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Ghostrider0002
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-Chapitre 40-

-Chapitre 40-

-POV Cersei-

« Donc récapitulons, la première phase du plan est de la diaboliser » dis-je en essayant de comprendre pourquoi Ronnet dépêchait des messagers à travers les Stormlands, le Reach, les Westerlands et les Crownlands.

« Oui, nous allons faire en sorte que tous s’imaginent, en pensant à elle, l’image d’un parfait démon, mais il faut que ce soit subtil. Par exemple, rappelez comment les dragons ont terrorisé la population, comment les Targaryen ont gouverné avec folie causant des massacres par pur plaisir. Il faut exagérer en racontant comment le roi fou a voulu sacrifier tout Port-Réal. »

Ronnet a réfléchi quelques secondes avant de dire :

« Nous pourrions raconter que 500 000 âmes furent le prix de la magie du sang pour se réincarner en dragon dans du feu grégeois que le roi fou était prêt à payer, comment elle a sacrifié le même nombre de personnes pour réveiller ses dragons. Plus c’est gros, plus ça passera, parce que dans toutes les histoires, il y a un fond de vérité. Et même si les petites gens pensent que nous mentons et que ce n’est pas 500 000 personnes, les petites gens se diront que c’était peut-être 5 000. »

J’ai froncé les sourcils et puis j’ai dit : « Et ensuite, nous ferons quoi ? »

Ronnet a haussé les épaules et puis a posé sa tête contre mon ventre en disant :

« Simple, ensuite il faut que nous gagnions l’amour du peuple. Donc, nous allons organiser des soupes populaires comme celles que j’organise déjà un peu partout dans les Stormlands depuis que j’en suis le suzerain et dans la capitale plus récemment. »

« C’est tout ? » ai-je demandé, pensant que c’était beaucoup trop simple.

Ronnet a souri légèrement avant de secouer la tête et de dire :

« Bien sûr que non, mais c’est un très bon début. Nous allons d’abord cibler les grandes villes portuaires comme Maidenpool, Oldtown, King’s Landing, Lannisport et ainsi de suite, pour cibler le plus de gens et de marchands possibles, qui à leur tour le rapporteront là où ils iront. »

« Mais ça ne peut pas être tout ce que nous ferons pour la vaincre, nous n’y arriverons jamais de cette façon, » demandai-je, sceptique quant à son plan.

Ronnet sourit et dit : « Ce n’est pas nous qui nous battrons contre elle. »

« Alors, qui ? » ai-je demandé.

J’ai souri et puis j’ai dit : « Les esclavagistes, bien entendu. »

« Et puis-je savoir pourquoi ils nous prêteraient main forte ? » demandai-je, ne comprenant toujours pas où il voulait en venir.

« Pour la simple et bonne raison que nous ne sommes pas leurs ennemis, elle l’est. Qu’elle reste à Essos ou qu’elle prenne le trône de Westeros, elle a déjà démontré son dégoût et son combat contre l’esclavage. Elle a promis à son peuple de ne pas arrêter tant qu’elle n’aura pas libéré tous les peuples du monde, » dit Ronnet.

« Et ses alliés dans le royaume ? » demandai-je, ne comprenant pas comment nous allions procéder pour ceux qui se battaient toujours sur notre territoire.

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-POV Ronnet-

J’ai caressé son petit ventre bombé et j’ai dit : « Nous n’avons qu’une seule mission pour l’instant : stabiliser le pays ainsi que son économie, et continuer à entraîner le plus de soldats possibles, et ce bien entendu sans ralentir dans d’autres domaines. En parlant de cela, ma chérie, tu sais combien j'apprécie peu la gestion des terres actuelle. »

Elle a hoché la tête tout en passant une main dans sa longue crinière rousse : « J'ai donc passé des semaines à peaufiner une méthode pour maximiser nos gains tout en tenant les paysans dans le creux de notre main. »

Elle n’a rien dit alors j’ai pris une profonde inspiration et dit : « Tout d'abord, au lieu de laisser ces travailleurs sans attaches, je les lierai à notre terre par des contrats renouvelables. C'est une façon élégante de leur assurer un foyer et de garantir notre main-d'œuvre. Ils auront des obligations clairement définies, mais en retour, nous leur offrirons un contrôle illusoire sur leurs vies. »

Je vis directement Cersei froncer légèrement les sourcils de mécontentement alors j'ai ajouté :

« Mais il y aura des limites, bien sûr. Par exemple, ils ne pourront pas partir de nos terres comme bon leur semble. Ils auront des périodes d'indulgence, mais toujours avec la promesse d’un retour, et avant de quitter nos terres, ils devront d’abord en parler avec leur suzerain. »

Son intérêt semble piqué, alors je poursuis : « Concernant les récoltes, nous prendrons la quasi-totalité, cela va de soi. Toutefois, je suis prêt à leur laisser une petite portion fixe selon la quantité des récoltes, clairement négociée dans le contrat que nous passerons. Cela leur donnera l'illusion d'avoir un certain contrôle sur leur vie, tout en nous assurant la majorité des profits. »

Voyant qu’elle avait l’air de plus en plus enchantée à mesure que je parlais, j’ai ensuite abordé la question du statut juridique :

« Ils auront un statut qui sera reconnu dans les chartes du royaume, pour éviter les problèmes légaux, mais ce statut serait conçu de manière à toujours nous privilégier. »

Je peux voir qu'à ce stade elle est réellement impressionnée, mais je ne m'arrête pas là :

« J'ai également réfléchi aux ressources. Je leur louerai des outils ainsi que des moulins existants sur nos terres ou que nous construirons par la suite, mais toujours contre paiement en nature généralement. Cela signifie plus de revenus pour nous et donc par la même occasion plus de contrôle sur la façon dont ils utilisent nos terres. »

Elle esquisse un sourire, et je sais que je suis sur la bonne voie :

« La flexibilité sera notre atout maître. Si les circonstances changent, nous renégocierons les contrats à notre avantage. De plus, si ces travailleurs trouvent des façons d'améliorer la terre, nous en tirerons les principaux bénéfices, car nous pourrons appliquer cela sur toutes nos exploitations. »

Je m'arrête un moment pour laisser mes paroles faire effet :

« Naturellement, il y aura des pénalités pour ceux qui oseraient défier notre système, des conséquences sévères. Mais pour équilibrer, j'ai pensé à une éducation contrôlée pour assurer une main-d'œuvre qualifiée. »

Avec un sourire radieux, elle me renversa sur le dos avant de dire avec un sourire affamé :

« C'est exactement pour ça que je t’aime. »

J’ai écarquillé les yeux face à la révélation mais je ne l’ai pas arrêtée et je me suis déshabillé plus rapidement. Cette nuit était vouée à être une nuit sans sommeil pour moi.


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