XaiJu
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-Chapitre 9-

-Chapitre 9-

-POV MC-

Le trajet du village jusqu’à la base de la forteresse n°10, la plus proche de la frontière, nous a pris la majeure partie de la journée, mais nous sommes arrivés à la forteresse n°10 sans encombre.

Une fois arrivés à la forteresse, j’ai été extrêmement impressionné par la discipline des ninjas de Konoha, car dès qu’ils ont vu Danzo, ils se sont tous mis en rang.

Certains se sont même agenouillés devant lui, attendant ses ordres.

Rien à voir avec mes ninjas qui me regardaient comme des attardés.

Après quelques secondes à observer mes hommes, qui n’avaient pas encore décidé de me saluer, j’ai laissé échapper mon chakra pour faire pression sur eux.

Cela les a poussés à rapidement se reprendre et à me saluer.

« Kusakage-sama »

J’ai reniflé froidement pour leur démontrer mon mécontentement, mais je n’ai pas approfondi le problème, car ils ne me connaissaient pas encore très bien, bien que je portais la tenue du Kusakage.

Avec seulement cet incident, j’ai compris à quel point les ninjas de Konoha et de Kusa étaient différents, non seulement en termes de qualité, mais aussi en termes de sentiment d'appartenance.

Aucun ninja de Konoha que j’ai vu jusqu’à présent ne pourrait trahir son village de son propre chef.

Par contre, la moitié, si ce n’est plus, des ninjas de Kusa pourraient me planter divers coups de couteau dans le dos pour ma position, pour plus de richesses ou des ninjutsu spéciaux.

« Quelle est la situation ? » demandai-je à celui qui semblait être le chef de la zone.

« Pour l’instant, nous avons terminé de placer et d’installer tous les pièges sur la zone frontalière. Si les ninjas d’Iwa veulent envahir le pays du Feu par le pays de l’Herbe, ils n’auront que deux choix », dit le chef de cette forteresse.

« Lesquels ? » ai-je demandé.

« Les ninjas d’Iwa devront soit consommer nos fournitures tout en perdant de plus en plus de ninjas à cause de nos pièges, soit passer par ces trois zones également truffées de pièges, mais réglées avec un détonateur humain », dit le ninja de Kusa, chef de la zone frontalière.

« Un détonateur humain ? » dit confus l’Uchiwa qui nous accompagnait.

« Nous envoyons un clone se cacher sous le sol et il attend les troupes pour se faire sauter avec tous les explosifs. Les dégâts sont généralement très dévastateurs. »

« Pas mal, vous avez bien utilisé les ninjutsu que j’ai envoyés, mais il nous reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir venger le Shodaime », dis-je.

Le ninja en question hocha la tête et j’enchaînai directement en disant :

« Je veux que vous transmettiez le message à toutes les personnes dans les 10 forteresses : doublez les gardes, construisez des pièges et des fortifications en dehors de la forteresse. »

Le ninja en chef hocha la tête et j’ajoutai :

« Organisez-vous pour avoir au moins un ninja sensoriel toujours éveillé au poste de garde et surtout, ne vous relâchez pas. Soyez prêts à engager le combat à tout moment. Faites attention au moral de vos hommes et ne les épuisez sous aucun prétexte. Laissez-leur assez de temps de récupération pour qu’ils puissent être au summum de leur forme. Ils seront bien assez éprouvés une fois cette guerre véritablement engagée. »

« Oui, Kusakage-sama », dit-il, prenant rapidement note de toutes mes exigences.

J’observai chacun des ninjas rassemblés autour de nous et je m’adressai cette fois à eux tous ensemble :

« Veillez à vous rappeler que la guerre est aussi synonyme d’opportunités pour tous. Dites à tous qu’à la fin de cette guerre, tous les ninjas ayant atteint le rang de Jônin recevront deux primes de rang S et trois de rang A. Tous les ninjas de rang Chûnin recevront une prime de rang A et une prime de rang S. Tous les Genin recevront une prime de rang S et une prime de rang B. Si vous mourrez, votre famille recevra cette prime en votre nom. Vous avez ma parole. »

« Merci, Kusakage-sama », dit le chef de la forteresse tandis que je pouvais voir des sourires naître sur les visages de mes ninjas, sûrement excités par la récompense.

J’allais partir me reposer quand j’entendis une voix froide me dire :

« Comment comptes-tu payer tous ces gens ? »

« Ce ne sont pas tes affaires », dis-je, un peu agacé par l’ingérence perpétuelle de Danzo dans mes affaires.

« C’est le coût d’une alliance avec Konoha », me rappelai-je pour ne pas perdre mon calme face à une autre remarque de Danzo.

« J’espère que tu ne leur mens pas, car cela signerait la fin de l’alliance que nous avons signée ensemble. Si jamais tu leur mens sur un sujet aussi grave, non seulement tu perdras toute autorité, mais tu perdras aussi la moindre confiance qu’ils pourraient un jour avoir en toi », dit Danzo sur un ton condescendant avant de partir.

« Mais sérieusement, qu’est-ce qu’il a, ce type, pour être toujours aussi désagréable ? C’est vraiment un don donné par le Diable », pensai-je en entrant dans la chambre qui avait été préparée pour moi, suivi des membres de ma garde Oni qui prirent place un peu partout dans la pièce, tout en enlevant leurs masques et en se mettant à l’aise.

« Ne l’écoute pas, nous savons qui tu es et nous avons confiance en toi », dit Hayate, inquiet de ma réaction face aux paroles de Danzo.

« Ne t’en fais pas, je ne prends pas à cœur ce qu’il dit, mais il faut reconnaître qu’il n’a pas tort sur tout », Hayate fit un geste de la tête nonchalant, m’accordant ce point. Alors, j’ai continué :

« Je dois à tout prix obtenir cet argent pendant la guerre, car une fois la guerre terminée, nous n’aurons plus aucune échappatoire et nous devrons rendre des comptes. »

« Ne t’en fais pas, nous allons rapidement trouver une solution », dit Sosuke Uzarima.

Je n’ai rien dit, car je commençais à avoir une idée, mais je ne pensais pas qu’elle était bonne. Ma réflexion fut cependant interrompue par Rai, qui se plaignit :

« Mais sérieux, pourquoi leur as-tu promis autant d’argent ? On n’est pas une superpuissance comme Iwa, Suna, Kumo, Konoha ou même Kiri. On est juste Kusa, on galère à nourrir notre peuple. Comment allons-nous sortir une somme pareille ? »

« On doit faire vite, mais je pense qu’on peut y arriver », dis-je, décidant finalement de mettre mon idée en pratique.

« Comment ? », dit-il, surpris par la rapidité à laquelle j’avais trouvé une solution.

« On sait que tous les génies du village d’Iwa sont répertoriés dans le Bingo Book de Konoha, et pour certains dans ceux d’autres villages ninjas. Malgré leurs alliances de circonstance, nous pouvons sélectionner les missions les mieux rémunérées. Ensuite, nous les traquerons pour réclamer les primes fixées sur leurs têtes. Qu’ils soient Genin, Chûnin ou Jônin, nous nous chargerons de les débusquer et de récupérer cette maudite prime », dis-je aux membres de ma garde Oni.

« C’est une bonne idée, mais comment va-t-on faire ça précisément ? », dit Ashina, le plus silencieux.

« On s’est entraîné pour des techniques d’infiltration en territoire ennemi, alors faisons-le », dis-je.

« Tu as perdu l’esprit ? » dit Rai, toujours aussi direct.

« Je sais ce que je fais. Nous allons infiltrer Iwa en profitant de l’absence du haut commandement pour cibler les personnalités importantes, en commençant par les Jônin, les Jônin d’élite, et enfin les ninjas de rang S, qui sont à un pas du rang de Kage », répondis-je fermement.

« C’est beaucoup trop difficile, on n’y arrivera jamais », dit Aina d’une petite voix.

« Je suis sûr que nous pouvons le faire », dis-je, convaincu qu’avec l’arbre divin en moi, je pourrais changer les choses avec assez de temps et de prudence.

« Non, c’est clairement au-dessus de nos forces », dit Fumiko, également contre mon idée.

« Donc vous êtes contre ? », demandai-je.

Ils se sont tous regardés, et c’est finalement Tajima qui parla, en essayant de prendre des

 gants pour ne pas me blesser :

« Écoute, nous t’avons toujours obéi, nous ne t’avons jamais demandé de nous épargner lors des missions dangereuses, et nous ne te le demanderons jamais. Nous te suivrons jusqu’en enfer... Je trouve toujours que cette mission est une mission suicide, mais je sais que si nous ne te suivons pas, tu iras là-bas tout seul. »

J’ai regardé mes dix frères et sœurs pour voir s’ils pensaient tous la même chose que Tajima ainsi que leur décision, et à ma grande surprise, aucun ne s’est dégonflé. Ils ont tous hoché la tête.

« Je suis désolé, mais je dois donner une raison à mes hommes de me suivre, et pour l’instant, l’argent et la promesse d’une retraite confortable sont la meilleure raison, et surtout la plus rapide, pour gagner leur loyauté, ou du moins leur confiance ainsi que leur reconnaissance », dis-je après avoir pris ma décision.

Bien qu’ils n’étaient pas tous d’accord avec moi, ils ont tous hoché la tête et mis leurs masques de Oni. Nous nous sommes équipés du mieux que nous le pouvions. Chacun a pris un sac ninja plus grand pour ranger nos fournitures, tels que les shurikens, les kunais et les parchemins de sceaux contenant de la nourriture lyophilisée que j’ai moi-même préparée pour empêcher les aliments de pourrir dans les sceaux.

J’ai attrapé le katana de mon maître et pendant un instant, je suis resté étourdi en le fixant, car je me suis souvenu qu’il me disait toujours que si un jour il mourrait, je devrais le venger avec sa propre arme pour qu’il puisse prendre sa revanche dans l’au-delà sur ses ennemis. Et je compte bien honorer son dernier souhait.

J’ai attaché mon katana à ma taille et je me suis équipé d’au moins une centaine de papiers explosifs pour plus de sécurité. Chacun a fait la même chose que moi, et certains ont ajouté quelques petits objets personnels de leur propre composition.

Une fois les préparatifs terminés, j’ai mis mon masque et j’ai dit :

« Allons-y, nous devons faire bon usage du temps qu’Iwa nous laisse. »

« Oui, capitaine. »

J’ai disparu dans un flou, et très rapidement, je les ai sentis derrière moi.


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