XaiJu
Ghostrider0002
Ghostrider0002

patreon


-Chapitre 201-

-Chapitre 201-

-POV MC-

En entrant dans la tente de commandement, j’ai directement demandé : « Où est Jalabhar Xho ? »

« Avec les autres sauvages en train de faire de la soi-disant diplomatie », dit Aegor Velaryon en ricanant.

J’ai froncé les sourcils, n’appréciant pas le ton du Velaryon, qui continua en disant :

« La vérité, c’est que c’est sûrement lui qui a averti les autres sauvages de notre approche et qui a essayé de… »

« Je t’arrête tout de suite », dis-je en levant une main.

La bouche de mon amiral s’est refermée comme par magie, au sens littéral, car j’ai utilisé ma télékinésie pour maintenir sa bouche fermée.

« Aegor, je t’ai donné le commandement de ma troisième flotte, pas ton mot à dire sur la gestion de ma conquête, ni même le droit d’insulter un prince reconnu de l’Empire », dis-je doucement, tout en le fixant, le défiant tacitement de répondre négativement.

J’ai relâché l’emprise que je maintenais magiquement sur sa tête, et il a hoché la tête en disant :

« Je suis désolé d’avoir outrepassé les limites de mon autorité. »

J’ai hoché la tête sans rien dire, puis je me suis tourné vers Viserys et j’ai demandé :

« Comment allons-nous faire pour régler cette histoire le plus rapidement possible ? »

« Je ne sais pas encore, mais tout ce que je peux dire, c’est que la majorité des princes des Îles d’Été sont réunis. Les autres arriveront dans les jours qui suivent », dit Viserys.

« Nous n’avons pas à les attendre, nous devons partir ce soir », dis-je.

« Qu’est-ce qui se passe ? » demanda Viserys, comprenant que quelque chose n’allait pas.

« La situation a changé », dis-je sans entrer dans les détails, car nous n’étions pas seuls.

« Légionnaire », ai-je crié, et presque instantanément un légionnaire est entré et s’est agenouillé.

« Votre Majesté Impériale », dit le légionnaire sur le pas de la tente, à genoux, n’osant pas entrer.

« Prépare des chevaux et annonce notre arrivée aux princes des Îles d’Été. Je n’ai que quelques heures à leur accorder », dis-je au légionnaire.

Ce dernier s’est immédiatement relevé, m’a salué militairement avant de se retourner et de courir, pressé d’accomplir sa mission.

---

-POV Jalabhar Xho-

« Ton Empereur est arrivé », me dit Barrana Koxhoria, Grande Prêtresse du plus grand temple érigé à la gloire de nos dieux, situé dans la ville de Tall Trees Town, le plus grand lieu culturel des Îles d’Été.

‘Elle est la seule personne en mesure de pouvoir influencer les princes des îles dans leur ensemble. C’est grâce à elle que Jhaba et Rabha…’

« Et ? » demandai-je, plein d’espoir.

« Je suis toujours décidée à offrir mon allégeance à ton Empereur, tant qu’il acceptera nos conditions, mais je doute réellement que Tharanos fasse pareil », dit la Grande Prêtresse.

J’ai froncé les sourcils en entendant le nom de mon vieil ennemi, car cela faisait plus d’une décennie que j’avais perdu ma place en tant que prince de la Vallée du Lotus Rouge au profit de ce jeune guerrier ambitieux et intrépide.

« Il ne se battra pas contre l’Empereur, il n’aura pas le cran de le faire. »

« Je ne veux pas non plus que mon peuple se batte contre lui, d’autant plus maintenant que j’ai vu la monstruosité qu’il commande, bien plus imposante que celle de ce prince… » dit-elle en cherchant ses mots.

« Viserys », dis-je en aidant la Grande Prêtresse, qui n’était plus toute jeune.

« Oui, Viserys », dit-elle en écarquillant les yeux, se souvenant finalement du nom du prince.

« N’oubliez pas ce que je vous ai dit à propos de lui. Tant que vous me reconnaîtrez comme étant le Prince des Îles d’Été et que vous vous soumettrez à son autorité, il s’en ira. Tout ce qui l’intéresse, c’est le bois de Goldenheart, des archers, et des pierres précieuses », dis-je à la Grande Prêtresse, qui s’est levée, agacée par mon discours.

« J’ai très bien compris, avec les milliers de fois précédentes où tu m’as rabâché la même histoire », dit-elle.

« Mais tu n’as jamais exprimé explicitement que tu m’accordais ton soutien », dis-je, décidant cette fois d’exprimer clairement mes inquiétudes.

‘L’Empereur est déjà là. Si je ne suis pas soutenu par la majorité, il pourrait refiler le poste de Prince des Îles d’Été en compensation au Prince Viserys pour lui retirer Riverrun, comme beaucoup à la cour le pensent’, pensai-je, inquiet pour mon avenir. 

Voyant qu’elle restait silencieuse, j’ai insisté en disant :

« C’est la seule chose qui me manque pour assurer la majorité des voix des princes. »

« Je veux d’abord le voir en personne avant de t’attribuer ou non mon soutien, car bien que je sois certaine de donner l’ordre à mon peuple de plier le genou, je ne laisserai jamais mon peuple se faire gouverner par quelqu’un qui ne peut pas représenter nos intérêts. »

« Quelqu’un comme moi », dis-je, comprenant maintenant ses réticences.

‘Aux yeux de l’Empereur, je ne suis qu’une excuse pour envahir les Îles d’Été, tandis que pour mon peuple, je ne suis qu’une marionnette. Je vais devoir rapidement gagner le soutien des autres princes, sinon je deviendrai inutile’, pensai-je.

J’ai observé la Grande Prêtresse s’éloigner de moi, puis j’ai pris une profonde inspiration, désormais prêt à prendre des risques pour mon avenir.

---

-POV Viserys Targaryen-

Assis sur mon cheval, j’ai observé les indigènes nous toiser d’un air mitigé tout en murmurant dans leur langue.

Je ne comprenais pas leur langage, mais je n’en avais pas vraiment besoin, car dans leurs yeux, je pouvais lire tout ce que j’avais besoin de savoir.

‘La peur, la colère, le rejet, mais aussi un peu d’espoir.’

« Que t’arrive-t-il, Viserys ? Tu es généralement plus bavard », dit Aegon en riant.

‘Il pense avoir déjà gagné, mais j’ai vu ce peuple. Ils n’ont rien à voir avec les Westerosiis. Leur mentalité est différente. Ils sont libres et n’accepteront pas de troquer cette liberté, qui est leur fierté, contre la sécurité’, pensai-je.

J’ai hésité quelques secondes, car je connaissais le caractère d’Aegon : il n’aimait pas être contrarié.

‘Mais il déteste encore plus qu’on lui mente’, pensai-je, décidé à m’exprimer.

« Je ne pense pas que nous obtiendrons l’allégeance des princes des Îles d’Été aussi facilement que nous le pensons », dis-je en regardant le visage d’Aegon pour voir s’il se froissait ou non.

« Tu ne penses pas ? » dit Aegon, sans réellement prendre mes plaintes au sérieux.

« Non », dis-je de manière catégorique.

« Crois-moi quand je te dis qu’ils ne voudront pas se battre contre moi, avec les conditions que je vais leur proposer », dit Aegon.

J’ai froncé les sourcils, confus, puis j’ai demandé, suspicieux :

« Tu comptes leur offrir quelque chose ? »

« L’avenir », dit Aegon sur un ton mystérieux, presque jubilatoire.

‘Encore des réponses mystérieuses et stupides’, pensai-je, agacé, en regardant mon neveu donner un petit coup de talon à son cheval pour prendre un peu d’avance.

‘Espérons que ce qui le pousse à être plus conciliant ne soit pas trop grave’, pensai-je, en espérant que l’Empire n’avait pas sombré dans la guerre.

---

-POV Jalabhar Xho-

Dans la grande salle où nous avions été invités à tous nous rassembler par la Grande Prêtresse, les princes de Walano et d’Omboru ainsi que ceux des îles les plus proches de ces dernières ont fait leur entrée les uns après les autres.

Je devenais de plus en plus tendu à mesure que des grands noms avançaient, et parmi eux se trouvaient les deux princes les plus puissants des Îles d’Été.

‘Jhaba Kho et Rabha Bhoxo’, pensai-je en apercevant dans la foule les deux chefs des maisons princières Kho et Bhoxo, tous deux vêtus de magnifiques manteaux de plumes provenant de toutes sortes d’oiseaux.

J’y ai même remarqué des plumes de toucans enflammés, un oiseau rare venant de par-delà nos mers.

À eux deux, ils régnaient sur plus d’un million de personnes et contrôlaient chacun plus d’une dizaine de principautés vassales.

‘Bien que nous ne nous battions pas comme les Westerosiis, en gâchant des dizaines de milliers de vies pour nos ambitions, chacun des enfants des Îles d’Été sait se battre, chasser, et devient un archer expert pour être pleinement considéré comme un homme ainsi qu’un guerrier par les autres’, pensai-je.

J’ai essayé de lire leurs pensées en inspectant les expressions de leurs visages, mais je me suis rapidement heurté à la cruelle réalité.

‘Je suis parti depuis trop longtemps pour essayer de discerner les expressions de mon peuple’, pensai-je, car très jeune, nous apprenons à maintenir des visages impassibles en présence d’étrangers et à nous en méfier comme de la peste.

Remarquant que certains me jetaient des coups d’œil et commençaient discrètement à me pointer du doigt, j’ai légèrement bombé le torse tout en appliquant les enseignements de mon père.

‘Sois aussi dur que la pierre, mon fils, car nos ennemis ne te montreront aucune pitié’, aimait-il me répéter à longueur de journée.

‘Il ne s’était pas trompé. Tharanos s’est chargé de me prouver les enseignements de mon père que je n’ai pas pris au sérieux, trop passionné par les femmes, le vin et mon arc’, pensai-je, décidé à ne pas répéter les erreurs que j’avais commises par le passé.

‘Il est temps pour moi de prouver que je mérite cette place, la place de Prince des Îles d’Été.’

Un certain temps s’est écoulé et tout le monde s’est calmé, en voyant les grandes portes ouvertes se refermer d’un seul coup.

Toutes les personnes qui discutaient ou murmuraient avec leurs voisins se sont tues, et toutes les personnes distraites se sont concentrées sur les immenses portes de la salle de ce temple.

Tout le monde avait vu l’immense dragon planer au-dessus de la ville et ressenti la terreur qu’instillait la vue d’un dragon dans le cœur de chacun.

‘Maintenant voyons comment ils se comportent face à celui qui contrôle cette bête’, pensai-je en jubilant intérieurement, tout en maintenant mon visage fermé, ne laissant transparaître aucune de mes pensées.

L’attente était interminable, mais au bout de quelques instants, qui m’ont personnellement paru des heures, les portes se sont finalement ouvertes petit à petit, laissant un brin de lumière entrer dans le temple.

‘Nous menons les grands rassemblements dans les temples pour éviter tout débordement en signe de respect à nos dieux, mais je ne sais pas si l’Empereur fera preuve d’autant de courtoisie que nous’, pensai-je, me mettant mentalement du côté de mon peuple et me détachant légèrement du contrôle ainsi que de la pression mentale de l’Empereur.

Une fois les grandes portes du temple ouvertes, j’ai vu l’Empereur entrer dans son armure d’acier valyrien, un fait qui a stupéfié les différentes personnes rassemblées dans la salle, car tous savaient ce qu’était l’acier valyrien.

‘Et l’estimaient encore plus que l’acier ordinaire, qui est très rare ici et un signe de grande richesse’, pensai-je.

Généralement, seuls les princes ou les membres de familles princières ou de familles marchandes fortunées peuvent se permettre de porter des armures en acier de ce type.

J’ai froncé les sourcils en voyant qu’à sa suite, une centaine de légionnaires prenaient place dans la salle, formant un arc de cercle et fermant toute voie d’accès à la sortie.

J’ai tourné mon regard vers la Grande Prêtresse, qui n’avait pas l’air d’être le moins du monde gênée par les actions de l’Empereur, contrairement à moi, car je pouvais déjà percevoir certaines réactions nerveuses, notamment de la part du prince Jhaba ainsi que du prince Rabha.

J’avais pour projet de rester dans mon coin jusqu’à ce que mon heure ne sonne, mais l’Empereur s’est immédiatement tourné dans ma direction et a dit haut et fort :

« Jalabhar, mon ami, tu ne viens pas saluer ton souverain ? »

J’avais envie de jurer, mais je ne pouvais pas.

Observé par tous, je ne pouvais pas montrer de faiblesse.

Je devais faire preuve de force pour être le lien entre l’Empire et mon peuple, mais je devais faire attention à ne pas froisser l’Empereur.

J’ai avancé tranquillement et, une fois en face de lui, je ne me suis pas mis à genoux comme le veut la règle dans l’Empire, mais j’ai simplement baissé la tête.

« Votre Majesté l’Empereur, c’est une immense joie et fierté de vous accueillir dans ma terre natale », dis-je, sentant une goutte de sueur perler le long de ma tempe tout en relevant la tête pour affronter le regard de l’Empereur ainsi que celui du prince Viserys.

‘S’il pouvait me tuer tout de suite, il l’aurait déjà fait’, pensai-je en observant le regard meurtrier du prince Viserys, prêt à me démembrer à la moindre occasion pour avoir insulté le dragon.

À ma grande surprise, l’Empereur ne s’est pas indigné ni ne m’a réprimandé pour mon manque de respect, et a simplement dit :

« J’ai appris de la part de mon oncle que tu avais fait un bon travail. »

Je ne savais pas s’il était sérieusement satisfait de ma performance ou bien s’il était en train de lentement signer mon arrêt de mort pour créer un exemple, mais j’ai simplement dit :

« Je vous remercie, Votre Majesté. »

« Ne me remercie pas », dit-il en passant devant moi et en se promenant librement, les bras croisés dans le dos, tout en observant les glyphes et gravures sur les murs.

« Je me suis beaucoup intéressé aux Îles d’Été et à ton peuple. Un peuple simple, respectueux, courageux, fier, mais surtout libre… Libre après s’être battu pour cette liberté », dit-il en regardant la Grande Prêtresse, légèrement appuyée sur le long sceptre que toute Grande Prêtresse léguait à la suivante lors de sa mort, représentant le lien entre nous et nos dieux.

Il a souri en regardant la Grande Prêtresse, puis a dit :

« Je n’ai pas beaucoup de temps, alors nous allons passer directement aux choses sérieuses. Je n’ai pas besoin de dragon pour incendier vos maisons et tous vous abattre. »

L’air s’est refroidi d’un coup, mais l’Empereur dit en claquant des doigts :

« Je pourrais tous vous tuer en une seconde, comme ça. »

Presque au même moment où il claqua des doigts, toutes les torches ainsi que le grand bûcher où nous avions l’habitude de brûler les offrandes pour nos dieux prirent une couleur verte.

‘Une couleur que je connaissais que trop bien.’

« Votre Majesté », dis-je en essayant de prendre la parole pour le raisonner.

« SILENCE ! » hurla l’Empereur d’une voix forte qui me terrifia.

‘J’ai oublié à qui je m’adressais’, pensai-je en observant toutes les flammes de la salle converger vers le grand bûcher et prendre la forme d’un dragon avant d’éclater dans toutes les directions, nous forçant tous à nous protéger par réflexe avec nos bras.

Sentant que la douleur que je m’apprêtais à ressentir ne s’était pas manifestée, j’ai doucement baissé ma garde.

Ce que j’ai vu m’a profondément choqué, car toutes les flammes avaient disparu sans blesser personne, à l’exception de celle qui entourait la Grande Prêtresse, qui regardait l’Empereur droit dans les yeux sans broncher.

« J’attendais ta venue, fils du feu », dit la Grande Prêtresse en s’adressant à l’Empereur Aegon dans la langue commune.

L’Empereur haussa un sourcil, surpris soit par le fait qu’elle s’adressait correctement à lui dans la langue commune, soit parce qu’elle n’avait pas l’air d’avoir peur de sa démonstration de magie, et il dit :

« Tu n’as pas peur ? »

« Je ne peux avoir peur d’un avenir que j’ai déjà vu », dit la vieille femme avec un petit sourire.

Curieux, l’Empereur demanda : « Qu’as-tu vu ? »

« Beaucoup de choses et pourtant si peu. Ce qui m’a le plus marquée, c’est la souffrance, le sang, l’espoir et la prospérité que tu amènes dans ton sillage. Beaucoup de gens mourront en te suivant, c’est certain, mais encore plus de gens prospéreront lorsque l’aube se lèvera sur ce monde », dit la Grande Prêtresse.

L’Empereur fronça légèrement les sourcils, méfiant, et dit : « Je ne veux que trois choses. »

« Donnez votre prix », répondit la Grande Prêtresse, presque sans émotion.

« Je veux des hommes prêts à se battre, des pierres précieuses, et des navires », déclara l’Empereur.

« Et qu’aurons-nous en échange ? » demanda la Grande Prêtresse.

« Tout ce que l’Empire offrira à ses citoyens, sans aucune discrimination. Est-ce une offre acceptable ? » demanda-t-il, bien que son ton ne laisse guère place à la négociation.

« J’imagine que c’est le cas », dit la Grande Prêtresse, semblant résignée mais satisfaite pour une raison quelconque.

Elle se tourna ensuite vers les autres princes, qui avaient retrouvé leur calme mais restaient tendus après la démonstration brutale de magie.

« Agenouillez-vous devant votre nouveau souverain, l’Empereur Aegon Targaryen », ordonna la Grande Prêtresse d’une voix faible mais ferme et autoritaire.

Les plus croyants se sont directement agenouillés, mais les plus grands princes, tels que Rabha et Jhaba, ont hésité.

Voyant cela, j’ai pris la parole, espérant rattraper mon erreur :

« Ou bien souhaitez-vous défier Sa Majesté Impériale dans un duel d’honneur à mort, comme le veulent nos traditions ? »

Les deux se sont regardés avant de s’agenouiller simultanément sur un genou.

« Longue vie à Aegon de la Maison Impériale Targaryen, puisse-t-il régner jusqu’à la fin des temps », dit la Grande Prêtresse Barrana Koxhoria, originaire de l’île des femmes, anciennement connue sous le nom d’Abulu.

« LONGUE VIE À AEGON DE LA MAISON IMPÉRIALE TARGARYEN, PUISSE-T’IL RÉGNER JUSQU’À LA FIN DES TEMPS », répétèrent-ils tous en chœur.

Comments

Alors prépare toi car cette nuit j'envoie un chapitre

Ghostrider0002

C'est pas que j'en ai rien à faire, mais là je suis à fond sur Ronnet Connington

Benoît Valtin


More Creators