-Chapitre 21-
Added 2024-05-25 16:12:48 +0000 UTC-Chapitre 21-
-POV Rodrik-
Le monde autour de moi était une symphonie de chaos, les cris des soldats, le choc des armes et l'odeur métallique du sang envahissaient mes sens.
Je m'étais précipité en première ligne, mon bouclier levé, ma lame tranchante à la main.
Chaque mouvement que je faisais était une danse de vie et de mort.
Un soldat de Stannis, le visage masqué de boue et de sang, s'est jeté sur moi avec une rage désespérée, nos épées se sont entrechoquées avec une force hors du commun, mais avec une rapidité née de l'expérience des nombreux entraînements aux combats que j’ai partagés avec Ronnet ainsi qu’aux nombreuses batailles auxquelles j’ai participé, j'ai contourné sa garde et j’ai fait glisser ma lame à travers son armure, la teintant d'un rouge sombre.
Le pauvre fou qui pensait avoir une chance contre moi s'est effondré avec un gémissement d'agonie. En me voyant à la tête des hommes, il a sans doute voulu tuer ou capturer un noble. Malheureusement pour lui, dans l’armée de Ronnet, nous ne gagnons pas nos galons grâce à notre rang social mais grâce à nos qualités de commandant et de combattant.
De cette façon, chaque membre de l’armée est un combattant d’élite forgé soit par la sueur de nos entraînements soit par le sang de nos ennemis.
Je me suis battu avec férocité, la vision de mes fils toujours dans mon esprit avec la détermination sans faille que chaque soldat que j'abattais était un pas de plus vers leur sécurité.
À chaque fois que je sentais ma lame pénétrer la chair de mes ennemis, je savais que c'était un ennemi de moins menaçant la maison Connington et l’avenir de mes enfants.
Observant rapidement le champ de bataille, j'ai remarqué une faiblesse dans les rangs de l'armée de Stannis et le cor a sonné à ce moment précis. J’ai crié aux officiers en désignant leurs zones avec un hurlement retentissant :
« Divisez-vous ! Formez deux fronts ! »
Mes soldats ont répondu avec précision, et j'ai vu avec satisfaction que nos lignes se séparaient, créant un passage entre elles.
C'était le moment, j'ai levé les yeux pour voir le magnifique spectacle de notre cavalerie passant entre nous et se préparant à charger les troupes de Stannis que nous avions stoppées, voire presque mises en déroute.
La tension et l'anticipation dans l'air étaient presque palpables tandis que mon cœur battait follement avec une envie profonde, une envie de chevaucher avec eux, de participer à cette déferlante de puissance.
Et puis, avec un rugissement qui a semblé faire trembler le ciel lui-même, ils ont chargé.
« UN GRIFFON, UN GRIFFON. »
‘On a gagné’ ai-je pensé en voyant au loin Ronnet en tête tenant Cœur de Griffon sur son étalon noir gigantesque de 2 mètres, galoper rapidement en ligne droite vers les soldats Baratheon qui fuyaient tous devant lui… Le Griffon Sanglant est de retour.
Comme une lame tranchante, ils ont traversé la brèche que nous avions créée, anéantissant les rangs désorganisés de Stannis avec une force brutale presque sans aucune résistance et c’était tout ce qu’il fallait pour que le son de la contre-attaque retentisse.
Je me suis arrêté un moment, essoufflé par le combat, regardant avec admiration la cavalerie déchaînée abattre tous nos ennemis, chaque soldat, chaque cheval avait été entraîné d’innombrables fois pour ce moment, chacun d’entre eux était le reflet de la détermination ainsi que de la puissance de la maison Connington.
Avec un sourire satisfait, j'ai repris mon épée, prêt à continuer le combat.
« Pour la gloire, pour la famille, pour le griffon, » ai-je hurlé en chargeant derrière l’Ordre du Griffon Rouge à travers les rangs ennemis.
« UN GRIFFON, UN GRIFFON, » hurlèrent les milliers de soldats autour de moi.
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-POV Ronnet-
Alors que mes chevaliers chargeaient avec une force brutale, je sentis une poussée d'adrénaline en pensant à la mêlée qui était si proche. Je ne pouvais pas me contenter de regarder depuis le haut de la colline. En tant que chef, ma place était au premier rang pour donner du courage et la rage de vaincre à mes hommes.
J’ai serré les rênes de mon destrier et j’ai plongé dans le chaos.
Dès mon entrée dans la bataille, je fus accueilli par le bruit assourdissant du métal contre le métal, les cris agonisants des blessés, l'odeur piquante du sang frais.
Un soldat de Stannis se précipita vers moi, essayant de me faire tomber de mon cheval, l'épée levée, le visage déformé par une rage vengeresse. Sûrement avait-il perdu un ami ou un membre de sa famille dans cette bataille, mais qu’importe, ce n’était personne pour moi. Alors sans hésitation, j’ai paré son coup avec mon épée et, en profitant de son élan, je l’ai frappé de la pointe de ma lame à travers sa gorge qui s’est ouverte aussitôt.
Le soldat s’est agenouillé, portant ses mains à sa gorge, voyant son sang couler, ses yeux écarquillés de surprise ainsi que d’horreur sans rien pouvoir faire pour l’arrêter, et j’ai continué à charger sans lui jeter un second regard.
J’ai ressenti cette drogue que j’avais abandonnée depuis que j’avais repris les affaires de la maison Connington me remplir d’une chaleur et l’épuisement et toute la fatigue que j’avais accumulés ces derniers jours s’est envolée d’un coup.
Mon pouvoir ne se limitait pas à améliorer un peu mon physique à chaque fois que je tuais un être vivant mais aussi à supprimer tous les "buffs négatifs" tels que la fatigue ou une dépression mentale. Sur le moment, j’étais dans un état Berserk sans le côté négatif.
J’ai continué à poignarder tous les soldats devant moi sans me poser de questions, sans réfléchir, j’étais entré dans un mode automatique et il ne me fallait pas plus de 3 coups pour percer ou trancher la gorge d’un homme avant de repartir vers l’avant pour continuer ma charge.
5 cavaliers se sont rués vers moi. J’ai paré le premier coup avec Cœur de Griffon tout en tranchant son aisselle entre les interstices de son armure. Une lance est apparue de nulle part, essayant de me transpercer par le flanc, mais j’ai redirigé ce coup vers le cheval d’un des cavaliers qui s’est effondré dans la boue, se tordant le cou sous la violence de l’impact, tandis que je tranchais la gorge de mon adversaire.
À peine avais-je le temps de reprendre mon souffle qu'un autre adversaire s'approchait. C'était un chevalier de la garde rapprochée de Stannis. Il était vêtu d’une armure ornée des flammes sans doute en l’honneur de leur dieu.
Nos épées se sont rencontrées dans une série de coups rapides, mais j'étais meilleur et plus fort que lui. J’ai attrapé la lance que j’avais enfoncée dans le cheval d’un des cavaliers puis, une fois retirée, je l’ai plantée dans sa jambe.
Ce dernier tomba de sa monture et à genoux, il hurla de douleur. J’ai mis fin à ses souffrances en retirant la lame de sa jambe avant de la planter dans sa gorge, remplaçant ses hurlements par des gargouillis.
J’ai tiré une hache de ma ceinture d’armes que j’ai enfoncée dans le cou du quatrième tout en perçant le plastron du dernier avec ma lame en acier Valyrien.
Ma hache est restée coincée dans le cou de l’homme alors je l’ai abandonnée. J’ai pris mon bouclier pour pouvoir parer efficacement les attaques et j’ai continué mon massacre.
Après une demi-heure, mon cheval que j’avais depuis 3 ans était mort. Autour de moi, la scène était d'une brutalité indescriptible : j'ai vu des hommes être déchirés par des flèches, d'autres empalés par des lances. Les cris d'agonie et les appels désespérés à l'aide étaient omniprésents.
Un guerrier imposant, brandissant une hache double, se dirigea vers moi, ses yeux remplis de fureur, chaque coup qu'il portait semblait capable de fendre un homme en deux.
Esquivant l'un de ses coups dévastateurs, je sentis la force du vent alors que la hache passait dangereusement près de mon visage.
Profitant de son déséquilibre, je plongeai ma lame dans son côté, sentant ses côtes céder sous ma force. Il s'effondra avec un grognement sourd.
Le champ de bataille était un enfer de sang, de sueur et de métal, mais à travers le chaos, je voyais la victoire se dessiner pour la maison Connington.
J'étais enivrépar l'odeur du combat, chaque affrontement, chaque victoire renforçant ma détermination et ma force.
Finalement, alors que le soleil commençait à décliner, j'ai levé mon épée, couverte du sang de mes ennemis, criant le cri de guerre de notre maison :
« UN GRIFFON, UN GRIFFON ! »
Tous les hommes à moins d’un kilomètre ont dû m’entendre et j’ai soufflé dans le cor que je portais de toutes mes forces.
Je sentis le champ de bataille vibrer en réponse, le son retentissant d'une victoire imminente.
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-POV 3e-
Alors que le chaos régnait, les ailes Tyrell et Connington commencèrent à s'étirer, formant un éventail massif.
Ce mouvement stratégique poussait les troupes de Stannis vers un point de non-retour, les encerclant lentement.
La brutalité sans nom de la charge de l’Ordre du Griffon Rouge… l’Ordre du Griffon Sanglant avait totalement détruit le moral de l’armée de Stannis, et tout le monde fuyait dans la même direction, cherchant sans aucun doute à échapper à ce champ de bataille infernal rempli de boue et de cadavres.
Tout à coup, un nouvel éclat de trompettes retentit à l'arrière de l'armée de Stannis, comme un coup de théâtre : 2 000 cavaliers surgirent des portes de Storm's End, prenant l'armée de Stannis complètement par surprise.
Coincée entre la charge de Ronnet et cette nouvelle menace, l'armée de Stannis n'avait nulle part où aller.
La bataille fut féroce, mais la stratégie et la puissance de Ronnet Connington s'avérèrent insurmontables.
La journée appartenait à la Maison Connington.