-Chapitre 139-
Added 2024-05-07 20:26:24 +0000 UTC-Chapitre 139-
-POV MC-
Plus je parlais et plus je pouvais ressentir la colère initialement dirigée à mon encontre se transformer en confusion.
Mance n’a pas été élu roi uniquement pour ses capacités de guerrier car beaucoup seraient meilleurs que lui, non, il a été élu roi d’au-delà du mur parce qu’il était un sauvageon qui avait passé toute sa vie parmi les "corbeaux" civilisés au sud du mur.
Il a appris tout ce qu’il fallait savoir pour pouvoir diriger avant de s’enfuir pour devenir le roi des sauvages.
J’ai arrêté de parler et puis Mance dit : « Nous avons encore des atouts »
J’ai soufflé d’agacement avant de dire : « Ne me dis pas que tu parles de cette fichue corne de Jorma-quelque chose »
« Tu veux parler du cor de l’hiver, le cor de Joramun ? » dit Mance.
J’ai hoché la tête et puis j’ai dit : « Oui c’est de cela que je parlais »
« C’est exactement ça, toi qui peux utiliser la magie tu sais à quel point son pouvoir est puissant » dit Mance en tentant de m’effrayer.
J’ai roulé des yeux en veillant à afficher ma totale sérénité face à ses menaces et puis j’ai dit : « Vas-y fais-le »
« Quoi ?! » dit-il surpris.
« Je te dis de le faire, tu veux faire tomber le mur très bien fais-le, je te défie de le faire » dis-je en le regardant droit dans les yeux.
« Ne me tente pas » dit-il d’un ton bas et dangereux.
« Mance en admettant que cette corne fonctionne réellement comme tu le penses n’oublie pas que tu veux t’abriter derrière le mur, sans le mur vous êtes tous morts de toute façon que ce soit une fois que j’aurai rassemblé mes hommes ou une fois que les marcheurs blancs vous auront rattrapés »
« Sans le mur vous êtes finis »
« Tu es aveuglé par ta propre impuissance, je ne le nierai pas avec le mur j’aurai plus facile à repousser l’armée des morts mais cela ne me dérange pas de faire sans si jamais tu te décides d’attaquer le mur et que tu arrives à y faire une brèche ou même à le faire tomber complètement ce qui est totalement irréaliste si tu me demandes mon avis ton peuple mourra à coup sûr tandis que si tu t’agenouilles devant moi et que tu me promets ta loyauté je laisserai ton peuple passer le mur et en prime vous pourrez vivre sur les terres du Don et du Nouveau Don »
« Je ne m’agenouillerai jamais »
« J’imaginais que tu le prendrais de cette façon c’est triste j’étais heureux que le peuple des Premiers Hommes puisse enfin après des siècles de guerre s’unir face à un ennemi commun, tant pis pour toi et pour ton peuple ils mourront pour ta fierté »
« Tu laisseras tout un peuple mourir simplement parce que je ne m’agenouille pas devant toi ? »
J’ai secoué la tête déçu et j’ai dit : « tu me demandes si je suis prêt à laisser ton peuple mourir parce que tu ne t’agenouilles pas ? Je serai prêt à faire beaucoup plus de mal que simplement vous laisser crever pour conserver mon trône, n’oublie pas que je gouverne tout ce qui se trouve au sud du mur et en te laissant passer cela reviendrait à une invasion de ta part tu ne peux pas avoir ton royaume dans le mien »
« Nous ne nous agenouillerons pas » dit Mance d’un ton déterminé.
J’ai soupiré et puis j’ai dit sur un ton sarcastique en éteignant les flammes qui dansaient toujours autour de mes mains :
« Alors je souhaite une bonne et longue nuit à ton peuple »
« Qui t’a dit que tu étais libre de partir ? » demanda un homme que j’avais identifié comme Jarl le compagnon de Val qui était la sœur de Dalla qui était elle-même la femme de Mance Rayder.
J’ai souri et j’ai dit tout en me dirigeant vers la sortie : « Tu ferais mieux d’aller me chercher mon cheval tant que tu le peux encore »
Une épée s’est dressée sur mon chemin, l’épée de l’homme nommé Jarl a effleuré ma gorge.
j’ai soupiré d’agacement tout en disant doucement : « Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu »
« Quoi ?! » dit Jarl.
Je ne lui ai pas répondu car je me suis contenté de m’écarter rapidement de la trajectoire de son épée avant de frapper sa poitrine de toutes mes forces avec la paume de ma main droite.
‘Si vous voulez vous battre, ça ne me pose aucun souci que la bataille commence’ pensais-je.