-Chapitre 45-
Added 2024-09-27 01:01:55 +0000 UTC-Chapitre 45-
-POV Leowyn Corbray-
Face au dernier chevalier de la mêlée, portant un surcot Baratheon, j’ai eu du mal à le vaincre.
Ce salaud était bon, mais j’avais plus d’endurance que lui, donc j’ai réussi à tenir mes positions.
Cependant, j’ai finalement décidé de demander de l’aide à Marq et Alester, car contrairement aux épées faciles à casser, ce dernier utilisait un marteau.
Nous nous sommes mis à trois sur lui et, sans difficulté, nous l’avons envoyé rejoindre les autres chevaliers éliminés de la compétition.
« Merci », dis-je en regardant Marq Waxley, cousin de l’actuel chevalier de Wickenden, et Alester Stone, bâtard du seigneur de la Maison Coldwater.
Les deux ont rengainé leurs épées et se sont écartés pour rejoindre les autres chevaliers éliminés.
Personne ne m’a applaudi, pas même le roi, car même s’il existait très peu de règles lors d’une mêlée, j’avais clairement manqué d’honneur et triché pour gagner.
‘Mais cela n’a plus aucune importance désormais, car j’ai ce que je suis venu chercher’, pensai-je en mettant un genou à terre face au roi.
Ce dernier s’est levé et s’est adressé à moi en disant :
« Ser Leowyn Corbray, l’on peut aisément dire qu’aujourd’hui, vous vous êtes illustré non pas par vos prouesses martiales mais par vos talents de… stratégie. »
Les courtisans du roi ont ri à sa blague, trouvant cela particulièrement hilarant, mais pas moi.
Voyant que je ne répondais pas et que je me contentais simplement de garder le silence, le roi a levé la main pour que la foule cesse de rire.
Ce dernier reprit une façade sérieuse et me demanda :
« Étant donné votre acharnement, j’en déduis que vous avez une requête à me soumettre ? »
J’ai hoché la tête et j’ai dit en levant la tête :
« Mon ami s’est fait assassiner alors qu’il était sous l’hospitalité de votre majesté. Je demande à ce que son assassin et celui qui a commandité cette abomination soient punis. »
« J’imagine que vous voulez parler de ce qui est arrivé au jeune héritier de la Maison Redfort ? » dit le roi.
« Oui, Votre Majesté. »
« Comme vous le savez, le commandant de la garde de la cité a déjà jugé cette affaire et m’a rapporté que votre ami est mort par sa faute. »
« Je n’oserai pas remettre en question la parole de Ser Harwin et encore moins le jugement de Votre Majesté, mais j’étais présent et j’ai tout vu. Gunthor Royce, cet immonde bâtard, ne mérite pas le titre de chevalier, et le fils de putain qui lui a ordonné d’assassiner mon ami devrait être jugé pour trahison, car il a non seulement rompu la paix du roi, mais aussi violé le droit des invités », dis-je rapidement et fortement pour que tous puissent m’entendre.
‘Si le roi passe cette affaire sous le tapis, il créera un dangereux précédent dans lequel n’importe qui peut tuer dans sa cour sans être tenu responsable de ses actes’, pensai-je en me remémorant les paroles de ma suzeraine.
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-POV Aemon Targaryen-
J’ai souri doucement en entendant les insultes de cet imbécile de Leowyn Corbray et j’ai tourné la tête vers ma mère.
Je l’ai vue secouer la tête, m’interdisant tacitement de répondre aux provocations de l’héritier de la Maison Corbray.
J’ai ensuite tourné la tête vers mon père, qui m’a regardé sans rien dire, mais je pouvais voir une lueur d’attente dans son regard.
Enfin, j’ai croisé le regard de Laena, qui était tout aussi inquiète que ma mère.
D’innombrables pensées se sont bousculées dans ma tête, puis j’ai simplement arrêté de réfléchir et j’ai réduit au silence toutes les voix qui s’agitaient en moi.
Je me suis levé d’un coup, j’ai attrapé Lamentation que j’avais posée à côté de mon siège, et je suis sorti de la loge royale afin de me rendre dans l’arène.
Je pouvais entendre très facilement les murmures éclater dans mon dos, mais je n’y ai pas prêté attention.
Tout ce que j’avais en tête, c’était Leowyn Corbray.
Je n’ai pas pris la peine de m’équiper, car ce n’était pas nécessaire.
Je n’en avais pas besoin, surtout pas contre quelqu’un comme lui.
En passant devant les chevaliers éliminés qui me dévisageaient tous, j’ai croisé certains de mes chevaliers, qui ont frappé leurs poings sur leur poitrine.
J’ai continué mon chemin à grandes enjambées jusqu’à entrer dans l’arène, où Leowyn Corbray se tenait droit, Lady Forlorn à la main, muni d’un bouclier en acier.
C’était nouveau, car il n’en portait pas quand je suis descendu dans l’arène.
« Tu vas payer pour la mort de mon ami, sale fils de pute », dit-il en me voyant. Il baissa la visière de son casque et me chargea.
J’ai tranquillement dégainé mon épée de son fourreau et j’ai attendu.
Je n’ai pas couru, pas esquivé, rien de tout cela.
J’ai simplement attendu le coup. Dès qu’il est entré dans mon espace, j’ai levé mon épée et l’ai abattue de toutes mes forces sur son bouclier en acier.
La force que j’ai mise dans ce coup, additionnée au tranchant de mon épée en acier valyrien, a causé une entaille si profonde dans le bouclier que j’ai cru que j’allais le transpercer d’un seul coup.
‘Bonne idée, le bouclier en acier’, pensai-je en déplaçant mon corps sur la droite afin d’éviter le coup que me portait l’héritier de Heart’s Home.
J’ai placé mon épée en opposition, car il a continué frénétiquement à essayer de me porter un coup à la poitrine ou au visage.
Au fur et à mesure que j’esquivais ou que je déjouais ses attaques, je prenais psychologiquement le dessus sur lui.
L’étonnement et le choc l’ont déconcentré, et c’est à ce moment que j’ai décidé de rendre les coups.
J’ai profité d’un moment d’inattention pour esquiver un coup d’épée et le charger afin de lui faire perdre son équilibre.
Étant donné que j’avais été sur la défensive pendant la majorité de notre duel, le changement de rythme n’a pas été le bienvenu.
La surprise et le choc se sont mués en panique, et il a perdu ses moyens en trébuchant, tout en m’empêchant de lui porter le coup fatal.
Chaque fois qu’il essayait de se relever, je lui donnais un coup de pied ou j’essayais d’atteindre sa tête, ce qui le renvoyait goûter le sol de l’arène.
Je ne m’amusais pas de la situation, car je bouillonnais.
J’ai toujours très mal pris les insultes faites à ma mère, que ce soit dans ce monde ou dans le précédent, et il ne l’avait pas fait qu’une fois, non…
‘Il a eu la putain d’audace de le faire deux fois.’