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-Chapitre 56-

-Chapitre 56-

-POV Ronnet Connington-

-2e jour de la 7e lune de l’an 300 AC-

J’ai observé mes deux petits rayons de soleil dormir tranquillement dans leurs berceaux, comme je le faisais depuis 3 lunes, et j’ai souri, j’ai réellement souri, et non souri comme je l’avais appris à la cour, car j’avais maintenant tout ce que je voulais en ce bas monde.

J’étais riche, aimé d’une famille qui ne cessait de s’agrandir, craint de toutes les personnes qui m’étaient fidèles. J’avais tellement de pouvoir que je pouvais sans crainte dire que j’étais l’homme le plus puissant du royaume, et tous mes ennemis reposaient six pieds sous terre.

Leurs petites têtes étaient comme des spirales hypnotiques m’attirant et me piégeant, ne me laissant d’autre choix que de rester devant leurs berceaux à les observer sans compter le temps qui passait.

Je ne pouvais pas m’en empêcher, je continuais de les regarder pendant des heures et des heures sans rien faire d’autre, sans bouger, sans manger, sans boire, simplement les regarder dormir.

‘Je n’en ai même pas besoin,’ pensai-je.

« Encore à observer nos petits griffons », dit Cersei en passant ses bras autour de moi et en plaçant sa tête contre mon dos.

J’ai posé une main sur les siennes et j’ai dit : « Je ne m’en lasse pas. Les voir dormir de cette façon, paisiblement et sans aucune crainte, c’est un spectacle tellement beau et relaxant… Je sais que tu dois trouver ça stupide, mais... »

« Non, pas du tout ! » dit-elle sur un ton tellement sincère que je me suis interrogé sur l’histoire derrière cela, et j’ai haussé un sourcil, attendant qu’elle m’explique : « Au contraire, je comprends. Quand Joffrey est né, il était presque mon unique raison de vivre. C’est lui qui égayait toutes mes journées et toutes mes nuits, » dit-elle alors que petit à petit, les larmes coulaient d’elles-mêmes.

Je l’ai amenée dans mes bras et j’ai dit : « Je te demande pardon. »

« Il n’y a rien à pardonner. Je sais que tu n’aimais pas Joffrey, mais tu es le seul à l’avoir… à nous avoir préparés à ce qui est arrivé par la suite. Et avec le recul, je me rends compte que tu savais depuis très longtemps pour Joffrey et que tu as fait tout ton possible, » dit-elle en repensant tristement au passé ainsi qu’à son aîné décédé.

J’ai embrassé le haut de sa tête sans rien dire, puis elle a dit, afin de changer de sujet :

« Ton sang m’a changée. »

« Comment ? » dis-je en faisant mine d’être étonné, ce qui n’a pas été bien compliqué, car je l’étais vraiment, non parce qu’elle le remarquait, mais qu’elle le fasse aussi vite.

« Ne fais pas l’idiot. Je suis plus forte, je le sens. Je suis aussi plus rapide, ma peau est plus saine et élastique, mes cheveux sont plus brillants, et on dirait que j’ai retrouvé mon apparence d’il y a 10 ans, lorsque j’étais au sommet de ma gloire. »

« Tu es toujours au sommet de ta gloire, » dis-je avec un petit sourire. Et même si le compliment lui a fait plaisir, elle m’a regardé incrédule, sans rien dire, tout en attendant que je m’explique.

J’ai souri et j’ai chuchoté à son oreille : « Mon sang est magique, et quand je le donne à quelqu’un que j’aime, il a des propriétés spéciales, mais je compte sur toi pour ne le dire à personne. Tu peux à la limite parler d’un médicament venu d’Extrême-Orient. »

« Hmm, alors ça veut dire que tu m’aimes ? » dit-elle en passant ses bras autour de mon cou et en approchant mon visage du sien.

« Je ne me souviens plus de ce que j’ai dit, mais tu pourrais peut-être m’aider à m’en souvenir, » dis-je en l’entraînant avec moi vers notre lit.

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-2 heures plus tard-

-POV Margaery-

« Je ne comprends pas pourquoi le roi devrait apprendre à se battre toute la journée, il devrait plutôt produire une descendance, car son trône reste fragile sans un héritier pour assurer la dynastie, » dis-je en voyant Ronald et son père maltraiter Tommen.

« Il s’entraîne avec Ronald et mon mari pour qu’il ne soit pas un roi mort ou... un roi faible et influençable, » dit Cersei Lannister en arrivant de nulle part.

Depuis son accouchement, cette vipère était beaucoup moins présente dans la vie de son fils, ce qui m’a laissé l’occasion d’apprendre à le connaître sans avoir à me méfier de ses commentaires, remarques et interruptions.

Mais jamais sans aucun garde. J’ai essayé de hâter notre mariage, mais rien n’y fit, il était obnubilé par la voix de sa mère ainsi que celle de son beau-père, qu’il portait presque en adoration.

Tout doucement, Cersei, qui rayonnait pratiquement depuis la naissance de ses jumeaux, s’est rapprochée de moi, de ma grand-mère, ainsi que de Sansa, Alynne, Megga, Alla et Elinor, puis elle a dit :

« Tommen devra apprendre à se défendre de tout le monde, même des menaces les plus insoupçonnées. »

« Comme celle d’une femme qui cherche à gouverner le royaume par le bras de son mari et de son fils, » dit Alynne sur un ton mordant que je ne savais pas qu’elle possédait.

J’ai voulu apaiser rapidement la situation, mais Cersei a dit en souriant méchamment :

« Oui, ou bien d’une femme ou d’une sœur un peu trop jalouse. »

Alynne a rougi en entendant les accusations à peine voilées de Cersei, et avant qu’elle ne puisse dire quelque chose, Ronnet a sauté jusqu’à notre estrade comme un chat et a dit :

« Alors, mesdames, de quoi êtes-vous en train de parler ? »

J’ai ressenti une sensation glaciale lorsque j’ai aperçu le faux sourire qu’il m’adressait, me chatouiller la nuque, et à cet instant, j’ai su que j’allais passer un très mauvais moment.


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