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Ghostrider0002
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patreon


-Chapitre 47-

-Chapitre 47-

-Sunspear-

-POV 3e-

Dans les appartements royaux du palais de Dorne, Doran Martell observait pensivement les eaux miroitantes des jardins aquatiques.

Les murmures des eaux s'harmonisaient avec les pensées inquiétantes qui dansaient dans son esprit.

La nouvelle de la défaite écrasante de la Compagnie Dorée et de la mort d'Aegon ‘Blackfyre’ avait été un coup dur, un espoir qui s'était évanoui trop tôt.

Tout en réfléchissant attentivement, sa main caressa le bois lisse de sa chaise roulante. Doran avait toujours été un homme de patience, un joueur d'échecs dans le jeu complexe des trônes, mais le temps était peut-être venu d'agir.

Sa fille, Arianne, entra dans la pièce, les yeux flamboyants de rancune et d'inquiétude.

« Père, » dit-elle, la voix remplie de frustration, « cette nouvelle... elle change tout, n'est-ce pas ? Les Lannister s'en tirent encore une fois. Comment pouvons-nous rester silencieux alors que ce monde semble se liguer contre nous ? »

Doran hocha la tête. « Je suis d'accord, Arianne, mais nous devons agir avec sagesse. La vengeance aveugle n'a jamais été notre manière. »

Arianne s'assit à côté de lui et dit d’un ton hautain : « Que suggérez-vous, alors ? »

Doran prit une profonde inspiration et dit d’un ton fatigué : « Nous avons peut-être perdu un Targaryen, mais nous avons encore des pions sur l'échiquier. Le Griffon Sanglant, Ronnet Connington... Il pourrait être la clé. »

Arianne fronça les sourcils et dit : « Que voulez-vous dire ? »

Doran se pencha en avant, ses yeux plongeant profondément dans ceux d'Arianne : « Il est clair que le Griffon a ses propres ambitions, il pourrait être un allié, ou du moins un outil, pour renverser l'équilibre du pouvoir. »

Arianne semblait incrédule : « Vous voulez que je m'approche de Connington ? Le séduire ? »

Doran hocha la tête et dit : « Tu es ma fille, ma fière princesse Dornienne. Tu as l'intelligence, la beauté et le charme pour te rapprocher de lui. Découvre ses secrets, ses faiblesses, utilise-le contre Cersei et les Lannister. »

Arianne soupira profondément : « C'est un jeu dangereux, père, mais si c'est ce que vous pensez être le meilleur pour Dorne, je le ferai. »

Doran sourit, ses yeux brillant d'un feu renouvelé.

« Pour Dorne, » murmura-t-il.

Arianne acquiesça et répéta : « Pour Dorne. »

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-21e jour, 11e lune, 299 AC-

-Lys-

-POV 3e-

Quentyn Martell se tenait sur un balcon orné à Lys, la ville lumineuse se déployant devant lui comme une mer de lumières et de couleurs.

L'air marin se mêlait aux parfums exotiques des marchands ambulants, et la douce mélodie de la mer chantait à ses oreilles. Pourtant, malgré la beauté qui l'entourait, ses pensées étaient ailleurs.

Un émissaire, essoufflé d'avoir gravi les marches du palais, se présenta à lui avec une lettre scellée.

Quentyn la prit, reconnaissant le sceau de sa maison. L'émissaire, après avoir murmuré une brève salutation, s'en alla aussi vite qu'il était arrivé.

Quentyn, curieux, brisa le sceau et déplia la lettre, ses yeux parcourant rapidement les lignes écrites.

Le contenu le surprit : Aegon, le soi-disant héritier Targaryen, avait été défait en mer, sa flotte anéantie et il était présumé mort.

Quentyn retint un sourire triomphant. La nouvelle éliminait une menace à sa propre quête pour le trône de Westeros.

Si Aegon avait vraiment été un Targaryen, sa présence aurait compliqué les choses. Mais maintenant ?

Les chances de Quentyn de revendiquer le trône via une alliance avec Daenerys semblaient bien plus prometteuses.

Il replia la lettre et la glissa dans sa tunique, ses yeux se tournant vers l'horizon, imaginant ce que l'avenir lui réservait.

Tout semblait s'aligner pour lui. Dorne, le seul royaume de Westeros qui avait toujours été fidèle aux Targaryen, serait son soutien inébranlable. Avec Daenerys à ses côtés, ils seraient imparables.

En effet, les Lannister et les autres maisons avaient systématiquement érodé leur pouvoir et leur influence, mais l'ascension de Daenerys et la mort imminente de son père signifiaient qu'ils seraient les forces dominantes sur l'échiquier politique.

Tout en savourant un vin doux de Lys, Quentyn sourit à l'idée de la couronne posée sur sa tête. Avec Daenerys à ses côtés, elle que l’on disait être la plus belle femme du monde connu, se marier avec elle serait d’autant plus agréable.


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