-Chapitre 174-
Added 2024-07-08 18:25:59 +0000 UTC-Chapitre 174-
-POV Jaime Lannister-
J’allais retourner à mes quartiers pour dormir avant de commencer ma garde cette nuit, mais j’ai été intercepté par Ser Vylarr, le capitaine de la garde personnelle de Cersei.
Il a été nommé chevalier par l’empereur à sa demande pour qu’il puisse assurer sa protection en tant que bouclier lige à tout moment, car elle ne se sentait plus en sécurité depuis la tentative d’assassinat contre l’empereur.
« La Duchesse souhaiterait vous voir », dit Ser Vylarr.
‘Première nouvelle, la plupart du temps elle me lançait des regards noirs ou des petites piques, mais là elle veut me voir’, pensai-je avec amusement, sachant qu’elle avait sûrement un service à me demander.
J’ai hésité quelques instants avant de hocher la tête tout en me demandant ce qu’elle pouvait bien vouloir de moi.
Tandis que Ser Vylarr me montrait le chemin, je n’arrêtais pas de me poser la question suivante :
Que veut Cersei ?
Et qu’est-ce qu’elle pourrait bien vouloir de moi ?
‘Écoutons ce qu’elle veut, de toute façon je suis un garde royal, mon champ d’action est limité et je ne peux pas faire grand-chose’, pensais-je.
L’idée qu’elle veuille renouer avec moi m’a effleuré l’esprit mais s’est évaporée instantanément en me souvenant de la tête décapitée de Bellegere.
‘Sans parler du ressentiment qu’elle me porte, car j’ai assumé la bâtardise de nos enfants. Si jamais je venais à renouer avec Cersei, bien qu’elle ne soit pas sa femme, l’Empereur nous ferait tous décapiter et ferait oublier à tous le nom Lannister.’
Tandis que je me questionnais sans arrêt, nous sommes finalement arrivés devant les appartements de Cersei, qui étaient à ma grande surprise juste à côté de ceux de l’Empereur.
Vylarr a toqué à la porte, puis la voix de Cersei est venue de l’intérieur nous demandant d’entrer.
À l’intérieur de la pièce, Cersei assise sur une chaise jouait avec son fils.
‘Le sien, pas le nôtre’, pensai-je bizarrement en voyant le Prince Maegor, le seul enfant vivant de Cersei dont je n’étais pas le père.
« Merci Ser Vylarr », dit Cersei, lui donnant l’ordre implicite de nous laisser seuls.
‘Elle a changé, avant elle aurait donné l’ordre de sortir à l’homme’, pensai-je en regardant ma sœur qui avait l’air plus tranquille et paisible que jamais.
Le contraste avec celle qu’elle était à la mort de Robert et au couronnement d’Aegon était évident, elle n’avait plus ce regard empli de folie.
‘Normal puisqu’elle a pratiquement eu tout ce qu’elle désirait en mettant au monde le seul enfant capable à présent d’hériter du trône de son père’, pensai-je en regardant mon neveu, l’héritier du trône de fer, l’héritier de l’empire, l’héritier de tout le continent et sûrement futur cavalier Dragon.
« Tu dois sûrement avoir une idée de la raison pour laquelle je t’ai fait quérir, mon cher frère ? »
« Je ne sais pas », dis-je sans vouloir entrer dans le jeu de ma sœur.
Elle a haussé un sourcil et puis elle a dit : « Je sais que tu sais. »
Je suis resté silencieux après cela car cette discussion commençait à sérieusement m’agacer.
« Très bien, puisque tu me forces à te le demander, j’ai besoin de ton aide pour convaincre Aegon de faire de mon fils son héritier et de moi son impératrice », dit Cersei en me regardant droit dans les yeux, sur un ton qui ressemblait plus à celui d’une personne dictant un ordre qu’à celui de quelqu’un demandant de l’aide.
J’ai roulé des yeux et je me suis tourné pour m’en aller, pensant de manière dédaigneuse : ‘Pense-t-elle réellement qu’Aegon acceptera de faire d’elle son impératrice ?’
« Je ne t’ai pas donné la permission de quitter cette pièce. »
« Tu n’es plus reine, tu n’as aucun pouvoir sur moi, Cersei. »
« Tu trahirais ta propre famille, tes propres enfants. »
« Premièrement, Maegor n’est pas mon fils, c’est mon neveu », dis-je en fusillant Cersei du regard car je n’ai jamais aimé cette façon qu’elle avait de vouloir me faire culpabiliser dès que nous n’étions pas d’accord sur un sujet, quel qu’il soit.
« Maegor est certes mon prince, mais je tiens à te rappeler qu’il est déjà l’héritier de l’Empereur, alors n’essaye pas de me manipuler, cela ne fonctionne plus sur moi », dis-je en me retournant car j’en avais assez entendu.
‘Comme toujours, elle fait semblant de se soucier de ses enfants pour grimper les échelons de la société’, pensai-je en tendant mon bras pour tourner la poignée de la porte.
« Est-ce qu’il a dit que Maegor était son héritier, l’héritier du trône impérial de Westeros ? » dit Cersei, me faisant geler quelques secondes.
Je me suis retourné vers elle et puis j’ai dit : « Il n’a pas besoin de le dire, Maegor est son fils aîné, il a légitimé Maegor dès sa naissance, personne ne peut dire qu’il est né bâtard. »
« Mais il n’en reste pas moins que je ne suis pas sa femme, je suis sa maîtresse, et bien qu’il me traite bien, cela restera toujours une tâche lorsqu’il viendra le moment où Maegor deviendra Empereur », dit Cersei d’un air inquiet.
« Tu penses que c’est la raison pour laquelle l’empereur ne l’a pas annoncé publiquement ? » demandai-je à ma sœur.
« Je suis sûre que c’est pour ça, ou du moins l’une des plus grandes raisons pour lesquelles il n’a pas encore nommé publiquement Maegor comme son successeur », dit Cersei.
‘C’est plutôt logique dit comme ça, mais je ne peux pas me laisser entraîner dans des…’
Mes pensées se sont soudainement arrêtées en entendant la porte s’ouvrir et je me suis rapidement mis au garde à vous en voyant l’empereur entrer.
« Jaime. »
« Votre Majesté », dis-je en posant une main sur la poignée de mon épée tout en fixant l’horizon.
‘J’espère qu’il n’a pas entendu ce que Cersei racontait.’
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-POV MC-
En regardant Jaime qui évitait mon regard en fixant un point à l’horizon, j’ai légèrement souri avant de prendre des bras de Cersei mon fils qui avait déjà la taille et puis j’ai dit :
« Maegor sera mon héritier s’il est digne de ma couronne, mais si je venais à disparaître soudainement, alors oui, il sera l’Empereur. »
« Votre Majesté, nous ne… »
« Je sais ce que vous étiez en train de faire et bien que ce ne soit pas une trahison de penser à l’avenir, j’aimerais que l’on pense plus au présent qu’à ma mort. Dois-je vous rappeler que je n’ai que 17 jours de nom et que je suis loin de préparer ma succession. »
Les deux n’ont rien dit et puis j’ai dit : « J’ai déjà mis à jour mon testament qui a été signé par mon oncle Benjen et par mes frères-de-sang Bryan et Connor. »
J’ai embrassé la tête de mon fils qui avait déjà la taille d’un enfant d’un an avant de le repasser à sa mère qui n’osait pas lever les yeux dans ma direction, puis je suis parti les laissant tous les deux médusés.
‘Malheureusement pour vous, mes sens sont aussi surdéveloppés et les murs sont fins.’
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-POV Jaime Lannister-
« Je te déteste », crachai-je en regardant Cersei.
« Je ne pouvais pas savoir qu’il entendrait notre discussion », dit Cersei en essayant de chuchoter.
« Ta discussion… je n’étais pas dedans, arrête de m’entraîner dans tes plans foireux », dis-je avant de sortir et de claquer violemment la porte.
‘Elle me fera décapiter un de ces jours.’
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-16e jour de la 10e lune de l’an 300 AC-
-POV Gendry Baratheon-
La dame en rouge qui m’avait demandé de la suivre m’a amené sur l’île de Dragonstone, mais le roi n’a accepté aucune visite de sa part et nous a fait attendre une journée entière avant de finalement daigner nous recevoir.
Anxieux, je n’ai pas réussi à m’endormir, alors quand un garde est entré dans mes appartements pour me dire de m’habiller et de le suivre, je me suis tout de suite levé avec difficulté et je l’ai suivi sans faire d’histoires.
En entrant dans la salle du trône, j’ai tout de suite été étouffé par la pression des regards de toute la haute noblesse.
J’avais déjà servi de forgeron pour la moitié des nobles rassemblés ici lorsque je travaillais encore pour mon maître Tobho Mott,
le seul forgeron capable de reforger de l’acier valyrien et meilleur forgeron de tout l’empire.
« Gendry Baratheon, dernier fils légitime vivant de Robert Baratheon, usurpateur et meurtrier de mon père, avance, ne reste pas planté là, nous n’allons pas te manger », dit l’empereur du haut de son trône, portant une couronne en acier valyrien incrustée de rubis avec un petit sourire narquois.
‘Cadeau de mariage du Prince Doran Martell de Dorne.’
J’ai dégluti face à l’adresse de l’empereur ainsi que face aux nobles tous rassemblés dans la salle et me fixant tous d’un œil scrutateur, puis j’ai avancé.
Une fois à quelques mètres du trône, je me suis arrêté et puis je me suis agenouillé sur un genou et j’ai attendu. Le Régicide a souri et a dit :
« Face à l’Empereur, les roturiers doivent mettre deux genoux au sol. »
J’ai froncé les sourcils et puis j’ai dit : « Sa Majesté m’a fait l’honneur de me légitimer, je suis un Baratheon. »
« Ce qui fait toujours de toi un roturier, car la Maison Baratheon a été rayée de la noblesse de l’empire », dit l’oncle du roi, Benjen, qui n’avait pas l’air de m’apprécier énormément.
‘Avec les révélations comme quoi la Princesse Lyanna Stark n’a pas été violée, il doit sûrement en vouloir à son frère ainsi qu’à mon père’, pensai-je en pliant mon deuxième genou.
« Mélissandre, approche », dit l’empereur à la dame en rouge qui était accompagnée d’une autre dame en rouge que je n’avais jamais vue.
« Mélissandre, tu as sollicité une audience de ma part et j’aimerais savoir pourquoi ? » demanda-t-il.
« J’ai vu dans les flammes que cet homme se battra pour vous lors de la longue nuit, alors je vous l’ai amené », dit Mélissandre en s’inclinant profondément, laissant entrevoir grâce au large décolleté de sa magnifique robe rouge un paysage paradisiaque devant l’empereur qui avait l’air quant à lui complètement immunisé, car son regard s’est refroidi dans la seconde suivante.
Ce dernier a ensuite dit sur un ton bas et froid que je qualifierais même de dangereux :
« Hmm, et tu n’as pas vu dans les flammes de ton seigneur que je me suis fait attaquer par des assassins ni du complot visant à éradiquer ma lignée, n’est-ce pas ? »
Mélissandre n’a rien dit, mais une fois qu’elle a relevé la tête, j’ai pu voir le regard qu’elle a jeté à l’empereur.
‘Ce n’est pas le regard que l’on jette à son souverain’, me suis-je dit en voyant l’air indifférent qu’elle avait face aux réprimandes de l’empereur.
« Tu peux disposer », dit l’empereur avant de se tourner vers moi.
« Gendry, mon cher ami, cela fait quelque temps que je ne t’ai pas vu », dit-il.
J’ai hoché la tête sans rien dire et puis il a dit :
« J’ai appris que tu voulais me demander une faveur, alors je t’écoute. »
« J’aimerais accepter votre offre », dis-je sur le ton le plus solennel que je puisse avoir.
« Mon offre ? » dit l’empereur, l’air confus.
« L’offre que vous m’avez faite pour reprendre Storm’s End et l’héritage ancestral de ma famille », dis-je en essayant de lui rappeler l’offre qu’il m’a faite il y a maintenant plus de deux ans.
L’Empereur Aegon Ier m’a regardé avec un air bizarre et puis il a dit, en essayant de contrôler son expression faciale, ce qui n’a pas fonctionné pour tous car j’ai entendu quelques ricanements dans la foule, dont ce connard d’Horas Redwyne :
« Je t’ai demandé de me jurer fidélité en tant que seigneur de la Maison Baratheon, ce que tu as refusé de faire, si je me souviens bien. »
« Oui, et je vous demande humblement de me pardonner, mais je… » dis-je.
« Je crois que tu ne saisis pas réellement la différence entre aujourd’hui et le moment où je t’ai offert l’opportunité de devenir le Seigneur de Storm’s End et du coup le Duc de la Maison Baratheon. »
J’ai froncé les sourcils, ne comprenant pas, et il a dit : « À l’époque, tu aurais pu rallier les maisons des Stormlands pour que je puisse étouffer dans l’œuf les revendications ridicules des deux frères Baratheon dégénérés, mais en me refusant ton allégeance, tu m’as forcé à me battre sur trois fronts. »
L’empereur soupira pendant un moment en disant : « Tout d’abord, j’ai dû me battre contre l’alliance Tully soutenue par presque l’ensemble des Seigneurs des Riverlands et des Seigneurs du Val d’Arryn, puis j’ai dû me battre contre ce chien de Kinslayer. »
J’ai remarqué le tremblement de la Main de Ser Loras, dont les rumeurs dans la Capitale disaient qu’il était l’amant du Seigneur Renly Baratheon, puis j’ai dit : « Mais vous m’avez dit que… »
« Je sais très bien ce que je t’ai dit, mais tous les territoires que j’ai incorporés aux domaines impériaux sont des territoires que j’ai conquis et surtout que j’ai gagnés. En échange de quoi devrais-je te donner des terres pour lesquelles mes soldats, mes chevaliers, mes vassaux ont fait couler leur sang… ta loyauté ? »
Je me suis retrouvé incapable de dire quoi que ce soit sous la pression de tous ces regards ainsi que sous la pression imposante de l’empereur qui me regardait et attendait une réponse.
« Votre Majesté, si mon seigneur… »
« Je me fiche de ce que votre seigneur vous montre dans ses flammes, Mélissandre, je ne donnerai pas un royaume à un homme qui a refusé de me jurer allégeance simplement parce que vous me le suggérez. Si ça ne vous plaît pas, allez chuchoter à l’oreille d’un autre souverain », dit l’empereur Aegon en interrompant la dame en rouge.
J’ai froncé les sourcils et puis j’ai dit :
« Donnez-moi une chance de prouver que je suis digne de cet honneur. »
« Ce n’est pas une question de dignité, c’est une question d’utilité et surtout d’humilité. Tu estimes que le monde te doit plus que ce qu’il t’a donné, que je te dois plus que ce que je t’ai donné alors que tu ne m’es d’aucune utilité. Tu ne sais que forger comme les milliers de forgerons des forges impériales. Je pourrais prendre un peu de temps pour y réfléchir si tu savais reforger l’acier valyrien, mais tu n’as pas poussé ton apprentissage jusque-là. Tu n’es ni un combattant d’exception ni un administrateur compétent. La dure et cruelle vérité, c’est que je t’ai fait l’offre que tout roturier rêverait d’avoir en dix vies et tu as rejeté ma proposition. »
« Tu as sans doute rejeté ma proposition par égard pour ton défunt père alors que tu étais en quête d’identité et je le comprends parfaitement, mais il n’en reste pas moins que tu l’as fait et malheureusement pour toi, cette offre était la seule et unique offre que tu aurais de gravir tous les échelons de la noblesse en une fois. »
Je suis resté scié par sa décision jusqu’à ce qu’il fasse signe à ses gardes du corps de me traîner hors de la pièce, puis j’ai dit sur un ton déterminé et bien plus fort que je l’aurais voulu :
« Qu’est-ce que je dois faire pour devenir noble ? »
« Ce que tu dois faire ? » dit l’empereur en levant un sourcil avant de réfléchir quelques secondes.
« Si tu veux devenir noble, tu devras te battre pour ça. J’enverrai très prochainement une flotte conquérir les Îles d’Été. Si tu sers en tant que soldat et que tu arrives à gagner un titre de chevalier, tu pourras déjà prendre pied dans la petite noblesse de l’empire », dit-il avant de faire signe à ses gardes de me faire sortir.
‘Me battre, si c’est la seule chose à faire, je vais me battre. Je reviendrai en tant que héros et je reprendrai tout ce qui appartenait jadis à la Maison Baratheon’, pensai-je en me laissant entraîner.
Comments
ça aurait vraiment pu être ça étant donné le désir de tout controler d'Aegon mais non pour le coup il a simplement abandonné Gendry à son triste sort de forgeron en sachant que l'homme ne ferait jamais mieux que serviteur d'un noble et que cela le rongerait. Gendry n'est pas important dans son esprit, un simple second rôle.
Ghostrider0002
2024-08-01 23:32:25 +0000 UTCpff, je suis sur que c'est une piece de théatre, et que ces lui qui a fait de la vie de Gendry un enfer. Puis il a envoyer Mélissandre le chercher, c'est le genre de merde qu'il ferai
Benoît Valtin
2024-08-01 07:41:36 +0000 UTC