XaiJu
Ghostrider0002
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patreon


-Chapitre 12-

-Chapitre 12-

-POV Rhea Royce-

-2 lunes plus tard-

-12e jour de la 6e lune de l’an 111 AC-

« Est-ce que tu es prête ? » me demanda mon fils avec un sourire narquois.

J’ai serré les dents et j’ai dit : « Tu vas me le payer, sois-en sûr. »

Son sourire s’est élargi et puis il a crié : « SOVES URRAX. »

Du haut du dragon de mon fils, je me suis accrochée pendant qu’il courait vers la pente de la falaise et puis il a sauté dans les airs.

J’étais pratiquement certaine que c’était un jeu malsain entre mon fils et son dragon pour me faire peur, alors j’ai serré ma mâchoire sans hurler de peur à mesure que le sol se rapprochait.

Mon fils a émis un bruit agacé en voyant qu’Urrax a ouvert ses ailes et que nous avons pris notre envol.

« Je pensais que tu allais crier. »

‘J’ai failli le faire,’ pensais-je, mon cœur cognant violemment contre ma poitrine.

« Je veux que tu te tiennes correctement lorsque nous serons en présence du roi, » dis-je fort pour qu’il puisse m’entendre.

« Oui, mère, » dit-il avant de tapoter le flanc de son dragon pour lui indiquer la direction dans laquelle il devait aller.

J’ai souri légèrement en sentant le vent souffler dans mes cheveux.

Je détestais les dragons à cause de Daemon, mais monter sur le dos d’Urrax était une faveur qu’il me réclamait depuis trop longtemps et que je lui ai finalement rendue car nous avons tardé à partir pour la capitale en raison d’une attaque des hommes des clans de montagne contre l’un des haras nouvellement construits.

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-5 heures plus tard-

-POV 3e-

RUGISSEMENT DE DRAGON

La capitale du royaume des sept couronnes a été bruyamment réveillée par le puissant rugissement d’un dragon noir. L’ombre de ce dernier était si grande que près d’un tiers de la capitale en était enveloppée.

Face à l’arrivée de ce dragon inconnu, la panique s’est rapidement emparée des esprits des masses, mais en voyant le dragon faire le tour de la Capitale plusieurs fois avant d’atterrir paisiblement dans le Dragonpit, tous se calmèrent et expirèrent de soulagement.

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-POV MC-

« Quelle entrée remarquablement inutile, » dit ma mère d’un ton taquin.

J’ai souri de manière effrontée et puis j’ai dit : « Avoue que tu as aimé. »

« Je ne dirais pas cela comme ça, mais c’était plutôt satisfaisant de ressentir le pouvoir que les Targaryen ressentent au sommet d’un dragon. »

J’ai souri car c’était important qu’elle comprenne mon lien avec Urrax et la sensation que procurait le fait d’avoir un dragon. C’était l’une des choses qui avaient contribué à la distance que j’avais avec toutes les personnes de mon entourage à Runestone excepté elle.

Pouvoir ressentir le frisson de la toute-puissance était quelque chose que peu de personnes dans le monde pourraient un jour ressentir et ce qui créait, selon moi, la fissure sociale entre les Targaryen et le reste du monde.

Un dragon à cette époque équivaut ni plus ni moins à une bombe nucléaire aux ordres du dragonnier.

‘C’est une sensation de toute-puissance incommensurable qui peut vous faire oublier bien trop souvent que vous n’êtes qu’un homme, une poussière microscopique dans l’univers,’ pensais-je.

Je suis rapidement descendu du dos d’Urrax une fois que nous avons atterri dans la cour du Donjon Rouge et puis j’ai aidé ma mère, qui avait un sourire collé sur le visage, à descendre à son tour. Je la connaissais bien trop pour savoir qu’elle était loin d’être une dame de la cour traditionnelle parlant uniquement de broderie et autre. Non… ma mère était une aventurière qui, si elle ne m’avait pas eu, serait partie tous les jours à la chasse ou bien dans divers coins de notre territoire pour défendre notre peuple des clans montagnards.

‘Ce qu’elle fait toujours mais à de moindres doses,’ pensais-je en voyant le chef de la Garde Royale arriver devant nous sans le reste de la famille royale.

« Sa Grâce le roi Viserys vous prie de bien vouloir l’excuser, il est actuellement indisposé mais permettez-moi de vous montrer vos appartements, » dit Ser Harrold Westerling, le commandant de la garde, qui bien que je le sache allait mourir l’année prochaine, m’avait l’air parfaitement bien portant.

Je ne me suis pas offusqué de l’absence de tous car nous sommes arrivés très tôt et j’ai suivi Ser Harrold jusqu’à nos appartements où nos gardes étaient déjà postés.

J’ai fait envoyer une troupe de 200 chevaliers et 300 gardes dans la capitale en plusieurs fois bien évidemment et sous plusieurs identités différentes comme celle de garde pour des étals de la Maison Royce vendant des fourrures précieuses et des chevaux robustes de qualité.

Dans l’enceinte du Donjon Rouge, je n’avais droit qu’à une escorte de 50 chevaliers, le reste était logé dans la ville où j’ai acheté quelques propriétés d’ailleurs et un terrain sur lequel je fais construire officieusement une caserne pour mes hommes en prétextant construire un manoir.

« Merci, Ser Harrold. »

Il a hoché la tête et puis s’en est allé et nous sommes rentrés dans nos appartements. Dès que nous sommes entrés, je me suis effondré sur le lit et j’ai dit : « J’ai hâte de rentrer à Runestone. »

Ma mère a roulé des yeux avant de dire : « Cela ne fait même pas un quart d’heure que nous sommes arrivés et tu oses te plaindre. »

« Je suis tendu dans cet endroit alors qu’à Runestone tout se passe bien, tout le monde m’écoute, la paix est assurée, je ne dois pas avoir peur de me faire empoisonner, » dis-je en soupirant d’agacement.

‘Plus je suis loin de la capitale et de toutes les intrigues de la capitale, mieux je me porte,’ pensais-je.

« Tu exagères grandement la situation. Rappelle-toi que nous sommes ici pour une dizaine, voire une vingtaine de jours et puis retour à la maison. C’est extrêmement important de montrer au reste de la noblesse du Val et même du royaume que la Maison Royce se porte bien et que tu es fort, cela éloignera les charognards en quête de sang, » dit-elle cette fois sérieusement.

« Ne t’en fais pas mère, je sais parfaitement pourquoi nous sommes ici, » dis-je sur le même ton.

Bien que je me plaigne, c’est moi qui avais accepté cette fois de revenir et je l’avais accepté pour une bonne raison.

‘Me débarrasser de ces fiançailles complètement absurdes que je traînais depuis des années,’ pensais-je.


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