-Chapitre 32-
Added 2024-06-23 10:00:50 +0000 UTC-Chapitre 32-
-POV MC-
J'avais demandé Myrcella en mariage car si jamais Tommen venait à mourir sans héritier, je deviendrais le Roi des Sept Couronnes. C'était peut-être cruel de capitaliser sur la mort de son fils, mais je n'avais pas envie de renoncer à cette opportunité simplement par affection.
Il y avait aussi le fait que j'avais du mal à faire confiance à Cersei et que je ne voulais pas me faire avoir par elle. Car même si elle avait l'air aussi docile qu'un chaton ces derniers temps, c'était un Manticore (lion avec pour queue une vipère).
En dehors du fait qu'au niveau charnel nous étions parfaitement compatibles, je savais très bien qu'elle avait une nature froide au fond d'elle et que la seule raison pour laquelle elle était aussi douce qu'un petit chaton, c'était qu'elle savait que j'étais non seulement l'homme avec l'armée la plus puissante de Westeros.
Puisque mon armée n'était composée que de mes propres troupes ainsi que de mes propres chevaliers, alors que même l'armée de son père était composée de nombreuses troupes issues des forces de ses vassaux, mais aussi parce que j'étais le plus puissant combattant du monde de Westeros et sûrement du Monde Connu à l'heure actuelle.
J'avais estimé ma force à environ 5 tonnes et une vitesse dépassant celle d'un guépard, tandis que tous mes autres sens dépassaient toutes les limites humaines sans pouvoir réellement les quantifier.
‘Tu ne peux pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière’, pensai-je en soupirant, car j'allais finalement devoir stopper totalement mes ambitions concernant le trône des Sept Couronnes pour, à la place, devenir le Protecteur du Royaume et consolider mon emprise sur les Stormlands de manière à ce que personne ne puisse jamais s'élever contre ma Maison.
« Très bien, je suis d'accord, mais nous allons nous mettre d'accord sur quelque chose maintenant et je ne veux plus en entendre parler, plus jamais de toute notre vie. »
Elle a hoché la tête victorieuse et j'ai dit : « Jaime Lannister ne doit pas faire partie de notre vie ni de celle de notre enfant. »
« C'est mon... » essaya-t-elle d'argumenter.
« Rien du tout, c'est non-négociable, c'est une offre unique à prendre ou à laisser, » dis-je de manière intransigeante.
« Très bien, » dit-elle mécontente.
« Et Cersei... si jamais tu me trahis de quelque manière que ce soit, je te jure que j'enterrerai tous les putains de Lannister ainsi que leurs rejetons, de Dorne à Castral Roc, » dis-je en la fusillant du regard pour qu'elle comprenne à quel point j'étais sérieux.
« Je sais ce dont tu es capable, » dit-elle sérieusement sans esquiver mon regard.
Ses yeux, d'un vert profond et troublant, se plantèrent dans les miens sans peur et elle ajouta :
« Mais sache que si je suis avec toi aujourd'hui, c'est par choix, pas par nécessité. Malgré tous ses défauts, Jaime est mon sang, il l'a toujours été et le sera toujours, mais cela fait bien longtemps que nous ne sommes plus en accord l’un avec l’autre. Je vois mon avenir non... Je vois notre avenir en Tommen ainsi que dans notre enfant que je porte. »
Un moment de silence tendu plana entre nous. Elle avait beau être fourbe, je savais qu'il y avait une chose que personne ne pouvait reprocher à Cersei… l'amour qu'elle porte à ses enfants.
En voyant sa détermination, j'ai dit : « Il y a une chose que tu dois comprendre, Cersei. Je ne te demande pas de renoncer à Jaime en tant que frère, c'est quelque chose que je ne pourrais pas changer même si je le voulais, mais de le laisser derrière en tant qu'amant. Le monde a changé, et nous devons protéger ce que nous avons construit sans que rien ne vienne se coincer entre nous. »
Elle prit une grande inspiration, puis relâcha lentement l'air de ses poumons. « Je le comprends, » murmura-t-elle. « Je ferai ce que tu me demandes, pour le bien de nos enfants, mais sache une chose, Ronnet : si jamais tu oses me trahir, tu connaîtras ma colère. »
J'ai souri sans prendre réellement ses menaces à cœur, mais j'étais sincèrement soulagé car il semblait que nous nous comprenions parfaitement. Nous étions deux prédateurs, chacun protégeant son territoire, et pourtant, quelque part, une flamme d'affection et de respect mutuel brûlait entre nous.
Seul l'avenir dirait si cet équilibre précaire tiendrait le coup et nous mènerait à la victoire.