plus en plus avec le temps.

‘L’époque où cette petite vermine de Cole m’humiliait librement au gré des caprices de ma cousine est bien loin,’ me dis-je, en remarquant qu’elle n’était toujours pas arrivée.

« Laena a accouché, et tu ne m’as même pas prévenu, » dit Viserys, surpris.

Je souris et répondis : « Je voulais te l’annoncer en personne. »

« Pardon d’avoir gâché la surprise, » dit la Main du Roi, sans paraître désolé, même un peu jubilant.

« Prince Aemon, félicitations pour la naissance de votre fils, » dit Alicent Hightower avant d’ajouter, feignant de plaisanter avec son mari : « Peut-être que nous pourrons trouver un prétendant digne de notre fille. »

Oncle Viserys sourit sans rien dire, et pour cause : Rhaenyra, avec un ventre proéminent, venait d’arriver accompagnée de Laenor.

Je leur souris, et Rhaenyra, ayant manifestement entendu son ancienne meilleure amie, déclara avec un sourire : « Peut-être que c’est Alysanne qui trouvera son bonheur avec Viserys. »

‘Content de voir que l’ambiance est toujours aussi joyeuse,’ pensai-je en l’embrassant, faisant attention à son ventre, avant de saluer mon beau-frère, à qui j’avais évité une mort inutile, d’une chaleureuse accolade.

« Tu l’as appelé Viserys ? » me demanda mon oncle, surpris.

Je hochai la tête, puis plaisantai : « J’ai choisi le nom d’un homme que j’admire. Vous le connaissez peut-être ; certains disent qu’il est roi. »

---

N.A : Les amis j'ai vraiment douillé pour sortir ce chapitre car j'ai fait une indigestion toute la journée je me sentais nauséeux et vaseux mais bon une promesse est une promesse et j'ai finalement réussi à sortir ce chapitre avant d'aller dormir.


More Creators