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Ghostrider0002
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patreon


-Chapitre 159-

-Chapitre 159-

-3e jour de la 3e lune de l’an 300 AC-

-POV MC-

Depuis que j’étais revenu à King’s Landing, je n’avais pas pris un petit moment pour organiser une chasse, alors avec tous les jeunes seigneurs et héritiers orgueilleux toujours présents dans la capitale, j’ai trouvé que le moment pour organiser une petite chasse était parfaitement choisi.

Les personnes invitées à la chasse n’étaient pas nombreuses, mais elles représentaient les plus grandes maisons de l'Empire, à savoir Monford Velaryon, Harrold Arryn, Robar Royce, Willas Tyrell, Garlan Tyrell, Jalabhar Xho.

Nous avons chassé dans les bois pendant quelques heures avant que nous fassions installer un campement dans une clairière et que nous nous asseyions tous autour pour partager du vin.

Bien que l’humeur de cette chasse soit tiède, je m’en foutais car je n’étais pas intéressé par les conversations. Ce qui m’intéressait, c’était ce que j’allais bien pouvoir tirer de tous les hommes présents ici.

---

« Prince Jalabhar, j’ai réfléchi à ce que vous m’avez demandé et je suis d’accord, j’accepte de vous aider à regagner votre patrie ainsi que votre position », dis-je soudainement.

Ses yeux se sont écarquillés et il a dit : « Vraiment, Votre Majesté ? »

« Oui, j’ai longuement réfléchi et je pense qu’avoir une nation aussi courageuse que celle des îles d’été en tant que vassal de l’empire serait une bonne chose. »

« Je ne comprends pas », dit-il d’un ton plus tiède, comprenant que je n’étais pas en train de lui venir en aide par pure charité.

‘Allez, tu devais bien te douter que je voudrais quelque chose en échange, n’est-ce pas ?’ pensais-je en le voyant un peu plus réservé, attendant que je lui explique ce qui se passerait une fois que nous aurons regagné son trône de prince.

« Les îles d’été contiennent des ressources incroyables qui sont nécessaires à l’empire. Pour l’instant, elles sont fracturées et désunies, laissant place au trafic d’esclaves, mais je vais t’aider à les conquérir en échange de ton allégeance envers moi. Une fois que tu deviendras le souverain des îles d’été, ton statut de roi sera seulement en dessous du mien sur les îles d’été. Tu seras le roi des îles d’été, le chef Jalabhar de la Maison Royale Xho. »

La lueur d’ambition et d’impatience que j’ai vue dans son regard ne pouvait pas être cachée et il dit :

« Si cela peut apporter la paix à mon peuple, je suis prêt à devenir un vassal de l’empire. »

J’ai hoché la tête et j’ai dit : « Je suis heureux que tu aies fait le bon choix pour ton peuple et pour toi. »

Je me suis ensuite tourné vers ceux qui nous écoutaient et j’ai dit : « Si vous voulez participer à cette conquête, je n’ai aucun souci à vous laisser participer. Cela permettra par exemple aux Maisons Arryn et Royce, qui sont pratiquement ruinées à l’heure actuelle, de se remettre à flot. »

Les deux ont froncé les sourcils car ils savaient pertinemment que c’était moi qui avais provoqué la chute de leurs deux maisons car je tolérais très peu les hommes du Val.

J’ai organisé avec les hommes appartenant aux clans des montagnes des attaques ciblées sur leurs fermes, sur leurs troupeaux ainsi que dans leurs mines.

En somme, tous les endroits qui pourraient rapporter de l’or à ces deux maisons avaient été ciblés.

C’était peut-être disproportionné mais je ne faisais pas confiance à des personnes qui suivaient leur honneur, c’était une arme à double tranchant étant donné que je n’étais pas moi-même quelqu’un d’honorable.

Il n’y a qu’à voir toutes les conneries de mon oncle pour se rendre compte que l’honneur est un outil qu’utilisent les gens plus malins et plus fourbes pour manipuler des gens plus stupides.

Les exemples sont nombreux, Petyr Baelish a manipulé pratiquement tout le monde en utilisant leur honneur.

« Qu’est-ce que cela rapporterait à nos maisons ? » demanda Garlan.

« Je ne sais pas, cela dépendra de la taille de votre armée ainsi que du nombre de navires que vous serez prêts à investir dans ma conquête des îles d’été. Ce que je peux vous dire pour le moment, c’est que je vais envoyer 5 légions de 10 000 légionnaires chacune et 3 flottes de 100 navires de guerre et 10 000 marins par flotte. »

« 300 navires et 80 000 hommes, vous ne trouvez pas cela un tout petit peu excessif, Votre Majesté ? » demanda-t-il en fronçant les sourcils.

« Non, c’est le strict minimum. Est-ce que je dois vous rappeler que nous allons conquérir une nation ? Nous ne devons en aucun cas la sous-estimer, en aucun cas », dis-je en fronçant à mon tour les sourcils pour souligner mon sérieux.

« Quand commencera la conquête ? » demanda Willas pour détourner le sujet.

« D’ici 7 lunes », dis-je tranquillement.

« La maison Tyrell enverra 30 000 soldats entraînés et la Maison Redwyne enverra 100 navires de guerre ainsi que 10 000 marins pour vous aider dans l’effort de guerre, Votre Majesté », dit Willas Tyrell sérieusement, à la grande surprise de son frère qui le regardait comme s’il était tombé sur la tête.

J’ai souri et j’ai hoché la tête : « Enfin quelqu’un d’intelligent, mais est-ce que tu peux parler au nom de la Maison Redwyne ? »

Il a hoché la tête à ma grande surprise, alors je n'ai pas poursuivi le sujet plus loin.

'Il semblerait que la vieille rose assume assez bien les conséquences de la rupture des chaînes de vassalité', pensais-je.

« Nous ne pouvons pas envoyer beaucoup d’hommes mais nous nous efforcerons d’en rassembler le plus possible » dit Harrold Arryn en parlant au nom de la Maison Arryn et de la Maison Royce.

« Au moins 5 000 hommes par Maison » ajouta Robar Royce.

J'ai souri aux deux puis je me suis tourné vers Monford Velaryon qui dit :

« Nous vous suivrons comme toujours, Votre Majesté, l’entière flotte Velaryon est à vos ordres. »

« Merci, mon ami » dis-je en regardant Monford Velaryon qui avait l’air flatté de cette appellation.

J’avais beaucoup réfléchi ces derniers temps et il m’est venu à l’esprit que je devais renforcer l’alliance entre moi et les Velaryon, car j’aurais besoin d’une maison dans laquelle je pourrais choisir des femmes pour mes descendants sans trop tâcher la lignée valyrienne en eux tout en leur épargnant le sort de devoir épouser leurs sœurs, ce qui était à mon humble avis… vraiment dégoûtant.

‘Peut-être que je devrais faire pareil avec la Maison Celtigar, je ne comprends pas pourquoi aucun roi Targaryen n’a essayé de le faire avant moi’, pensais-je.

« Puisque vous êtes tous aussi loyaux, alors je vais partager quelque chose avec vous, je vais vous faire part d’un secret qui pourrait bien vous rendre riches. J’ai décidé au début de mon règne de faire de l’ensemble des Riverlands le grenier du Domaine Impérial. Blé, orge, betteraves, pommes, carottes, choux, chou-fleur...Tout y pousse et avec la chute brutale des Maisons Nobles dans les Riverlands, personne ne peut entraver mes plans. »

Je me suis arrêté quelques secondes avant de dire :

« Malheureusement, récemment, je me suis heurté à plusieurs problèmes, notamment les routes, l’irrigation et les voies de navigation. Tout cela ralentit grandement la transformation des Riverlands en grenier pour le Domaine Impérial. Aucun de ces problèmes n’est réellement compliqué mais depuis la guerre, nombreux sont ceux qui sont venus dans la capitale ainsi qu’à ses abords pour vivre de manière plus sûre. Je ne peux pas les forcer à retourner dans les Riverlands, mais j’ai toujours besoin de main-d’œuvre. Alors si vous avez des petites gens qui veulent gagner un salaire honnête, envoyez-les dans les Riverlands pour travailler. En échange, pour chaque travailleur que vous parrainez, je paierai à vos maisons 5 lunes d’argent par lune. »

« Et aux travailleurs ? » demanda Willas Tyrell, le plus enthousiaste étant donné le nombre de personnes vivant dans le Reach.

« La même chose », dis-je.

« J’en parlerai avec mon père mais je ne vois pas pourquoi il serait contre », dit Willas.

J’ai souri et puis j’ai dit :

« Si tu arrives à résoudre tous mes problèmes avec autant de facilité, tu finiras par devenir ma Main un jour. »

Willas a éclaté de rire et a dit : « Je ne demande que ça, Votre Majesté. »

Bien que ce fût une blague et que tout le monde rit, les lueurs dans les yeux de chacun m’indiquaient qu’ils avaient tous de l’ambition et qu’ils étaient tous prêts à tout pour élever leurs positions et leurs Maisons dans la nouvelle hiérarchie au sein de l’Empire.

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-2 semaines plus tard-

-19e jour de la 3e lune de l'an 300 AC-

-POV MC-

‘C’est une blague ?’ pensais-je en voyant Joffrey un pied sur la gorge de Mycah.

« Comment ce bon à rien est-il devenu aussi fort en aussi peu de temps ? » dis-je vraiment surpris par la performance de Joffrey.

« Vous oubliez qui est son père, Votre Majesté », dit Sandor en envoyant une petite pique à Jaime, qui s’est contenté de grogner mécontent.

J’ai souri tout comme Gerold, Loras et Thoros avant de dire : « Ne te moque pas de lui, je suis vraiment sérieux. Comment est-ce qu’il a pu autant progresser ? J’ai quand même fait tout ce qu’il fallait pour que Mycah puisse grandir en tant que grand guerrier, n’est-ce pas ? »

« À part lui enseigner vous-même ? » demanda Ser Barristan avec un sourire narquois.

« Oui, à part ça, j’ai fait tout ce qu’il fallait. » dis-je légèrement agacé car le fardeau d'instruire Mycah était quelque chose qui ne profiterait pas à l'empire et qui me prenait beaucoup trop de temps pour que je le fasse.

'à la base je l'ai simplement pris comme écuyer pour le protéger des foudres de Cersei je ne m'imaginais pas devoir devenir son Maitre Shi-Fu' pensais-je.

« C’est le talent. Soit on naît avec, soit on ne naît pas avec, et il semblerait que ce soit l’une des seules choses qu’il ait héritées de moi » dit Jaime, rayonnant d’orgueil.

J’ai haussé les sourcils et puis j’ai dit : « Tu l’as entraîné ? »

Il n’a pas nié car il a hoché la tête et il a même ajouté :

 « J’ai aussi demandé à Bronn de lui apprendre quelques tours. »

« Je me disais bien qu’il avait quelque chose de sale dans son style de combat que je connaissais bien », dit Sandor, qui n’avait toujours pas digéré un sparring qu’il avait eu avec Bronn et où il avait failli perdre ses couilles.

« Très bien, il m’a tapé dans l’œil » dis-je en faisant signe à Joffrey de monter.

Après quelques instants, il est arrivé en courant et s’est instantanément agenouillé, les yeux baissés vers le sol, ce qui m’a encore un peu plus surpris, et j’ai dit :

« Est-ce que tu es sûr d’être Joffrey ? »

Sandor a laissé échapper un grognement que j’ai pris pour un rire, mais face à ce manque de respect de son ancien ‘chien’, Joffrey a simplement dit :

« J’ai grandi et j’ai appris, Votre Majesté. »

« Tu te bats plutôt bien. Est-ce que c’est pour m’affronter un jour que tu t’entraînes ? »

« Non, je le fais pour vous servir. »

J’ai haussé les sourcils, surpris, et puis une idée a frappé mon esprit et j’ai dit : « Tu veux réellement me servir ? »

« Oui », dit-il sans trembler.

« Très bien, alors je vais te donner l’occasion de le prouver. Je t’envoie sur le champ de bataille », dis-je après avoir réfléchi quelques secondes.

Même la tête baissée, je pouvais toujours voir son expression choquée. Jaime a essayé d’intervenir mais j’ai levé la main et puis j’ai dit :

« Tu iras servir comme écuyer de mon oncle, le Prince Impérial de Riverrun, Viserys Targaryen. Si tu le sers bien et que j’entends de bonnes choses à ton sujet, j’envisagerai de te faire plus confiance à l’avenir. »

Il a relevé la tête et ce que j’ai pu voir au fond de ses yeux, c’était qu’il était toujours le Joffrey fou, mais d’une manière différente et je ne savais pas encore laquelle.

Un petit sourire naquit sur son visage et puis il dit :

« Votre Majesté, vous ne serez certainement pas déçu de moi. »

Je lui ai fait signe qu’il pouvait partir, ce qu’il fit, et je dis à Jaime : « Ne t’en fais pas, il ne mourra pas, j’enverrai des gardes du dragon pour l’escorter. »

‘Quelque chose en lui me met mal à l’aise. Une fois sur le champ de bataille, il ne pourra plus cacher sa vraie nature. Espérons que tout se déroule correctement’, pensais-je en le regardant s’éloigner.


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