XaiJu
Ghostrider0002
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patreon


-Chapitre 192-

-Chapitre 192-

-POV MC-

« Aegon, Aegon... AEGON ! » dit mon oncle en m'attrapant le bras.

Le bruit de l'acier sortant de son fourreau l'a figé, réalisant ce qu'il venait de faire. J'ai moi-même levé le bras pour empêcher mes gardes de dégainer leurs épées.

« Désolé, » dit Benjen en levant les mains, conscient de son erreur.

J'ai secoué la tête pour lui signifier que je n'y prêtais pas attention et j'ai dit : « Ce n'est rien. »

« Que vas-tu faire ? » demanda mon oncle.

J'ai hésité à lui parler de la situation sur le Mur car je ne voulais pas que le monde entier connaisse la menace qui devenait de plus en plus forte à mesure que les jours passaient.

« Je suis ta Main, j'ai besoin de savoir ce que tu vas faire, » insista mon oncle.

J'ai pris le temps de réfléchir quelques secondes avant de dire :

« Cette information ne doit être répétée à personne. »

« Tu as ma parole, » dit Benjen presque immédiatement.

J'ai tendu la lettre que j'avais serrée dans mon poing et j'ai dit pendant qu'il la lisait :

« Greyguard a été attaqué. »

« J'imagine que si nous avons reçu ce message, c'est que nous avons réussi à tenir le Mur, » dit Benjen, le front plissé en analysant les informations contenues dans la lettre.

« Je n'en suis pas certain, mais j'imagine et j'espère que c'est le cas, » dis-je, incertain de ce qui m'attendait là-bas.

« Je ne comprends pas pourquoi tu veux lancer une guerre sur trois fronts différents alors que nous sommes sur le point de nous battre contre la mort elle-même, » dit Benjen, toujours confus par ma décision.

« Durant l'âge des héros, les Marcheurs Blancs ont pu être arrêtés sans Feu Grégeois, sans dragons, sans Mur et surtout sans moi. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas le faire, » dis-je en essayant de justifier mon choix.

« L'âge des héros est mystérieux et surtout inconnu pour nous, nous ne savons pas comment nos ancêtres ont réussi à repousser les Marcheurs Blancs, » rétorqua Benjen, détruisant mon argument.

J'ai hoché la tête car il n'avait pas complètement tort et j'ai dit :

« Mais nous avons nos propres armes. »

« Certes, mais cela n'explique pas pourquoi tu engages une guerre contre les trois alliances d'Essos, » dit Benjen, essayant de me dissuader.

« Je n'engage pas une guerre contre Essos, je vais faire preuve de force, » dis-je en précisant mes intentions.

Voyant que Benjen n'était toujours pas convaincu, j'ai ajouté :

« Nous ne pourrons pas cacher trop longtemps que les Marcheurs Blancs essaient de franchir le Mur pour réduire le continent entier à l'état de cadavres ambulants. Et quand ce moment arrivera, toute notre attention devra être focalisée sur le Mur car nous ne connaissons pas les effectifs totaux du Roi de la Nuit. »

« 20 000 soldats sur le Mur, ce n'est pas assez, » dit Benjen, comprenant rapidement l'ampleur du problème.

« Oui, pour repousser l'armée des morts sans sacrifier un nombre important de gens, le Mur devra être protégé par une armée conséquente, une armée de plus de 100 000 soldats au moins, » dis-je.

« Ce qui laissera nos colonies et l'Empire fragilisés, » dit Benjen.

« Je ne sais pas quand la bataille finale aura lieu, mais si elle arrive rapidement, nous serons sous trop de feux et nous perdrons certaines batailles car nous ne pouvons pas envoyer des dragons partout ; nous n'avons pas assez de dragonniers pour cela. »

« Alors que devrions-nous faire en premier ? »

« Tout d'abord, nous annulons toutes les dettes que nous devons aux cités d'Essos. »

« Toutes ?! » demanda Benjen, surpris.

« Toutes. Nous ne rembourserons rien ; ce sera le prix qu'ils auront à payer pour avoir employé Euron Greyjoy contre moi et tous les autres pirates qu'ils ont engagés. Ensuite, je veux que Daenerys soit prête à se battre à tout moment. Elle devra être prête à survoler les champs de bataille en mer et à apporter son soutien à la flotte impériale. Nous allons détruire toutes les bases pirates sans délai et préparer notre flotte à faire la guerre à toutes les cités d'Essos. »

« Tu déclares la... » dit Benjen, scandalisé, mais je l'ai interrompu avant qu'il ne termine sa phrase en disant : « Ils n'oseront pas se battre contre nous. »

« Pourquoi cela ? » demanda-t-il, car dans ce cas de figure, nous serions plus faciles à vaincre, et un monde sans dragons est préférable pour ceux qui n'en possèdent pas ou qui ne sont pas couverts par leurs ailes.

« Parce qu'entre-temps, j'aurai rallié une armée qui attaquera de l'intérieur de leurs frontières, et ils seront pris en tenaille. Tout ce qui leur restera, ce sera la négociation ou une guerre totale, » dis-je, confiant en ma stratégie.

« Donc tu l'avoues, tu prends le risque d'entrer en guerre avec toutes les cités d'Essos, » dit Benjen, agacé.

« Je ne veux pas qu'ils me plantent un couteau dans le dos, » dis-je fermement.

« Un couteau imaginaire pour l'instant, » dit-il, car tout n'était que ma spéculation sur un avenir possible.

« S'ils me le plantent par devant, le couteau ne sera plus imaginaire car cela prouvera qu'ils peuvent aller jusqu'au bout. Tormo Fregar a probablement été l'instigateur de cette tentative d'assassinat et des alliances entre les cités d'Essos. Si je ne me montre pas ferme et prêt à tout, ils continueront à me ronger comme les rats qu'ils sont, » dis-je avant de me retourner.

J'avais pris ma décision, qu'elle soit bonne ou mauvaise, c'était la parole de l'Empereur et elle était définitive.

---

-POV Walton Steelshanks-

« Comment est-ce même possible ? » dit Tormund derrière moi en inspectant le corps de Cregan, le commandant en second de Greyguard, qui avait changé.

La peau de ce dernier était pâle, et la blessure qui aurait dû être mortelle était en fait fermée et si blanche qu'on aurait dit qu'il avait de la glace à la place.

« Quand je me suis réveillé, j'étais comme ça, » dit Cregan Snow en face de moi.

« Une fois que l'Empereur arrivera, tu devras tout lui dire sans omettre quoi que ce soit. »

« Très bien. »

« Où est mon cousin Karlon ? »

« Le commandant m'a dit qu'il était parti pour vous rejoindre, que vous aviez besoin de ses conseils. »

‘Des conseils de Karlon ? Qui pourrait bien vouloir des conseils de cet imbécile ?’ pensai-je en essayant de comprendre où était passé cet abruti.

« J'imagine que, ne connaissant pas l'urgence de votre requête, il s'est reposé à la Mole avant de reprendre son trajet vers Dreadfort, » dit Cregan Snow en me suggérant subtilement ce qui s'était passé.

Un silence a plané avant que je ne comprenne que mon cousin avait simplement prétexté un voyage vers Dreadfort pour aller se divertir au bordel de la Mole.

‘L'Empereur ne doit pas être au courant, ’ pensai-je, inquiet de la punition que je risquais de recevoir.

Je me suis tourné vers mon second, Jorah, un jeune homme loyal que j'avais élevé à la même position que moi lorsque j'étais au service du Seigneur Bolton, et j'ai dit : « Trouve-le et... »

RUGISSEMENT DE DRAGON

‘MERDE, MERDE, MERDE,’ pensai-je.

« Ramène-moi ce traître enchaîné. S'il résiste, je t'autorise à ne me ramener que sa tête, » dis-je sans prêter attention aux regards surpris par ma cruauté.

‘C'est ma tête ou la sienne, et je ne me ferai pas décapiter par sa connerie, ’ pensai-je en sortant rapidement pour aller accueillir l'Empereur.

‘Espérons qu'il soit d'humeur clémente, ’ pensai-je.

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-POV MC-

« Quelle foutue région, il fait un froid de canard ici, » dit Sandor en descendant de Rhaegal, utilisant maladroitement ses ailes comme escaliers.

‘J'ai bien fait de continuer les rituels de croissance car, même si c'est épuisant magiquement, cela me permet maintenant d'utiliser une selle capable de transporter mes gardes avec moi et de ne pas toujours être constamment sur mes gardes, ’ pensai-je en regardant Jaime, Sandor et Loras qui m'accompagnaient.

L'une des raisons qui m'a poussé à les emmener avec moi était que je voulais qu'ils soient témoins de ce que le monde ignore, ou préfère ignorer,

 afin de pouvoir dormir confortablement.

Je ne savais pas exactement ce que nous allions trouver, mais si jamais nous tombions face à un Marcheur Blanc ou à des revenants, la présence de Jaime et Loras assurerait que les Grandes Maisons de Westeros, du moins la Maison Tyrell et la Maison Lannister par leur intermédiaire, ne puissent plus douter de ma parole.

‘Bien que je lui aie assuré de l'existence réelle des Marcheurs Blancs et des revenants, elle ne me croit toujours pas totalement. ’

Dès que j'ai mis pied à terre, les portes du fort de Greyguard, qui avait bien été rénové, se sont ouvertes et j'ai aperçu une petite compagnie d'hommes sortir à cheval pour nous rejoindre rapidement.

J'ai facilement distingué Walton à leur tête et Tormund pas loin derrière.

‘Que font-ils ensemble ? ’ me suis-je demandé.

Les chevaux au galop ont rapidement couvert la centaine de mètres qui nous séparaient de l'entrée de la forteresse, et Walton s'est agenouillé dès qu'il a mis pied à terre.

« C'est un plaisir de vous revoir en bonne santé, Votre Majesté Impériale, » dit Walton, la tête baissée.

J'ai hoché la tête et répondu en lui faisant signe de se relever, ainsi que ses hommes qui, entre-temps, avaient aussi mis pied à terre et s'étaient agenouillés. Le seul encore debout était Tormund, que je n'ai pas embarrassé car ce n'était pas une occasion officielle :

« Je suis heureux de te revoir également en bonne santé, mais j'imagine que tu sais que je ne suis pas là pour ça. »

« Pardonnez-moi, j'ai amené un cheval pour vous, Votre Majesté, mais je ne savais pas que vous seriez accompagné, » dit Walton avant de faire signe à trois hommes de monter sur les chevaux de leurs compagnons pour que Sandor, Jaime et Loras puissent monter à mes côtés.

J'ai apprécié le geste, mais quelque chose n'allait pas dans sa façon de faire. On aurait dit qu'il cherchait délibérément à me plaire, alors qu'il n'avait jamais été comme ça, obéissant certes, mais pas flatteur au point d'en devenir un... lèche-cul.

Je n'ai rien dit et je suis monté sur le cheval qu'on m'avait apporté tout en faisant un signe de tête à Tormund, qui me l'a rendu avant de donner un coup de talon à mon cheval. Je n'en pouvais plus d'attendre pour voir les dégâts et savoir ce qui s'était passé.

Il n'a pas fallu plus de quelques instants pour que j'entre dans la forteresse de Greyguard, qui me semblait... déserte.

« Qui est en charge de cet endroit ? » ai-je demandé en regardant le petit groupe de ce qui me semblait être les officiers survivants dans la cour.

« Ce serait moi, Votre Majesté, » dit un homme pâle, clairement souffrant, en avançant à ma rencontre.

J'ai regardé ses épaulières représentant la tête d'un dragon en argent, signifiant qu'il était le lieutenant et commandant par intérim de cette forteresse.

 J'ai compris qu'il n'était pas le véritable commandant, probablement mort pendant la bataille, alors je lui ai demandé :

« Combien d'hommes ont survécu ? »

« Environ 215 personnes ont survécu à la bataille, mais 43 hommes sont décédés de leurs blessures, donc en tout, 172 personnes sont actuellement en vie, » dit le lieutenant, dont je ne connaissais pas encore le nom.

« Combien de Marcheurs Blancs ont attaqué la forteresse de Greyguard ? » ai-je demandé.

« Un seul, » dit-il en baissant la tête.

« Vous êtes en train de me dire que nous avons perdu 800 hommes en une seule nuit, avec les armes en verredragon et les pots de Feu Grégeois que j'ai fournis au Mur, face à l'assaut d'un seul Marcheur Blanc ? » demandai-je, surpris par le ratio de pertes.

‘800 pour 1, c'est inacceptable, ’ pensai-je.

« Votre Majesté, nous avons fait de notre mieux, mais nous n'avons pas eu l'occasion de nous battre avec les armes que vous nous avez confiées, du moins au début, car 200 légionnaires se sont sacrifiés pour que le reste de la caserne puisse s'équiper des armes en verredragon à l'armurerie. »

« Vous étiez déjà censés porter des armes en verredragon !!! » dis-je d'un ton dur, ce qui le força à baisser la tête une nouvelle fois pour éviter mon regard.

Il hésita une seconde, puis jeta un léger coup d'œil en direction de Walton, qui était prêt à faire une crise cardiaque à tout moment, ce qui m'a agacé au plus haut point car je venais de perdre une cohorte entière, et ils continuaient à garder leurs petits secrets.

« As-tu quelque chose à me dire, Walton ? » demandai-je au principal intéressé.

« J'ai fidèlement relayé vos ordres et vos instructions, mais il semble que certains de mes subordonnés aient décidé de n'en faire qu'à leur tête, » dit-il, dos au mur.

« Et... ? » dis-je, le poussant à continuer à parler, car je sentais qu'il y avait plus dans cette histoire qu'une simple désobéissance.

« Il semblerait que le commandant ait déserté son poste pour aller au bordel de la Mole lorsque les Marcheurs ont attaqué, » dit-il, abandonnant complètement le capitaine qu'il avait nommé au poste de commandant de Greyguard.

« LE Marcheur Blanc, il n'y avait qu'un seul assaillant qui aurait pu être vaincu si tout le monde avait été prêt et équipé correctement comme je te l'avais ordonné, » dis-je d'un ton fort et autoritaire.

« J'ai fait tout ce que vous m'avez demandé et je vous ai fidèlement servi, mais j'ai fait confiance aux mauvaises personnes. Je vous demande pardon, » dit-il d'un ton qui reflétait plus sa peur que son humilité, car il savait mieux que quiconque comment je punissais ce genre d'actes, que certains pourraient même qualifier de trahison.

‘Ce n'est pas le moment de le punir, ’ pensai-je en réprimant ma fureur.

« Nous sommes deux dans ce cas, » dis-je avant de passer devant tout le monde, furieux de ce que je venais d'apprendre.


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