XaiJu
Ghostrider0002
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patreon


-Chapitre 8-

-Chapitre 8-

-1 heure plus tard-

J’ai atterri sur une branche d’arbre sans un bruit et j’ai levé la main afin que de faire signe à tous s’arrêter.

« Qu’est-ce que ça signifie ? » dit Danzo légèrement tendu.

‘C’est sa première guerre à lui aussi’ pensai-je, trouvant un peu de réconfort à l’inconfort de Danzo qui deviendra une figure emblématique dans le futur.

« Rien, j’ai juste quelque chose à faire. »

« Quoi ? » demanda Danzo presque immédiatement sur un ton pressant et suspicieux que je n’ai pas apprécié.

Je n’ai pas fait preuve de mécontentement et j’ai répondu tranquillement :

« Je dois aller voir le Daimyo, attends-moi ici. »

« Pourquoi dois-tu aller voir le Daimyo ? » dit-il sur un ton encore plus pressant.

J’ai cette fois plissé les yeux afin de montrer mon mécontentement et j’ai dit :

« C’est confidentiel. »

« Ce n’est pas notre accord, » dit Danzo sur un ton supérieur qui m’a légèrement irrité car bien que je ne sois pas issu d’un grand village, j’étais le chef du mien et pas lui.

« Je sais ce qu’est notre accord, et crois-moi, Danzo, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour le respecter. Donc si tu veux aussi que cet accord fonctionne, laisse-moi simplement parler au Daimyo, je n’en aurai pas pour longtemps… d’accord ? » dis-je tranquillement mais sur un ton qui ne laissait pas de place à la négociation.

« Tu as 10 minutes avant que l’on ne reprenne la route, » dit-il en prenant une petite inspiration, comprenant sûrement qu’il était allé trop loin.

« C’est largement suffisant, » dis-je en hochant la tête.

Dès la fin de ma phrase, j’ai activé et poussé ma technique de déplacement instantané à son paroxysme, franchissant toutes les secondes environ une centaine de mètres.

Je suis entré dans la capitale sans m’annoncer, de manière assez rapide et furtive.

« Halte, déclinez votre identité, » dit un samouraï.

Devant les portes du Manoir du Daimyo, j’ai été arrêté par une centaine de samouraïs qui m’avaient repéré.

Je dois avouer que l’une de mes plus grosses surprises dans cette vie fut les samouraïs.

Dans mon ancienne vie, je m’étais toujours posé la question de savoir pourquoi et comment des êtres tels que des Kage, assez puissants pour changer la destinée de ce monde, étaient aussi facilement soumis par de gros fainéants.

J’ai eu ma réponse dans ce monde : chaque pays formait ses propres samouraïs pour assurer la protection des nobles qu’ils avaient juré de servir.

Leur mission était sacrée et l’honneur qu’ils en retiraient était tel qu’ils pouvaient se suicider en cas d’échec ou de déshonneur, à l’instar des samouraïs du Japon féodal.

« Je m’appelle Kojiro Uzarima et je suis le nouveau Kusakage. Je suis venu ici pour avoir une entrevue avec le Daimyo, » dis-je sur un ton neutre.

« Le Daimyo se repose, » dit le garde sans même prendre la peine de m’annoncer.

« Il se reposera plus tard, c’est important, » dis-je sur un ton plus ferme, car je n’avais pas beaucoup de temps.

« Le repos du Daimyo l’est tout autant, » dit-il presque de manière robotique.

Comprenant que je ne pourrais pas voir le Daimyo à moins d’entrer en force dans le palais, j’ai hoché la tête et puis j’ai dit :

« Très bien. Je laisserai dès à présent les frontières de notre pays ouvertes et je rappellerai tous les ninjas de Kusagakure au village pour le défendre. J'espère que le Daimyo trouvera toujours le temps de se reposer après ça. »

« Vous n’avez pas le droit de commander les ninjas de Kusa, le Daimyo n’a même pas accepté votre candidature, » dit le garde, qui m’avait l’air bien informé.

« Je n’en ai pas besoin. Je vous informe simplement que tant que je n’aurai pas vu le Daimyo, le village de Kusagakure ne sera plus sous son autorité. »

J’ai fait mine de partir, mais le samouraï m’a arrêté :

« Attendez, je vais aller informer le Daimyo de votre arrivée. »

« Vous avez une minute avant que je ne rentre à Kusa, » dis-je, sachant que j’avais déjà perdu un temps précieux.

Il a couru dans le manoir et une minute plus tard, il est revenu et m’a fait signe de le suivre.

Une fois entré, j’ai vu que dans la salle du trône, il n’y avait pas que le Daimyo, mais aussi certains de ses ministres.

J’ai regardé le Daimyo avec colère et j’ai directement demandé sur un ton plutôt agressif :

« Où sont les fournitures pour le village de Kusa et les troupes de Konoha ? »

« Nous n’avons plus de nourriture, » dit un homme que je ne connaissais pas, sur un ton condescendant.

« Vous avez intérêt à en trouver dans la journée, sinon je viendrai arracher la nourriture de la bouche de vos enfants, » dis-je en le menaçant directement, ce qui a eu l’air de choquer toutes les personnes présentes dans la salle du trône.

En colère d’avoir été remis à sa place, il dit tout rouge :

« Vous osez me menacer ? Je suis le ministre du… »

Il n’a pas terminé sa phrase, car je lui ai planté un kunai dans la gorge, et tandis qu’il s’étouffait dans son propre sang, j’ai dit :

« Écoutez-moi attentivement, car je ne le dirai qu’une seule fois. Je veux que dans la journée, les vivres ainsi que les fournitures que vous stockez dans tous vos greniers soient envoyés à Kusagakure et dans les 10 forteresses qui défendent le pays de l’Herbe contre l’invasion du pays de la Terre. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? »

« Tu ne peux pas me tuer, les Daimyo de tous les pays sont intouchables. Si tu me tues, tu deviendras l’ennemi du monde entier, » dit le Daimyo, légèrement nerveux, sur un ton de fausse bravade.

« Je sais, mais comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas votre ennemi. Je suis la dernière barrière entre vous et les ninjas d’Iwa. Si vous pensez que vos samouraïs sauront vous protéger de tout ce qui arrive, je n’ai aucune objection à rester tranquillement dans mon village et à attendre. Mais pendant que vous attendez, vos magasins, vos coffres, vos greniers et même vos filles ainsi que vos femmes seront pillés et violés par le pays de la Terre, » dis-je, essayant de le raisonner après lui avoir instillé une bonne dose de peur.

Sentant que je n’étais pas fou et que mes arguments tenaient la route, il essaya de débattre avec moi en disant :

« Nous ne pouvons pas faire confiance au pays du Feu. Ils n’ont fait que nous jeter des miettes en échange de notre soi-disant alliance. Nous vivons dans la pauvreté alors qu’ils nagent dans toute sorte de richesse. »

'Pauvreté, tu parles... tu as trouvé l’argent pour te faire construire un putain de palais et nager dans l’opulence. C’est ton peuple qui souffre de pauvreté, mais ta pauvreté se résume au fait que tu n’es pas aussi riche que tes pairs' pensai-je.

Malgré mon ressenti, j’ai abondé dans son sens en disant :

« Je suis tout à fait d’accord avec vous, et c’est précisément pour cela que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour développer notre force militaire. Pour que nous ne soyons plus les chiens du pays du Feu, mais des alliés importants, ou un ennemi très dangereux à se faire. Je ne pourrai pas le faire si je reçois des coups de poignard dans le dos à chaque fois que j’entreprends quelque chose. »

Il hésita pendant quelques secondes avant d’hocher la tête, puis il dit :

« J’ai compris. À partir d’aujourd’hui, vous aurez mon plein soutien, mais j’attends des résultats concluants pour le pays de l’Herbe. Sinon, vous serez destitué, et ce, sans délai. »

J’ai ignoré la fin de sa phrase et je l’ai remercié en disant : « Merci, Daimyo. » Puis j’ai rapidement quitté les lieux. Je ne me suis pas éternisé, disparaissant dans la seconde suivante, et j’ai couru à toute vitesse vers le convoi qui m’attendait à proximité de la capitale.

Une fois arrivé, Danzo, adossé tranquillement à un arbre, m’a jeté un coup d’œil et m’a demandé :

« Est-ce que c’est réglé ? »

« Le Daimyo n’est plus un problème, » dis-je sans m’arrêter, en prenant la tête de nos hommes.

« Très bien, allons-y. Nous n’avons aucune minute à perdre et nous avons déjà assez perdu de temps inutilement, » dit-il avant de me rattraper.


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