-Chapitre 67-
Added 2024-09-10 01:58:37 +0000 UTC-Chapitre 67-
-POV Raymund Connington-
Assis sur mon cheval j’ai regardé droit devant la première armée arrivée du nord, les bannières que je pouvais apercevoir étaient celles de la Maison Tully principalement mélangées aux bannières Keath, Shawney, Vance et Mallister.
J’ai serré les rênes de mon cheval pour qu’il tourne dans le sens inverse et là j’ai pu apercevoir au devant de la seconde armée les bannières des Maisons Vypren, Smallwood, Piper, Wayn et de nombreuses autres petites maisons.
« Nous sommes encerclés » dit Kevan Lannister en apparaissant à mes côtés, toujours accompagné de son chien de garde.
« Il semblerait en effet que nous soyons entourés par nos ennemis, mais nous sommes toujours en position de force. Nous avons le terrain le plus élevé et ils sont en confiance, l’armée au nord a plus de 20 000 hommes tandis que l’armée du sud n’en a que 10 000. »
« Ce qui est un problème, en revanche, c’est que nous avons dû nous séparer de 10 000 hommes pour tenir les châteaux ainsi que les donjons que nous avons pris aux Seigneurs du Conflans, ajoutant à cela l’armée de votre frère qui est restée à Harrenhal pour le tenir afin d’anticiper une possible attaque sur la porte des Riverlands pour couper notre ligne d’approvisionnement. »
« Je sais que nous n’avons que 27 000 soldats et que nous sommes en infériorité numérique, mais n’oublions pas non plus que notre armée est composée de véritables soldats, pas de foules armées de piques ayant été formées sur la route », dis-je.
Kevan Lannister, l’oncle de la reine, hocha légèrement la tête et donna ses ordres à son second, la Montagne, qui hocha la tête, mit son heaume et rejoignit rapidement l’avant de nos forces.
« Avec lui, personne ne pourra franchir notre arrière-garde. Nous avons simplement à nous concentrer sur la défense de l’armée du Blackfish », dit-il sûr de lui.
Pour avoir personnellement assisté aux combats de Ser Gregor, je pouvais comprendre d’où venait cette confiance de la part de Ser Kevan Lannister.
Par contre, je n’étais pas aussi impressionné que ça par ses prouesses, car j’avais vu mon frère faire tellement mieux qu’aucun homme ne pourrait me surprendre avec des 'prouesses' physiques sur un champ de bataille.
Voyant Ser Gregor mener au combat un détachement de 1 500 cavaliers et 5 000 soldats d’infanterie pour arrêter l’armée qui attaquait l’arrière de nos forces, j’ai arrêté de m’en préoccuper et je me suis tenu sur la falaise en donnant mes ordres.
« Ser Kevan, ordonnez à vos soldats de former trois fronts composés de lanciers pour arrêter l’avancée de l’ennemi », dis-je, ne me permettant pas de donner des ordres à ses hommes afin de lui démontrer la courtoisie élémentaire et le respect qu’il méritait de par son rang ainsi que sa position.
Ce dernier hocha la tête et j’ai continué en disant :
« Laissez assez de distance pour qu’une unité de cavaliers puisse venir vous porter secours en cas de besoin. »
« Oui, Commandant », dit Ser Kevan en donnant symboliquement ses propres ordres à ses lieutenants avant de revenir vers moi, tandis que je profitais de ce moment pour donner mes ordres à mes propres soldats.
« Manteaux d’or, je veux que vous formiez un carré protecteur. Vous défendrez cette position avec vos vies si cela apparaît être une nécessité pour le royaume. »
« POUR LE ROYAUME ! » hurlèrent tous mes hommes.
Très rapidement après que la bataille eut commencé, j’ai souri, appréciant le spectacle, car la disposition de mes hommes, assez inhabituelle, avait forcé les Tully à séparer leur infanterie en trois pour affronter les trois blocs de 5 000 soldats séparés prêts à les accueillir.
‘J’aurais préféré qu’ils se jettent à corps perdu dans la bataille afin de les briser avec une charge de cavalerie qui aurait détruit le moral de ces paysans’, pensai-je en observant les cinq escouades de cavalerie Lannister prêtes à en découdre avec l’ennemi.
Mais même en évitant correctement le premier piège, les Tully ne pouvaient pas imaginer la surprise que je leur avais préparée, car dans les blocs de 5 000 hommes, des arbalétriers étaient cachés.
Il n’a pas fallu trop de temps pour sentir que l’armée Tully ne pourrait rien faire pour inverser la tendance, car petit à petit, le nombre de ses soldats s’égrenait, tandis que de l’autre côté, Ser Gregor Clegane, par sa présence imposante et terrifiante pour ses ennemis, parvenait à mettre en échec les vassaux des Tully.
Petit à petit, les Tully, perdant de plus en plus d’hommes, ont reculé et je n’ai pas faibli, car j’ai donné l’ordre de les suivre dans leur retraite.
La bataille a continué sur plusieurs kilomètres, tout en leur laissant le temps de se replier et de reformer leurs rangs, mais sans leur laisser le temps de nous distancer. Au loin, j’ai entendu un cor qui m’a donné le sourire, le cor caractéristique de la Maison Connington.
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-POV Gregor Clegane-
« AAAAAAAAAAAAAAAH ! » hurlais-je en frappant mon épée de toutes mes forces sur un vulgaire paysan armé d’une simple lance et vêtu d’une pathétique armure de cuir en mauvais état que mon épée n’a eu aucune peine à déchiqueter.
J’ai retiré mon casque en les voyant tous fuir, morts de peur face à moi, et j’ai hurlé à mes hommes :
« JE NE VEUX PAS EN VOIR UN SEUL EN VIE ! EST-CE QUE VOUS M’AVEZ ENTENDU ? LE ROI NE VEUT PAS VOIR UN SEUL DE CES VULGAIRES CHIENS EN VIE À LA FIN DE CETTE BATAILLE, ALORS TUEZ-LES TOUS ! »
Mes hommes, en m’entendant, ont hurlé deux fois plus fort et ont continué de poursuivre l’armée de paysans menée par les Piper, désormais en déroute, deux fois plus intensément.
« Pi… Pitié », dit un homme en tenant ses boyaux tout en me regardant, comme si j’allais l’épargner.
‘Tu es déjà mort, imbécile’, pensai-je sans rien dire, me contentant de plonger mon épée dans sa gorge, le tuant sur le coup.
Mon armure teintée de sang était le témoignage de la rage et de la difficulté de ce combat, mais une fois de plus, toutes les personnes que j’ai rencontrées sur ce champ de bataille n’en ont pas réchappé.
J’allais pouvoir mettre en place la seconde mission que le Seigneur Tywin m’avait…
‘Confiée’, pensai-je en ressentant une douleur à la gorge.
J’ai essayé de bouger mon cou, mais je n’y suis pas arrivé. En baissant les yeux, j’ai vu une flèche. J’ai cherché le tireur et ce que j’ai vu m’a glacé le sang pour la première fois de ma vie, j'étais térrif...