-Chapitre 34-
Added 2024-06-23 10:45:34 +0000 UTC-Chapitre 34-
-POV Cersei-
Le soleil, déjà à son zénith, perçait à travers les lourds rideaux de la chambre, laissant échapper des rayons dorés qui venaient caresser mon visage.
Je m'éveillais doucement, bercée par le sentiment chaud et rassurant de la couverture de plume qui enveloppait mon corps.
Une douce chaleur rayonnait à ma gauche, et en me tournant, je trouvais Ronnet, dormant paisiblement à mes côtés, ses traits, d'ordinaire si fermes, étaient adoucis par le sommeil, me révélant une facette de lui que peu avaient la chance de voir.
L'odeur de son parfum flottait dans l'air, mélangeant bois de cèdre et d'épices douces, me rappelant la danse de la veille, où il m'avait tenue si près, si fort.
J'observais le rythme paisible de sa respiration, et un sourire tendre se dessina sur mes lèvres. C'était le matin suivant notre union, et malgré toutes mes inquiétudes, tout semblait parfait.
J'avais toujours été la lionne de Casterly Rock, fière, indomptable, toujours prête à montrer les crocs pour protéger les miens.
Mais là, dans le silence de cette pièce, j'étais simplement Cersei, une femme nouvellement mariée, et même si je ne le lui avouerais peut-être jamais, j’étais sans doute amoureuse de mon mari et réellement heureuse de cette union qui portait tellement de promesse et d’espoir.
‘À commencer par la vie que je portais en mon sein’, pensai-je.
C'était cette vie qui grandissait en moi qui avait atténué mes craintes et adouci mes ardeurs. Ronnet, en dépit de sa réputation redoutable, avait su trouver le chemin de mon cœur, me montrant qu'il était possible pour moi de baisser ma garde, de m'abandonner en toute confiance.
Des frissons me parcouraient à la simple pensée de cette nouvelle vie que nous créerions ensemble.
Une vie de pouvoir où tous les moutons s’effondreraient sous la puissance du lion et du griffon, une vie où je n’aurais plus à avoir peur de faire confiance à quelqu’un, une vie où je pourrais me reposer sur quelqu’un qui ne me décevrait pas.
‘Pas comme mon abruti de jumeau’, pensai-je avec ressentiment en repensant à mon frère qui avait eu la bêtise de se faire capturer et n’avait pas réussi à éviter la mort de notre aîné.
Je posais ma main sur mon ventre encore plat, savourant la douce promesse qu'il portait en lui.
Ronnet avait réussi l’impensable : il m'avait fait ressentir quelque chose que je n'avais jamais ressenti auparavant… une vulnérabilité tendre, presque douce, comme une petite fille sachant que quoi qu’il arrive, même si elle tombait dans une rivière, son père serait toujours là pour la rattraper.
Il bougea légèrement dans son sommeil, brisant mes pensées, ses bras se resserrant autour de moi, cherchant ma chaleur. Ce qui me fit sourire, car je savais qu’à partir de maintenant, j'étais son abri, tout comme il était le mien.
‘Nous sommes une famille.’
J'avais trouvé un protecteur en Ronnet, non pas parce que j'en avais besoin, mais parce que je le voulais. Sa présence à mes côtés m'apportait une tranquillité d'esprit que je n'avais jamais connue, même du vivant de Robert.
Ronnet avait réussi à voir au-delà de la reine redoutable et impitoyable, il avait vu la femme désireuse d'amour, de tendresse et de protection que même moi j’avais rejetée au fond de moi.
Je me blottis davantage contre lui, cherchant le réconfort de son étreinte. Un léger sourire s'épanouit sur ses lèvres endormies, comme s'il ressentait ma présence même dans ses rêves.
Cette pensée me fit sourire à mon tour.
Je réfléchissais à tout ce que l'avenir nous réservait. Il y aurait des défis, bien sûr, mais avec Ronnet à mes côtés, j'avais la conviction que nous pourrions les surmonter.
Ma vie avait été bouleversée de tant de façons inattendues, mais à cet instant précis, j'étais comblée.
Peut-être que c'était ça, le véritable amour, non pas les chansons et les poèmes, mais ces moments tranquilles, ces moments où l'on se sent en sécurité dans les bras de l'autre.
Ces moments où l'on peut baisser sa garde, se montrer vulnérable, et savoir que l'on sera toujours protégé.
C'était un sentiment nouveau pour moi, mais je l'accueillais à bras ouverts. Avec Ronnet, je n'avais pas besoin d'être tout le temps la féroce lionne sans cœur qui déchirerait n’importe quel animal venant troubler sa paix.
J'embrassais doucement sa joue, ressentant le picotement de sa barbe naissante. Il murmura quelque chose dans son sommeil, son souffle chaud effleurant mon oreille. Même endormi, il était là pour moi.
Et je savais que lorsque nous nous lèverions et affronterions le monde extérieur, je le ferais avec une force renouvelée, sachant que Ronnet était à mes côtés, prêt à m'aimer, à me chérir et à me protéger.
Et cela valait tout l'or de Casterly Rock.
‘Hmm, peut-être que j’exagère, mais cela vaut au moins ¾ de nos réserves.’
Comments
nous n'avons pas peur des dragon mr ronnet ? tu devrais envoyer des assassins tuer daeneris ? ou même y allez toi même et tuer les bébé dragon, c'est fou de ne rien faire contre ça surtout maintenant qu'il ne peux plus être roi, tuer daeneris est le seul chemin
Benoît Valtin
2024-06-23 15:33:35 +0000 UTC