-Chapitre 19-
Added 2024-05-24 16:29:49 +0000 UTC-Chapitre 19-
-POV MC-
-12 heures plus tard-
En entendant les cris dans le campement, j’ai finalement souri.
J’avais enfin réussi, Renly était mort, Robert était mort, et Penrose était probablement mort aussi. Jaime s’était fait capturer et allait bientôt perdre sa main, et Cersei était entourée d’ennemis.
J’avais ‘accompli’ tout cela sans jamais intervenir, en les laissant s’entretuer eux-mêmes.
Maintenant c’était le moment que j’attendais.
J’ai contrôlé mon expression faciale puis je suis sorti de ma tente en demandant à Victor :
« Qu’est-ce qui se passe, Victor ? »
« Renly Baratheon est mort. »
« QUOI ?! » dis-je sous le choc.
« QUI A OSÉ TUER NOTRE ROI ? » ai-je hurlé, furieux.
‘J’aurais dû être acteur dans une vie passée,’ pensais-je en voyant Victor choqué par ma soudaine colère.
J’ai couru jusqu’à la tente de Renly en tenant Cœur de Griffon par le fourreau et puis je me suis arrêté net en voyant le corps de Renly reposant sur une table et les Tyrell rassemblés autour de lui.
« MERDE. »
Ils se sont tous tournés vers moi et puis j’ai demandé froidement : « Qui a fait ça ? »
« À priori, c’est Brienne de Tarth, » dit Margaery.
« Non, c’est impossible, » ai-je dit directement.
Loras Tyrell a relevé la tête comme si j’étais un phare en pleine tempête, et puis j’ai dit en serrant les dents et en serrant mon épée, furieux :
« C’était ce salaud de STANNIS, personne n’avait plus à gagner que lui de la mort de notre roi. En tuant son frère, non seulement il est devenu un régicide, mais aussi un tueur de parents. Nous devons riposter. Vous êtes la reine, donnez-nous l’ordre d’attaquer. »
Les Tyrell ont froncé les sourcils, puis Margaery a dit : « Sans Renly, je n’ai aucune prétention au trône et comme vous devez le savoir, nous n’avons pas… »
« Ça ne peut pas se terminer comme ça. J’ai croisé de nombreux traîtres qui fuient pour aller servir Stannis, » dis-je en l’interrompant. Je ne voulais qu’une excuse pour détruire Stannis avec les armées Tyrell.
« C’est terminé, il a gagné, » dit Garlan Tyrell en essayant de nous arrêter, car la Maison Tyrell n’avait plus rien à gagner de cette guerre maintenant que le roi qu’elle comptait contrôler est mort.
Nous nous sommes regardés pendant quelques secondes, puis j’ai dit : « C’est terminé quand je décide que ça l’est. Je vais venger notre roi avec ou sans vous. »
Je me suis retourné et puis j’ai dit :
« Dans moins de 5 heures, tous les hommes disponibles de ma maison seront ici. Je les ai dépêchés dès que je suis arrivé ici, au cas où nous n’arrivions pas à vaincre Stannis. »
« Combien ? » demanda Loras avec un peu d’espoir.
« Au moins 10 000 soldats viendront. Toutes les personnes qui se rangeront du côté de Stannis sauront pourquoi on m’appelle le Griffon Sanglant. VICTOR, PRÉPARE TOUS NOS HOMMES, JE LES VEUX PRÊTS DANS UNE DEMI-HEURE. »
---
-POV Loras Tyrell-
J’ai suivi du regard Ronnet Connington. Je n’avais qu’une seule envie : le suivre et me battre contre Stannis, mais la plupart des seigneurs des Stormlands allaient servir Stannis et même certains des bannerets de notre père censés être fidèles à notre famille tels que les Florent.
« Ne fais pas ça, » dit Garlan.
« Je dois le faire, » dis-je sans réfléchir. Sans le vouloir, Garlan venait de m’aider à prendre ma décision.
Garlan dit : « Il ne s’occupe que de ses propres intérêts, ne te fais pas berner par son petit tour. Il n’aimait pas Renly. »
J’ai dit : « Mais au moins, lui, il va se battre pendant que vous fuyez comme des lâches. »
Ses paroles m’ont ramené à la réalité, mais je m’en fichais. Tout ce que je voulais, c’était que Stannis meure. Alors qu’il l’aime ou non, qu’il se serve de sa mort ou non, tant qu’il pouvait venger Renly, je n’avais aucun problème à mettre mon épée entre ses mains.
« Tu rentres avec nous, ce n’est pas négociable, » dit Garlan.
« Je suis désolé, mais ce n’est pas possible, » dis-je en me levant et en prenant mes armes.
« Tu sais très bien que je ne t’abandonnerai pas ici, mais nos bannerets ne nous soutiendront pas tous. Tu me demandes de choisir entre mon frère ou une guerre civile entre soldats du Bief, » dit Garlan.
« Non, je ne te demande rien, mais si tu préfères abandonner ton frère car tu as peur de ces traîtres, libre à toi, » dis-je en attrapant mon casque et en sortant rapidement pour seller mon cheval et trouver le Seigneur Connington.
---
-POV MC-
Le soleil était en train de se lever et les armées de Stannis et les miennes étaient face à face au pied de Storm’s End. Mon plan était en place. Maintenant, quelle qu’en soit l’issue, je ne devais qu’avancer et essayer de tuer Stannis.
Presque toutes les maisons des Stormlands ont rejoint Stannis : 5 000 cavaliers et 25 000 fantassins. Cependant, les seules maisons du Bief qui les ont rejointes étaient les maisons :
Maison Meadows : 3 000, 2 000 cavaliers
Maison Crane : 4 000, 1 000 cavaliers
Maison Florent : 7 000, 2 000 cavaliers
Maison Fossoway de la Cidrerie : 4 000, 500 cavaliers
Maison Fossoway de New Barrel : 3 000, 1 000 cavaliers
Maison Mullendore : 4 500, 500 cavaliers
Maison Varner : 4 000, 700 cavaliers
Maison Willum : 2 000, 1 500 cavaliers
« Victor, je veux que tu me suives et si je meurs, ramène Cœur de Griffon à Ronald. Envoie aussi la lettre qui reconnaît mon fils comme mon héritier à Cersei. Cette femme pourrait le garder en vie pour l’élever comme l’animal de compagnie de son fils, mais c’est toujours mieux qu’être mort. Je compte aussi sur toi pour faire ce qu’il faut, » dis-je.
« Vous n’allez pas mourir. »
« J’espère que tu as raison, mais je ne suis pas invincible. Je reste un homme en fin de compte, » dis-je.
En regardant les 70 000 hommes rassemblés en face de notre armée comptant à peine 50 000 hommes, j’ai eu envie de jurer très fort.
Avec beaucoup de persuasion, j’ai réussi à faire en sorte que Randyll Tarly accepte de se battre pour nous.
Mon armée permanente est arrivée en formation bien rangée et bien préparée.
Elle compte 10 000 fantassins, 1 000 cavaliers supplémentaires et 5 000 archers, une pratique que j’avais encouragée en organisant des tournois de tir à l’arc un peu partout sur mon territoire. Donc, même sans savoir se battre, beaucoup savaient tirer à l’arc.
J’ai jeté toutes mes forces dans la bataille.
En voyant ma confiance et mon implication, j’ai réussi à convaincre le seigneur de la maison Penrose que son fils avait été assassiné et qu’il était de son devoir de s’assurer de le venger, ce qui était vrai puisque Mélisandre n’avait pas fait qu’un seul assassin de l’ombre, mais en avait fait deux : un pour le châtelain et un autre pour Renly, en espérant qu’une fois la tête du serpent coupée, tout le monde plierait le genou devant le seul vrai roi Azor Ahai et toutes ces conneries.
Loras Tyrell et Garlan Tyrell, qui n’avaient finalement pas abandonné leur petit frère, ont contribué avec 15 000 hommes.
Maison Connington : 17 000 soldats
Maison Tyrell : 15 000 soldats
Maison Tarly : 10 000 soldats
Maison Tarth : 2 000 soldats
Maison Penrose : 1 000 soldats
Et diverses autres petites maisons fidèles ayant apporté chacune quelques centaines de soldats, comptabilisant en tout 5 000 hommes supplémentaires.
J’ai soupiré et puis j’ai avancé jusqu’au milieu du champ de bataille pour retrouver Stannis.
---
-POV Stannis-
« Pliez le genou et puis je vous… » commençais-je.
Mais je n’aurais jamais pensé que le seigneur Connington me couperait et dise : « Allez-vous faire foutre, putain de fanatique. Vous avez perdu le droit d’être roi et d’être un homme au moment où vous avez fricoté avec des mages noirs pour assassiner votre frère. »
« Ce n’était plus mon frère, » dit-il, dégoûté par la seule mention de son frère.
« Mais c’était mon roi, » dis-je en faisant semblant de le haïr pour cela alors que je n’avais qu’une seule envie : le remercier de tout mon cœur.
« Et notre ami, » dit Loras.
« Un peu plus que ça si j’ai bien compris, » dit Stannis en se moquant de Loras Tyrell.
« Vous n’avez rien compris. Je préférerais m’agenouiller devant le bâtard Joffrey que devant une immondice de votre espèce, » dit Loras, de plus en plus en colère.
« Faites attention à vous, Lord Connington. La nuit est sombre et pleine de terreurs. »
J’ai dit en regardant Mélisandre : « La nuit est peut-être sombre et pleine de terreurs, mais simplement pour les personnes qui ne connaissent pas le véritable ennemi. Et aujourd’hui, je sais qui je dois tuer. »